Idée reçue n°51: « Le prix des ENR continue à baisser fortement »

Source:
Ecologie Radicale Information.

Evaluation des coûts des EnR : 61 Milliards d’ici à 2030
(extraits d’articles de Jean-Pierre Pervès en commentaire au Projet d’arrêté relatif à la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) 2018/2023 – Jean-Pierre Pervès ancien Président du Groupe de Réflexion sur l’Energie au 21ème (SFEN -GR21).

Les investissements mis en jeu sont considérables :
– En ce qui concerne l’éolien terrestre le prix d’achat n’a pas changé depuis 2007 et le Grenelle de l’environnement. Il s’établit aujourd’hui à environ 94 €/MWh en tenant compte des formules de révision des prix. On peut en déduire un niveau d’investissement (chiffres industriels confidentiels) inchangé, environ 1,4 milliards par GW installé, soit 16.1 milliards pour 11.5 GW ajoutés
– En ce qui concerne l’éolien offshore l’investissement est de 4,5 milliards par GW, soit 13,5 milliards pour 3 GW ajoutés.
– Le rythme de réalisation d’éoliennes offshore est par contre beaucoup plus lent qu’envisagé antérieurement : il est limité à 167 MW en 2018 et 3.000 MW en 2023, très en dessous des engagements antérieurs qui étaient de 6.000 MW en 2020. Il faut y voir d’une part un recul résultant des coûts affichés de cette énergie, environ 220 €/MWh pour les deux premiers appels d’offre, soit de 5 à 7 fois le prix du marché, et des inquiétudes sur la pérennité des deux fabricants retenus, AREVA (lâché par son partenaire espagnol GAMESA) et ALSTOM (suite au rachat de l’essentiel de l’entreprise par GE). Les sites choisis, souvent au large de cotes très touristiques et ayant des activités halieutiques importantes, suscitent de plus des oppositions vives.

– Il est plus difficile d’estimer l’investissement qui sera nécessaire pour le solaire étant donné la variété des conditions d’utilisation. En moyenne le prix de vente du solaire bâti en 2016 serait 125 €/MWh[8]. Le coût d’investissement moyen peut donc être estimé à 2 milliards par GW en moyenne, soit 24 milliards d’ici 2023.
– Il faut de plus intégrer une part significative des investissements prévu par RTE et ERDF, soit environ 1 milliard par an ou 8 milliards d’ici 2023, voire des investissements supplémentaires en turbines à gaz
L’investissement total pour produire 43 TWh par an de plus en 2023 qu’en 2015 sera d’environ 61 milliards pour produire 72 TWh par an.
Il est intéressant de noter qu’avec un investissement inférieur, 55 milliards, le parc nucléaire actuel serait prolongé de 20 ans au moins et produirait 440 TWh par an, soit un investissement par TWh 6.7 fois inférieur.

2. Impact sur les émissions de gaz à effet de serre (GES)

Il est évident qu’une croissance forte de ces énergies, et du solaire en particulier, va mobiliser des moyens de suivi de charge très souples, l’hydraulique de barrage bien sûr, mais également des turbines à gaz, l’été en particulier. L’hiver, les épisodes froids sont rarement venteux et la contribution du solaire est 5 fois moins élevée qu’en été : l’appel aux fossiles restera donc important. On prévoit qu’à partir d’un niveau voisin de celui de 2020 le gain CO2 sera quasi nul, et deviendra négatif ensuite.

On peut en déduire que le remplacement du nucléaire par des énergies intermittentes serait coûteux en France et qu’il faudrait porter une attention économique et budgétaire à une réduction trop rapide de la part du nucléaire dans le mix énergétique à moyen terme.

par nikopol92

Idée reçue n°50: « Les énergies renouvelables électriques diminuent forcément le CO2 »

L’Allemagne annonce que bien qu’à un point de son objectif d’ènergie renouvellables, elle n’attendra pas ses objectifs CO2 : de 7% ! (50 sur 750 Mt)

La Grande Bretagne le réalise ci dessous, la France y plonge gaiement avec la LTE Royal…

« Comment les subventions aux énergies renouvelables ont détruit le marché de l’électricité au Royaume-Uni »

Résumé de
« Planification centrale et caractéristiques des marchés »

De Rupert Darwall

Traduit de l’anglais par Michel Gay

Le 18 mars 2015

Un nouveau rapport « Planification centrale et caractéristiques des marchés » montre comment les subventions aux énergies renouvelables ont détruit le marché de l’électricité au Royaume-Uni.
Publié par le Centre d’études politiques le mercredi 18 mars, Rupert Darwall montre que la politique énergétique récente représente la plus grande expansion de la puissance de l’Etat depuis les nationalisations des années 1940 et 1950 – et elle est sur la bonne voie pour être la catastrophe de politique intérieure la plus chère de l’histoire britannique.

Darwall montre que:

Le secteur de l’électricité a été transformé en un vaste partenariat public-privé délabré qui promet le pire des deux mondes : contrôle par l’état des investissements financés par le coût élevé des capitaux du secteur privé, avec des entreprises énergétiques mises en place pour engranger les factures élevés d’électricité.
Les gains de productivité post-privatisation sont maintenant inversées en raison de la baisse de productivité du travail. En 2013, les trois quarts des gains de productivité enregistrés entre 1994 et 2004 avaient été perdus.

La concurrence entre les fournisseurs d’électricité est une plaisanterie couteuse (Ofgem en estime le coût à £ 730 millions en 2008) si elle ne conduit pas à la concurrence entre les producteurs et les marchés d’investissements dans les technologies de production les plus efficaces.

Les politiques gouvernementales visent à cacher l’intégralité des coûts des énergies renouvelables intermittentes, qui par suite sont systématiquement sous-estimés.
En plus de leurs coûts plus élevés de production, les énergies renouvelables nécessitent des des capacités massives de production supplémentaire pour fournir une couverture pour une production intermittente lorsque le vent ne souffle pas, et lorsque le soleil ne brille pas.

Les capacités de production solaire et éolienne sont fortement subventionnées et inondent le marché avec des quantités aléatoires d’électricité au coût marginal proche de zéro qui détruisent l’économie des centrales électriques conventionnelles. Il est donc impossible d’intégrer de grandes quantités d’énergies renouvelables intermittentes dans un système du secteur privé qui attend toujours de fonctionner de cette manière.

En conséquence, l’État est intervenu avec une mosaïque d’interventions de soutien des prix. Parce que les revenus dépendent de la poursuite des interventions gouvernementales, les investisseurs privés finissent par devoir estimer et gérer le risque politique, entrainant une torsion supplémentaire vers le haut pour les factures d’électricité.

Sans les énergies renouvelables, le marché britannique exigerait 22 GW de nouvelles capacités pour remplacer le charbon et le nucléaire. Avec les énergies renouvelables, 50GW sont nécessaires, c’est à dire plus de 28GW dont il faut traiter le problème de l’intermittence. Ensuite, il y a les coûts supplémentaires du réseau pour relier les éoliennes terrestres (£ 8 milliards de livres) et c’est encore plus coûteux pour l’offshore (£ 15 milliards de livres) – un quasi triplement du coût du réseau.

Aucun gouvernement britannique n’a encore produit une analyse démontrant que les énergies renouvelables sont le moyen le plus efficace de réduire les émissions de dioxyde de carbone. Aucun gouvernement n’a publié une analyse du retour sur investissement pour justifier l’utilisation du coût élevé des capitaux du secteur privé contre ceux du secteur public, en utilisant un comparateur afin de faire un bilan.

En incluant la capacité pour couvrir l’intermittence et l’infrastructure de réseau supplémentaire, le coût en capital annualisé des énergies renouvelables est d’environ 9 milliards de livres. Cette somme doit être comparée avec les frais de carburant économisés pour la production d’électricité à partir de centrales électriques conventionnelles. Pour le gaz, ce serait autour de £ 3 milliards par un an au prix de gros actuels, ce qui implique un coût net annuel des énergies renouvelables de l’ordre de £ 6 milliards par an.

Les énergies renouvelables intermittentes détruisent les marchés

L’analyse ci-dessus conduit à une conclusion simple. Vous pouvez avoir les énergies renouvelables. Ou vous pouvez avoir le marché. Vous ne pouvez pas avoir les deux.

Il y a donc deux options pour aligner propriété et contrôle :

– si les énergies renouvelables sont un « must » – bien qu’aucun gouvernement n’ait présentée une politique motivée pour elles – alors la nationalisation est la réponse;
Ou alors,
l’Etat cède le contrôle, enterre l’objectif des énergies renouvelables et renvoie le secteur sur le marché.

La nationalisation supprime le risque politique réduisant ainsi le coût du capital. Avec les économies réalisées grâce à l’abolition de la concurrence sur les prix de détail, cela réduirait la facture moyenne d’environ £ 72 par an aujourd’hui, et £ 92 à partir de 2020.

En revanche, enterrer la cible des énergies renouvelables et assumer le retour du secteur sur le marché permettrait aux ménages d’économiser autour de £ 214 par an, en supposant que le gaz remplace l’énergie renouvelable.
Cette option reviendrait à se désengager de manière pérenne de la directive sur les énergies renouvelables de l’UE et de toute politique qui tenterait d’imposer des objectifs individuels aux Etats membres.

Sir Ian Byatt: « Les ministres ont détruit le marché émergent de l’électricité tout en parlant de la façon dont il pourrait améliorer les processus concurrentiels ».

Comme le fait remarquer Sir Ian Byatt dans l’avant-propos du document :
« Les ministres ont détruit le marché émergent de l’électricité tout en parlant de la façon dont il pourrait améliorer les processus concurrentiels. Eux et leurs conseillers n’ont pas compris qu’une concurrence efficace relève d’une structure adéquate de fournisseurs et de travailler de manière innovante et non de manière prédictive. Les bonnes intentions sous la forme d’un désir de sauver la planète ont conduit à notre appauvrissement. Nous avons besoin d’une meilleure analyse, une plus grande transparence et une discussion plus efficace des questions sociales et environnementales, pas de magasins de jouets dans Whitehall.
Rupert Darwall nous fournit les outils pour de telles discussions dans le domaine de l’énergie et, dans ses leçons de politique, nous renvoie vers de meilleures approches ».

Notes:

Planification centrale des caractéristiques des marchés : « Comment les subventions des renouvelables ont détruit le marché de l’électricité au Royaume-Uni » par Rupert Darwall, publié par le Centre d’études politiques le mercredi 18 Mars 2015.

Rupert Darwall est un ancien conseiller spécial du Trésor et est l’auteur de l’acclamé « The Age of Global Warming: A History » (Quartet Books, 2013).
Pour le Centre d’études politiques, il a écrit « Paralysie ou pouvoir ? » (2003) sur le renouvellement du Parti conservateur et une meilleure façon d’aider les bas salaires (2005)et sur la réforme de crédits d’impôt.

L’année dernière, il a écrit « Comment faire pour exécuter un pays : la politique de l’énergie et le retour de l’État (Réforme) » et a beaucoup écrit pour des journaux et magazines des deux côtés de l’Atlantique.
1

Référence :

Article de l’ONG Sauvons le climat

par nikopol92

Idée reçue n°48 : « Le prix de l’EPR de GB est supérieur à celui de l’éolien terrestre »

Le citoyen a le droit de comprendre…

En effet, les détracteurs de l’EPR usent avec délice des illusions d’optique
que les prix bruts font apparaitre dans la presse.
Et bien sûr, les médias ne jouent pas leur rôle en diffusant des informations non contextualisées ni relativisées.

On entend souvent :

« Après tout, 112 € (EPR GB) c’est plus cher que 80 € (éolien terrestre) ? »

Mais le diable se cache dans les détails…

En fait c’est « 75 € (EPR France, ), c’est moins cher que des EnR à 250 € en moyenne ! (Compter +20% en GB), réparti diversement entre :

• 160 € (éolien terrestre : 80 € + externalités de 80 € pour le même niveau de service qui inclut :
o Le backup gaz, taxe carbone comprise, quand, à 78% du temps le vent est insuffisant, et qu’au delà des 10 GW utile l’ajustement de la base n’est plus possible (surtout si en Europe plusieurs pays comptent sur le backup des autres !)
o Les lignes à haute tension supplémentaires vu la décentralisation du courant (vivement refusées par les populations), qui ne concernent moins les EPR construits dans des sites existants,
o Les ajustements techniques vu la piètre qualité du courant (continuité de la tension, etc…, que la collectivité est obligée d’assumer dans les coûts cachés) on n’en parle jamais))
o Tout ceci dans une puissance limitée vu les zones réellement venteuses déjà assez saturées,

• 260 € (éolien offshore 160 € + 80 € de backup) (car produit peu ou pas du tout durant 67% du temps vu le vent variable). Durée de vie 20 ans…

• 360 € (photovoltaïque 260 € (moyenne Nord/Sud) + 80 € de backup) (ne fonctionne pas en moyenne durant 85% du temps vu le soleil variable (davantage au sud de la Loire)

• 460 € ? (hydroliennes) (maintenance très onéreuse vu le milieu hostile marin (matériaux de construction, énergie grise, corrosion, obstructions, plongeurs, méteo,…)

Pour les subventions CSPE (+ surcout facture EDF), obligations d’achat : Cela vous laisse réaliser combien on vous ponctionne votre pouvoir d’achat au-delà du prix de la réelle rentabilité…

(Prix de base 54 €/MWh, a subventionner au delà, pour passer de 13% à 20% d’EnR élec en France…)

Alors pourquoi « 75 € » pour l’EPR en France et pas les « 112 € de GB » ? où passent ces 37 € de surcoût ?

La Cour des Comptes, rare organisme dont l’objectivité n’est pas contestée, explique bien  le nucléaire ici. (dont les futures « incertitudes » abondamment citées (démantèlement, ré-enfouissement sécurisé des matières fissiles) sont évaluées en réalité à 10% du prix soit 7€ /MWh …).

Mais qui prend le temps de lire les sources fiables ?
Les biais cognitifs nous incitent à aller vers « ce qui nous plait » et à émettre une opinion sans réflexion réellement rigoureuse…

Pareillement, les auditions de l’assemblée nationale l’expliquent comme par exemple celle des professionnels les plus au fait de ces données ici :

Résumé : Le tarif GB est en fait déformé par des spécificités régionales et financières qui expliquent ces +37 € par rapport à la France :

* Tous les coûts énergétique de GB sont 20 à 30% plus élevés (Île, accès plus difficile, structure du marché)

* Le coût supplémentaire lié à l’aménagement de la zone : il faut à Hinkley Point revoir sensiblement la configuration du site pour amener et sécuriser la source d’eau froide.

* Les coûts supplémentaire de réseau (l’ajout d’un réacteur en France n’oblige pas à créer de nouvelles lignes « from scratch »)

* Les frais financiers : un projet privé ne permet pas d’accéder au financement public, meilleur marché.

* Les bénéfices privés (10%) : en France les bénéfices pour la nation sont indirects, on peut donc modérer les marges souhaitées, sans léser l’actionnaire France.

* Un tête de série nationale coute bien sûr bien plus cher qu’une 10ième centrale produite en série. (+15%)

* C’est la moyenne du parc qui fait le prix, pas une seule unité. Il y a toujours des centrales amorties qui moyennent le cout des nouvelles centrales.

Extraits :
« À propos de Hinkley Point, les 92 livres sterling par MWh doivent être rapportés au prix d’exercice (strike price) de l’éolien, qui s’élève à 90 livres en Grande-Bretagne et à 85 euros en France ; l’ordre de grandeur est le même pour les cycles combinés à gaz. Dans ce domaine, le prix est quasiment le même en livres et en euros, parce que l’énergie est plus chère de 30 % en Grande-Bretagne.

M. Hervé Machenaud. Nous calculons le coût de production par MWh de notre parc en France – dont l’EPR fera partie dès qu’il sera exploité –, mais pas de chacune des centrales qui le composent. En effet, ce coût dépend largement des choix de positionnement, d’arrêt, etc., liés aux arbitrages entre les différents réseaux de production et les différentes centrales, pour des raisons de sûreté ou de maintenance. »

Et l’éolien ? on compare (volontairement) des torchons et des serviettes !

D’un côté on met en avant l’EnR électrique intermittente la moins chère : l’éolien terrestre (80 €/MWh) mais en prenant bien soin :
• de masquer qu’au-delà de 10 GW de puissance utile en France, la base ne pourra plus s’adapter sauf à gaspiller des sommes très importantes (stockage, effacement,…)
• d’omettre que la moyenne des EnR coute plutôt 250 € en moyenne hors subvention et obligation d’achat
• de cacher que les matières premières ponctionnées sur la planète sont 3 à 6 fois plus gourmandes pour l’éolien (béton, sable, métaux,…) que le nucléaire ou l’hydro-électrique,
• que les nuisances de l’éolien pour les populations (très décentralisé) sont infiniment plus pénibles que pour le nucléaire (très concentré et presque sans nuisance autour)
• de nier qu’un improbable accident, aussi improbable qu’il soit, est bien moins délétère que le statut quo actuel des fossiles (pétrole, gaz, charbon) : la radioactivité fait des morts à haute dose, mais sur une population rapidement évacuée sous 50 km, iode, calfeutrement, la rapide dilution (carré de la distance) n’entraine pas de mortalité sensible car les 50 à 100 mSv ne sont pas atteint (avec des précautions alimentaires sur les ressources locales).
• d’oublier qu’il n’existe pas de meilleure alternative aux scénarios DECARB (notamment cliquer ici : Négatep ou voir l’ensemble du site www.SauvonsLeClimat.org ainsi que par exemple le site du RESSEC avec son scénario RESSEC2050 www.ressec.wordpress.com/about )

En effet, 2 000 milliards de gaspillés, c’est autant de morts et malades par chômage, insécurité, manque de soin, d’éducation, etc…
L’énergie la moins chère n’est pas celle qu’on ne consomme pas, mais celle qui est socialement la plus vertueuse (augmentons l’électricité pour diminuer les fossiles)

Résultat, la cible vertueuse en énergie utile est : 35% d’EnR (majoritairement chaleur) et 35% de nucléaire (100 GW) pour ne laisser que 20% de fossiles en attendant mieux.
Voilà le projet de société, qui conjugué avec les -15% d’économies supplémentaires au trend actuel (et d’efficience), peut nous sortir de l’impasse à venir.

Plus de détail sur les comparatifs de coûts ? Voir le prix du « watt utile ».
http://www.energie-crise.fr/spip.php?article90

_________________

 

ANNEXES ET COMMENTAIRES 2016 :

 

Thibault Lalonde relativise les prix ici

 

Rendement financier :

« Yannick d’Escatha,conseiller du PDG: Un retard de livraison de 4 ans (surcoût=3,5 Mds€) limiterait rentabilité à 7,8% (contre 9,2%)

 

http://www.lesechos.fr/10/03/2016/lesechos.fr/021758106494_edf—la-cour-des-comptes-apporte-son-lot-de-doutes-sur-hinkley-point.htm#xtor=RSS-41

 

 

 

Le marché UK de l’énergie est 20% plus cher que le continent (car marché insulaire)

 

Les prix de HP incluent la remise à niveau de la filière UK (relocalisation), comment conclure sur une rentabilité sur un exemplaire d’EPR ?

 

 

Le coût de base : et sur 80 ans, c’est encore mieux que sur 60 ans, qui sera déjà de :

 

60 years: EPR will produce 740 TWh = 14€/MWh (1,4 cent/kWh), so 2,5 x less capex than PV.

 

Bien sûr il faut ajouter les autres coûts (dont financiers).

 

 

  • Les prix :
    1. Comparatif éolien + gaz

http://www.world-nuclear-news.org/NN-Rivazs-open-letter-on-Hinkley-3008161.html

 

“offshore wind have recently averaged £137 per MWh, with a further £10 per MWh required to cover its intermittency

 

which compares poorly to Hinkley Point’s £92.50 per MWh »

 

L’éolien est donc 60% plus cher, et avec du gaz en backup.

 

Ou au moins £ 119,89 pour EA1, ou £ 114,39  pour 2020 BHEG Wallsall  (cf lien Thibault Lalonde)

 

 

Et £10 pour gérer l’intermittence parait bien optimiste, surtout en insulaire UK…

 

 

    • Prix du marché :

http://fsr.eui.eu/nuclear-power-france-overseas

 

« If the market price for electricity. included social cost of carbon + capital cost of capacity, it would be established at £72/MWh »

 

  • Ou voit que £90 pour le second site UK n’est que de 20% plus cher que le prix du marché de £72.

 

 

 

    • Le montant du projet : les médias dramatisent les chiffres.

Une simple règle de 3 avec 1 EPR de 1 650 MWe nous amène a un coût voisin de 8 Mds d’€. Alors qd on parle de 19 Mds d’€ pour la totalité.

 

Cessons de faire peur en incluant les Opex dans les 23 Mds€ de HP.

 

 

    • Seule inquiétude à avérer : Christian Taxil, administrateur EDF de la CGC pose la question ici :

« Développement  important des ENR (garantie d’accès réseau): HPC devra être modulable, mais les électrons non produits ne seront pas payés »

https://t.co/a7Lri2XoJj

Effectivement ?

 

 

 

 

 

Idée reçue n°47 : « Le nucléaire fait preuve de moins de transparence que les autres énergies »

FAUX.

 

L’énergie nucléaire civile est depuis de nombreuses années une industrie particulièrement transparente. Cela signifie qu’elle communique précisément sur les informations qui éclairent le public pour lui permettre de forger honnetement son esprit critique.

 

Bien sur trop d’information tue l’informations (inquiétude non fondée, saturation, amalgame instrumentalisés) et il convient de communiquer à bon escient. Donc un bon équilibre éthique à rechercher en permanence.

En France, depuis la création d’une autorité indépendante (ASN) assortie d’instutions techniques adaptées (IRSN), la maturité de la filière est tout à fait satisfaisante.

Bien plus que d’autres filières, où aucune autorité de même niveau n’offre un telle transparence. (Cf. les collusions entre élus locaux, ONG et EnR,  ou les campagnes des climatosceptiques financées par les industries des énergies fossiles privées.)

Pourtant, certains continuent pour des motifs idéologiques, à semmer un doute systématique sur cette technologie.

 

Pour exemple cette interview par France Culture ici (ou Médiapart ici)

de Sezin Topçu, (chargée de recherche CNRS, auteur de « La France nucléaire. L’art de gouverner une technologie contestée » (Seuil, 2013))

hautement contestable déontologiquement car présentant des subjectivités comme des vérités.

(Les commentaires sont impossibles sur le site, empêchant toute contestation démocratique.)

 

Curieuse conception du journalisme pour la meilleure radio culturelle française et de surcroit de service public.

Les termes sont contestables et appellent donc à un droit de réponse.

Beaucoup de notions sont partiales, voir ambiguës, et à chaque fois, sortant d’une neutralité exigible, la journaliste Ruth Stégassy se charge de connoter idéologiquement chaque propos.

 

Commentaire du Verbatim:

1) Pourquoi supposer une vision orgueilleuse et mégalomaniaque dans la « Grandeur industrielle« .

On peut aussi la qualifier tout simplement d’ « Indépendance nationale ». Qu’on apprécie d’ailleurs grandement aujourd’hui, en temps de crise.

Justement, in fine, le choix de la solution américaine prouve que l’orgueil national ne prime pas. L’efficacité oui.

On ne compte plus les bénéfices que le civil a tiré de la recherche militaire. Comme dans toutes les industries.

C’est bien le moins que la défense nationale, avec ses drames passés, ait contribué à sauver dans le monde au minimum 7 millions de vies à ce jour grace au nucléaire civil.

Ces progrès auraient eu lieu assez vite, même sans l’industrie militaire.

2) « 58 réacteurs actuels [NDLR : soit 19 centrales], 170 de prévus initialement« . 

Dommage qu’on ait interrompu cette transition énergétique avant l’heure. Tout ca par manque de courage, parce que le pétrole coutait moins cher… Manque de courage et de lucidité.

On ne se contenterait pas alors aujourd’hui de 17% d’énergie propre et stable,

mais on en aurait 50%.  Et de quoi enfin financer les autres 50% :  des EnR pour le chauffage/transport/industrie au lieu de se contenter de 13%, au demeurant partiellement inutiles (car intermittentes électriques).

« On a surestimé la consommation à venir »

On pense ici à l’envers. C’est le contraire !

On savait que les Français voudraient de l’électroménager, exporter des produits compétitifs, se déplacer rapidement sans polluer ni se tuer, développer la médecine, etc…

Vous en plaignez-vous ? Allons donc voir en Grèce si les coupures et le non développement nous attire… Bien sur les excès doivent-être corrigés. Travaillons-y.

3) « Société de consommation : nécessaire pour justifier cette industrie. »

Mais cette société, vous la réclamez chaque jour par vos achats. Quelle hypocrisie. Quelle ingratitude.

Et ce n’est pas l’électricité la fautive, au contraire. Elle atténue les effets des autres énergies nuisibles.

4) « Elever le consommateur français au rang du consommateur américain »

Frigo, congélo, four, télé, aspirateur, climatiseur dans le métro ou au boulot. Quelle horreur, qui défend encore un tel modèle aujourd’hui !

5) « Le chauffage électrique : solution parfaite [pour justifier le nucléaire] »

Ce sous-entendu est faux. c’est le contraire qui est vrai.

Le chauffage électrique est une formidable opportunité qui a été saisie.

Il soulage l’investissement de départ (pas de tuyaux couteux), évitent les importations et la pollution atmosphérique. De quoi aussi préserver le pouvoir d’achat.

Et ils s’améliorent de jour en jour (bientôt fini totalement les convecteurs !)

Tant mieux si le nucléaire pouvait offrir un tel confort sans pollution excessive !

Faisons baisser son prix plutôt que d’augmenter la CSPE à cause des EnR électriques.

6) « Pourquoi a-t-on restructuré le CEA : la technologie était obsolète ? »

Curieuse question à charge de la journaliste qui ne semble pas connaitre l’industrie.

Alors que l’explication est claire : la reconversion vient du fait qu’on a changé de filière technique.

7) « Nucléocratie« . 

Mot valise, stigmatisant, méprisant et jaloux, qui évite de penser par soi-même objectivement.

Où est l’assertivité ici ? Et si c’était des ingénieurs brillants motivés par l’intérêt collectif et le souhait de nourrir leur famille ?

Qui ont réussi un défi mondialement reconnu.

8) « Relation incestueuse entre ingénierie et contrôle ».

Les années 60/70 avaient leur degré d’évolution, la société a progressivement atteint des standards démocratiques et de régulation meilleurs.

Pourquoi parler d’inceste ? A l’époque c’était la norme dans les industries naissantes.

Parler de « Conflit d’intérêt » est une vision rétroactive de l’histoire. Il faut construire d’abord, puis optimiser l’organisation ensuite.

9) « Taille << démesurée >> du Clan Messmer« .

Ne faut-il pas une taille importante pour implanter une grande industrie ?

Pas de factuel dans ce jugement de valeur.

10) « Programme non réfléchi. » 

Idem. Pure subjectivité. Curieuse déontologie, à charge uniquement..

11) « PSU : opposé au nucléaire ».

Il faut bien se démarquer du PS quand on veut exister. Michel Rocard est vite devenu un ardent défenseur de cette technologie au vu de ses avantages. Pourquoi le cacher ?

12) « Disqualification de la contestation ».

Fallait-il sur-qualifier la contestation vu que l’histoire lui a donné tort face à ses « peurs irrationnelles » ?

Après tout la contestation a pu s’exprimer. Elle a challengé encore davantage la culture de la sureté. Ce sont les bienfaits de la démocratie.

En fait, on constate que le nucléaire civil cristallise de nombreuses contestations latentes : antiautoritariste, antitechnocratique, anticapitaliste…

Un réel travail sociologique mériterait pour le coup de l’expliciter.

13) « L’urgence [serait] motivée par le désir de prendre de vitesse la contestation. »

On peut aussi argumenter qu’elle est plutôt liée aux besoins urgents face à la crise pétrolière et aux coûts : les fortes exigences capitalistiques justifie de ne pas perdre de temps.

On constate que la « sphère judiciaire a validé les thèses d’EDF vu l’intérêt général. » Dont acte.

« Main mise sur le judiciaire« . Encore un commentaire subjectif de la journaliste, plutôt spéculatif car peu argumenté.

14) « Homo économicus contre l’homo-ecologicus » ?

et si c’était plutôt « avec » ?

Sans le nucléaire, c’est l’homo-fossilus qui aurait vaincu l’homo-écologicus.  Ils sont donc alliés plutôt qu’ennemis.

Quelle vision caricaturale et déconnectée du monde réel.

Et si c’était à refaire ?

Le nucléaire a promu, directement et indirectement, le développement social : est-ce une corruption ou au contraire une manne positive, c’est à dire précisément le mobile de ce projet de société : produire une technologie rentable, plus propre que les alternatives fossiles couplées aux EnR, et qui contribue à libérer davantage l’Homme ?

La sécurité me direz-vous ? et si les risques de mortalité étaient en fait tout à fait acceptables compte tenu de la facilité à éviter la large dispertion de radioactivité dangereuse (au dela de 50 mSv). Confinement efficace, moyens d’intervention rapide, dilution rapide en cas d’évenement non prévu. Nos dirigeants ne nous auraient donc pas trahi ? Quelle déception pour les populistes…

15) « 1 mort pendant la manifestation contre Super-Phenix » :

On oublie de signaler la déclaration préalable des plus radicaux antinucléaires : « il faudra du sang ».

Où sont les plus violents ? les plus belliqueux ?

16) Opposant PS : « Paul Quilès« .

Il a pu déployer sa vision contestataire, gage de démocratie interne au PS.

Il n’a pas été soutenu vu sa vision archaïque et tactique sur l’énergie.

17) « L’opposition de forte qualité technique a été découpée au ciseau et écartée de la contestation ».

Au contraire. Elle méritait un traitement digne. Associer les anti-nucléaires qui ont des arguments est tout à l’honneur du pouvoir.

Dialogue, concertation contradictoire, syndicalistes associés. Autant de gage de démocratie.

18) « Devenu gênants vis à vis du corps des mines ». 

L’idéologie de certains et l’instrumentalisation de leur cause les rendent gênant effectivement…  Qu’ils soient un minimum éthiques et ils seront respectés.

19) Sur la parole donnée aux opposants : « supprimer les gêneurs : débats qui n’en sont pas tout à fait.  Pas de réévaluation du programme nucléaire. »

Ils se sont exprimés à l’époque, ils n’ont pas eu gain de cause vu leur arguments. Pourquoi aurait-on du « réévaluer le programme nucléaire » ?

20) « Le secret avait une place de choix ».  

Si chez les opposants, la fin justifie les moyens, il est normal qu’une prudence s’instaure.

21) « Commission Locale d’information : désactivées : pas les moyens nécessaire. Dépendante. »  

Les CLI sont montées progressivement en puissance. Elles sont pluralistes.

Remarque : Quand on voit « l’indépendance » de la CRIIRAD, on comprend la prudence à donner accès à 100% de l’information aux plus manipulateurs des contestataires. (« L’altruisme égoïste » n’est pas toujours répandu…)

Il faut que les acteurs se méritent réciproquement. Quand on a pas assez d’argument, je constate qu’on en invente. C’est inacceptable.

22) « Eduquer ou endoctriner ? ». 

Procès d’intention. Les opposants supposent forcément que toute éducation au nucléaire, pourtant nécessaire, est un endoctrinement.

Il faut pourtant éduquer et parler vrai.

23) « OGM moins irréversibles que le nucléaire ».

Pas sûr : l’essaimage OGM est pire que le démantèlement nucléaire tout à fait maitrisé comme prévu.

24) « Ecolier invités à des visites de centrales : truisme incroyable. »  

Quelle est cette « vérité si banale » qu’elle ne doive être communiquée ?

S’il s’agit du fonctionnement des centrales, l’incurie et la manipulation sont telles qu’il est urgent de partager largement ce savoir…

25) « Désacralisation du nucléaire. Objectif banaliser les centrales ».

Parce qu’il faudrait les sacraliser ? parce que c’est nouveau ? de tout temps l’innovation a fait peur, jusqu’à ce qu’on l’apprivoise. (téléphone, train,…)

Quelle est cette nouvelle religion qui voudrait qu’on sacralise une chaudière à vapeur un peu sophistiquée ?

Faudrait-il affoler le public et nourrir davantage les effets nocébo déjà encouragés par les écolos et la presse cupide ?

26) « Résignation des antinucléaires » :

Oui, faire le deuil d’un monde idéal n’est pas facile. En fait la nature ne l’est pas, ne l’a jamais été.

La technique, dans un cadre qui respecte l’équilibre naturel, permet de s’affranchir un peu de la barbarie naturelle.

27) « Recours absolu au secret en période post Tchernobyl ».

Complotisme. Aucun secret, juste une dilution des doses telle qu’il est inutile de terroriser les populations qui ignorent les subtilités sur les doses et leurs échelles complexes.

28) « Vision singulière : refusant les mesures de contamination ».

Les mesures sont pourtant claires et négligeables, comme en Corse où l’étude des doses prouve très clairement qu’aucune inflexion des pathologies n’est survenue après Tchernobyl.

http://ressec.wordpress.com/2013/08/07/la-vaste-supercherie-de-lexces-de-cancer-en-corse-qui-serait-du-a-tchernobyl/

29) « Nuage s’arrêter aux frontières ».

Il reste donc encore des journalistes pour croire à ce hoax savamment entretenu par la rumeur urbaine et la complicité idéologique ?

Pourtant cela a été clairement démenti ici :

http://www.ecolo.org voir ici

et par exemple ici : http://www.alainmadelin.fr/blog/billets/le-vrai-mensonge-du-nuage-de-tchernobyl/

30) « Santé vétérinaire, ne rien communiquer : obéi comme un seul homme. »   « Omerta totale, les média ont eu un rôle hallucinant pour endormir tout le monde. »

Et s’ils avaient fait leur travail en ne répandant pas des allégations mensongères ?

Quel aplomb d’affirmer de tels propos…

31) « Pas de mesure simple en France comme dans les autres pays ».

Quelle différences de mesures ?

Les autres pays ne sont pas tous pareillement touchés vu la proximité et l’orientation des vents qui a limité l’exposition en France à 3 jours au lieu de 11 pour l’exposition de l’Europe.

32) « Normalisation du secret dans le corps social »

Ou discernement et vérité qui prend effet dans le corps social.

Pourquoi toujours cette théorie du complot sans arguments ? Biais cognitif ?

33) « Transfert de responsabilité : faire porter le poids des accidents sur les populations. »

Nous sommes tous solidaires de notre civilisation; épidémies, pétrole, médecine, nucléaire, etc…

Pourquoi des doses très faibles ne pourraient pas être gérées en commun ?

Doit-on infliger un traumatisme bien pire en évacuant tout le monde ? Ayons une attitude responsable.

34) Ukraine « Préférable de ne pas insister sur le relogement car cela coute énormément ».

Bien sûr et surtout si cela ne sert à rien vu que les doses sont faibles, (moins de 20 mSv)

et tout à fait négligeable face aux autres maux (alcool, tabac, route, chômage) qui eux sont sensibles aux développement économique et donc culturel.

35) « 25% de son budget national. »  

Chaque pays doit assumer les conséquences des fausses économies qu’il décide.

36) « Impossible puisqu’il ne reste pas d’endroits propres. » 

Ces endroits sont désormais aussi propres que les zones radioactives naturelles du Limousin, de Bretagne, et davantage que celle d’Iran ou du Brésil ou des enfants habitent depuis des décennies sans aucun problème.

37) « Réhabilitation participative à la gestion de leur quotidien. » 

C’est du bon sens, pourquoi vouloir qu’il en soit autrement ?

Comme à Katrina, AZF ou Bopal, pourtant 1 000 fois pire localement. Les rares accidents nucléaires sont un moindre mal vu les avantages énormes et assez méconnus

38) « Compteur Geiger, maitrise individuelle. Terrain miné au quotidien. » 

Pourquoi tenir des propos anxiogènes sans tenir compte de la science ? C’est criminel.

39) « Cette approche fut valorisée, considérée comme seule valable, comme à Fukushima ». 

Effectivement, et pour cause. Encore aucun argument.

40) « Retour à la normale, un leurre. » 

Heureusement que la vie redevient normale d’un point de vue radioactif, sur quelle base en douter ? Sur les autres critères, c’est différent.

41) « Pas de retour à la normal possible. » 

Pourquoi ? Hiroshima est une ville prospère et sure. 

42) « Ce qui est en cause : le destin non choisi est la seule solution possible. »

La collectivité choisit et assume collectivement.

Ne pas prendre de risque (calculé) est le pire des risques.

43) « catastrophe qui fond sur nous ».

L’émotionnel est une arme, nous devons en user avec …un principe de précaution.

44) « Ne pas considérer l’accident comme une hypothèse mais comme une certitude. »

C’est très peu probable en Europe mais même si cela arrivait, l’enceinte de confinement permettrait d’avoir 0 morts et bien peu de blessés vu les rejets limités grâce aux filtres à sable. Mille fois mieux que le charbon Allemand dans tous les cas. Combien de morts au fait ?

45) « Novlangue qui sous-tend ce discours. » 

Tout discours est une Novlangue, reste à savoir laquelle est la moins malhonnête ou ignorante.

46) « Le nucléaire serait devenu ouvert. » 

C’est après tout ce qu’on désire. Cela en frustre certains ?

47) « Ces choix technologiques qui pourraient être défaits et refaits. » 

Si c’était à refaire, bien sûr qu’on le referait.

48) « Des débats public : ces débats sont désertés par ceux qui pourraient y aller. » 

Quelle hypocrisie. Ce sont justement les plus ultra qui empêchent qu’ils se tiennent. Pourquoi le cacher par omission ?

49) « La société civile demande un débat national, qui n’a pas eu lieu. » 

Le débat a eu lieu grâce à Hollande. Les Français sont pour à plus de 65%.

Ok, débattons-en tous les 20 ans, à chaque génération.

50) « Championne d’organisation de débat après le fait accompli. (EPR, …) ». 

Gouverner c’est prévoir. Y a-t-il eu débat préalable quand on imposa des puissances pléthoriques en éoliennes et PV inutiles à prix d’or ?

Sur CIGEO on débat avant, et les écolos font tout pour tout bloquer, pour que le problème subsiste ne plus longtemps possible…

51) « Ces questions ne trouvent plus leur public. »

Parce que les choses sont claires : le nucléaire est un mal nécessaire, à développer au coté des autres solutions vertueuses. Car moindre que tous les autres connus et réalistes.

52) « Les débats ont été sabotés : la CNDP n’a pu organiser ces débats. » 

Faux, ils sont consultables sur internet (Cigéo).

53) « Débacratie : ceux qui débattent sont ceux qui décident. » 

Faux les opposants ont pu dérouler leur argumentation contestable.

Contacter l’émission :

http://www.franceculture.fr/contact

01 56 40 36 72

Terre à terre

Ruth Stégassy

Idée reçue n°46 : « Les faibles doses de radioactivité restent proportionnellement dangeureuses en deça de 20 mSv »

Non elles ne le sont pas.

Si on aurait tord d’affirmer qu’aucun effet n’est constaté sous ce seuil, on ne peut pas non plus affirmer qu’il y a une « certaine » linéarité quand on se situe dans le domaine des faibles doses. En réalité, on constate qu’il n’y a absolument pas de linéarité. En conséquence, arrêtons de se faire peur inutilement, ou d’être influencé insidieusement par des idéologiques non scientifiques. Cela n’enlève bien sûr pas la présence éternelle du doute et de la prudence.

Pour les rares personnes dont la radiosensibilité atypique est prouvée (pas les faux électrosensibles touchés par l’effet nocébo bien connu) et les enfants, le seuil peut probablement diminuer légèrement mais ca reste très largement au dessus de tout ce qu’il pourront recevoir dans leur vie. Pendant ce temps Rappelons nous les nombreux autres facteurs cancérigènes de la vie quotidienne que chacun s’inflige volontairement ! Pas tant les minimes pesticides ou PE sauf exception, mais les excès de sucres et sels et gras, de produits transformés. Quant à l’air pollué par les gaz d’échappement et de chauffage (au demeurant 50 % de moins qu’il a 50 ans à Paris), il pèse bien moins que le manque d’exercice. Les fonctions émonctorielles sont là pour gérer une bonne partie de nos excès. Avant épuisement par saturation.

Pour revenir à notre sujet, le Pr Bourguignon avance ces analyses, bien que contestées :

http://www-sante.ujf-grenoble.fr/SANTE/alpesmed/evenements/rns/pdf/vendredi/4_bourguignon_RNS_8_fevrier_2013.pdf


Mais la citation la plus importante à retenir est la suivante :

Comme l’explique clairement Hubert Flocard,


Même si on peut prétendre que « L’absence d’évidence n’implique pas l’évidence d’absence »,

on ne fait jamais de choix seulement sur des données absolues, mais uniquement sur des données probabilistes.

Ne pas observer un phénomène accroit de façon calculable la probabilité qu’il n’existe pas.

Tout est dit.
Maxime toujours oubliée dans les médias, qui prétendent que  » la science n’a pas tranché la controverse ! Les lobbies veillent à influencer le principe de précaution ! ».
Non. C’est rare.

Et les biais cognitifs font le reste. Sans qu’on en ait conscience, on s’oriente vers les thèses qui nous satisfont, qu’on a déjà retenu comme a priori.

Sources : http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/peut-on-faire-confiance-a-notre-136778

Avouer avoir tord, c’est humiliant, révélateur qu’on peut être faillible comme sur le reste. Il faut beaucoup de sécurité intérieure pour parvenir douter de ses propres convictions.

Les antinucléaires ont le droit de prôner une société décroissante et de tenter d’en convaincre leur contemporains.

Au lieu de cela, ils se décrédibilisent. La fin justifiant les moyens, ils surfent sur la souffrance indicible de quelques populations (Tchernobyl), afin de décourager et décrédibiliser une technologie qu’ils abhorrent. Ce rejet épidermique, irrationnel, les empêche de raisonner. Ils ne peuvent faire la balance bénéfices / risques, immensément favorable pour la biodiversité et l’Homme. Leur intégration sociale en dépend, le groupe se chargeant de ramener à la raison ceux qui pensent différemment.

 

Gardons-nous donc de l’inverse : les rationalistes doivent rester ouverts à tout moment à une remise en question de leur savoir.

 

En attendant ils doivent fermement s’appuyer sur leur conclusions, dument étayées, ne pas tergiverser, et investir rapidement dans les énergies les plus vertueuses pour l’humanité.

PS : A noter aussi ce résumé de l’excellent Roland Masse sur les faibles doses :

http://sauvonsleclimat.org/conferences-et-courshtml/6eme-universite-dete-slc-aix-en-provence-12-au-14-septembre-2013/35-fparticles/1442-6eme-universite-dete-slc-aix-en-provence-12-au-14-septembre-2013.html

Roland MASSE – Académie des technologies, Académie de Médecine :
Effets sanitaires des faibles doses de rayonnements ionisants

Présentation :

De manière consensuelle on parle de faibles doses pour des expositions corps entier cumulées inférieures à 100 mSv. Dans les populations, c’est la limite au dessus de
laquelle l’épidémiologie permet d’établir une augmentation de cancers directement liée à cette exposition. La population de référence est celle des survivants d’Hiroshima et
Nagasaki pour laquelle une relation entre la dose et l’effet est clairement démontrée.

Compte tenu des incertitudes, cette relation peut être décrite par une loi linéaire passant par l’origine. D’autres ajustements sont possibles mais à partir de concepts biologiques non validés datant des années 50 il a été postulé que la cancérisation des tissus était la conséquence directe d’un accroissement de mutations radioinduites et que cet accroissement devait obéir à une loi linéaire. Ainsi est ainsi née la théorie de la relation linéaire sans seuil (LNT des Anglo-Saxons) qui sert de base à la limitation des expositions en radioprotection.
Bien qu’il n’existe pas de preuve directe d’un excès de cancers au dessous de 100 mSv, imposer la LNT pour la mise en relation de l’observation de taux de cancers dans les populations exposées avec ces variations d’exposition aboutit à une évaluation d’un risque par unité de dose compatible avec celui dérivé des survivants japonais. Ceci même lorsque la population concernée fait nettement moins de cancers que la population générale (cas des travailleurs du nucléaire). Cette pratique a laissé croire que la réalité d’excès de cancers pour des doses de l’ordre de 10 mSv ou moins était démontrée, il n’en est rien.

L’effet cancérogène des radiations ionisantes est très faible et le taux spontané du cancer est trop élevé pour qu’on puisse distinguer cette contribution si elle existe.

L’épidémiologie n’est pas moins impuissante à démontrer l’existence de seuils au dessous desquels aucun cancer ne serait dû à de faibles expositions. On n’observe pas d’excès de cancers en Iran, en Inde, en Chine au Brésil dans les populations soumises à de fortes expositions externes naturelles pouvant cumuler plusieurs centaines de mSv mais la puissance statistique de ces études ne permet pas d’exclure ce risque. On peut cependant remarquer que certaines données, environnementales ou professionnelles, suggèrent que non seulement il n’y a pas de risque attribuable mais qu’une certaine protection contre le cancer est conférée par de faibles expositions.

Assez paradoxalement également les corrélations géographiques sont inverses entre exposition moyenne au radon et survenue de cancers du poumon ; il n’y a pas d’explication satisfaisante à cette observation car
lorsque les mesures individuelles d’exposition aux mêmes lieux sont acquises, la corrélation est cette fois directe. Avec le radon cependant il s’agit toujours de fortes doses
réparties de manière hétérogène, non de faibles doses. Les populations de la vallée de la Techa soumises à une exposition chronique par les produits de fission confirment en outre qu’une dose ajoutée de plus de 100 mSv sur la vie est associée à un excès de cancer. L’accident de Tchernobyl n’a pas apporté de nouveau en matière de connaissances du risque des faibles doses, il a par contre rappelé l’importance des rejets d’iode sur les cancers de la thyroïde de l’enfant pour des doses équivalentes moyennes à la thyroïde de l’ordre de grandeur du Sv. Par ailleurs, plus de 500.000 intervenants sur site ont accumulé des doses moyennes, corps entier, de 100 mSv et constituent une nouvelle référence pour l’étude des effets tardifs. Actuellement il n’est pas observé chez eux d’augmentation globale des cancers mais certains groupes ont un excès de leucémies. Il n’a pas été observé d’accroissement des tumeurs autres que celles de la thyroïde dans les populations riveraines. L’accident de Fukushima a affecté de grandes populations évacuées mais les doses délivrées ont été maintenues faibles. Une enquête épidémiologique rigoureuse planifiée sur plus de 2 millions de résidents permettra de faire le bilan des effets radioinduits, s’ils existent, et surtout des conséquences indirectes dues aux perturbations induites par la gestion de l’accident. Cette dimension qui fait défaut à Tchernobyl a permis des évaluations très fantaisistes d’effets sanitaires attribués aux rayonnements ionisants bien qu’ils n’obéissent à aucune relation dose effet.

Il ne faudrait pas conclure que de petites doses ne font rien. Les études de biologie cellulaire et moléculaire montrent qu’on peut identifier à partir de quelques microsieverts
les atteintes ciblées de molécules sensibles et les conséquences qui peuvent en résulter sur le maintien de l’intégrité tissulaire et sur la cancérisation. Ces phénomènes sont extrêmement complexes, ne répondent pas à une loi linéaire, ils conduisent parfois à des relations dose effet non monotones et les mécanismes de défense au meilleur coût sont privilégiés.

En conclusion, s’il existe encore beaucoup à apprendre des faibles doses pour la connaissance de l’adaptation cellulaire au stress, l’impact sanitaire qui leur est attribuable
demeure très limité et ne peut être remis en cause. Les conclusions des rapports ExternE de l’Union Européenne restent fondées, elles établissent, par rapport à l’ensemble des sources primaires d’énergie que l’énergie nucléaire est particulièrement économe en matière de santé de l’homme, toutes situations prises en compte. Ce n’est pas le cas du charbon et de la biomasse.

Idée reçue n°45 : « Tous les prix des énergies vont augmenter, à l’instar de l’électricité »

FAUX  car pas du tout dans les mêmes proportions !

On le sait peu : L’électricité a baissé en France de 30% entre 1990 et 2007 en euros constants !

Source : http://www.atlantico.fr/decryptage/hausse-tarifs-electricite-combien-eleverait-votre-facture-etiez-allemand-britannique-espagnol-ou-italien-jacques-percebois-et-st-803124.html
(selon les contrats de puissance : 21 à 15 ou 14 à 11)

Ce seront de plus en plus les surtaxes subventionnant les inutiles et contreproductifs renouvelables électriques qui feront augmenter l’électricité.

Meme les EPR, très progressivement introduits dans le prix moyen des 58 réacteurs, ne feront augmenter progressivement et in fine que de 30% les prix. (Le premier EPR à 109 € en OK inclut des surcours financiers et insulaires : 70 € max en France à la cible)
Et ceci inclut bien sur intégralement le stockage des déchets par Cigéo et le démantelement. (Cf. la Cour des Comptes.)

Les énergies fossiles, elles, ne sont pas cher car puisées gratuitement dans le sol et exemptes des couts de leurs externalités. Mais elles augmenteront de 100% à la moindre tension guerrière, ou même vu la demande en hausse des BRICS,
vu la faible élasticité de la production (meme non conventionnelle) et des infrastructures.
Prenons conscience à quel point nos emplois et notre systeme social est dépendant de la bonne résiliance de nos choix énergétique…

 

Mison sur un trio : Enr chaleur (biomasse, Pompes à chaleur), hydraulique, nouveau nucléaire.

par nikopol92

Idée reçue n°44 : « Malgré leurs surcouts, les Allemands dépensent moins que les Francais en électricité vu leur moindre consommation »

FAUX !

Ce poncif répété en boucle est, comme bien d’autres, un pur bluff !

Une famille dépense 21% en plus et cela ne fait que commencer ! bientot 50% puis 100% vu les augmentations concretement programmées en Allemagne.

 

Et c’est un site anti-nucléaire qui l’avoue !

 

Facture d’électricité en France et en Allemagne (consommation moyenne du pays)
 €/kWh          Consommation  Tarif HT      Facture HT  Tarif TTC    Facture TTC
 France          5.995 kWh             0,0911 €     546,14 €       0,1327 €    795,54 €
 Allemagne   3.590 kWh             0,1432 €     514,09 €       0,2676 €    960,68 €
http://energeia.voila.net/electri2/electricite_residentiel_france_allemagne.htm

 

CQFD !

par nikopol92

Idée reçue n°43 : « Le mix énergétique de Négawatt est préférable à celui de Négatep »

Lorsqu’on cherche le meilleur mix énergétique pour la France, on commence par regarder si on peut supprimer le nucléaire et maximiser les ENR tout en éradiquant les énergies fossiles.

C’est ce qu’a tenté Négawatt (et l’Adème).

Sauf que pour arriver à tenir ces objectifs idéalistes, on est obligé de céder :

1) aux incantations (« arrêtons nettement de consommer de l’énergie »… Une injonction excessive dont la portée est en fait mineure, si non dictatoriale. Trop de privations ne sera pas accepté et impossible économiquement sans heurts dramatiques. Bien sûr on économisera au maximum 15% d’ici 2050, en sus des 1% déjà durement acquis chaque année, compensés par la croissance de la population et des usages)

2) aux hypothèses peu scientifiques (doper les rendements, surévaluer le bois, etc…)

3) à l’importation de gaz pour faire face à l’intermittence (sacrifier notre indépendance et le climat, prêter le flan à la future flambée des prix, cautionner 200 morts par an par explosion,…)

En fait, imaginer que la consommation « pourrait » être diminuée drastiquement (par 2 par 3 ?) ou que le biométhane, le bois, « pourraient » remplacer les énergies fossiles est une illusion. Les rendements sont structurellement limités et la part de la production dans le prix est limitée, donc ne diminue pas vite. Pas si facile en effet car l’économie régit heureusement nos sociétés, ce qui permet le progrès qu’on connait. Bien sur les excès du tout marché, tout argent doit être combattu. Mais nier la valeur des choses conduit aux catastrophes qu’on connait aujourd’hui en Europe : dette, illusions.
Et dès qu’on en vient à chiffrer, on se met à douter plus que fortement de la crédibilité des assertions…

Pas grave car personne ne veut s’embarrasser de tels détails. Si des « experts » l’ont écrit, c’est que cela doit être vrai…

Quand on prend ses désirs pour des réalités, cela fait illusion et beaucoup s’engouffrent dans le soutien aveugle d’une telle feuille de route. (L’accord PS-EELV satisfaisant à 95% sauf sur l’énergie). Qu’importe le principe de réalité pourvu qu’on ait l’ivresse de l’utopie. « Les scientifiques trouveront bien des solutions ! ». Eux le nient justement.

Ca tombe bien, cette situation permet à certains au Parti Socialiste de brandir un projet séduisant, espérant ainsi conquérir une majorité dans les courants. De quoi décrédibiliser les « réalistes » en brandissant un culpabilisant : « vous êtes contre la transition énergétique, contre les ENR ! » Grave méprise.

Pour ce faire, une alliance est tissée avec EELV pour assoir une force politique suffisante. D’où le cofinancement de la rédaction de Négawatt : se donner une caution de crédibilité sans quoi tout n’était que du vent.
Le PG est tombé dans le piège de cette surenchère électorale, pas le PCF.

Sauf que tout les énergéticiens et sociologues avertis s’accordent à dire que cela n’est pas scientifique… même ceux qui l’ont conçu. « C’est un horizon, un souhait. » Disent-ils eux-même…

Mais « 1 million d’emploi » ne suppose-t-il pas de faire de grands sacrifices financiers et d’empreinte matière ?
Non, car si on peut produire autant d’électricité pour au moins deux fois moins cher, c’est comme si on payait des gens à creuser puis reboucher des trous. Notre compétitivité ni résisterait pas et ce seraient deux fois plus d’emplois qui disparaitraient.

Les articles de déconstruction ne manquent pas, bonne lecture…

http://sauvonsleclimat.org/communiqueshtml/la-biomasse-analyse-critique-du-scenario-negawatt/35-fparticles/1180-la-biomasse-analyse-critique-du-scenario-negawatt.html
http://sauvonsleclimat.org/communiqueshtml/analyse-du-scenario-negawatt-version-2011/35-fparticles/956-analyse-du-scenario-negawatt-version-2011.html
http://sauvonsleclimat.org/etudeshtml/analyse-du-scenario-negawatt-2011/35-fparticles/943-analyse-du-scenario-negawatt-2011.html
http://sauvonsleclimat.org/communiqueshtml/negawatt-un-scenario-peu-realiste-et-un-pari-risque/35-fparticles/1059-negawatt-un-scenario-peu-realiste-et-un-pari-risque.html
http://sauvonsleclimat.org/etudeshtml/comparaison-des-scenarios-negatep-et-negawatt/35-fparticles/554-comparaison-des-scenarios-negatep-et-negawatt.html
http://sauvonsleclimat.org/etudeshtml/analyse-du-scenario-negawatt-2006/35-fparticles/556-analyse-du-scenario-negawatt-2006.html
http://www.energie-crise.fr/spip.php?article64
http://www.energie-crise.fr/spip.php?article57
http://www.energie-crise.fr/spip.php?article109
http://www.energie-crise.fr/spip.php?article106
http://www.energie-crise.fr/spip.php?article108

On va donc vite se rabattre sur un autre scénario de la tendance « DECARB » du DNTE : celui réaliste et chiffré, lui : Négatep.

Accessible sur le site de www.sauvonsleclimat.org ou directement ici.

Et la, pas de réfutation sérieuse en vue…

par nikopol92

Idée reçue n°42 : « On a raison de fermer la centrale de Fessenheim puisqu’elle est vieille »

Faux !

Même si cette décision nous ferait perdre 20 milliards d’euros sur 10 ans, ce n’est que la sécurité qui doit nous guider.
Or, tel un Airbus, toutes les pièces sont remplacées régulièrement par des pièces plus sures et modernes, la centrale est donc plus sure qu’avant !

La capitalisation industrielle suite aux difficultés observées permet de tels progrès.

Seuls la cuve et le béton ne peuvent être changés mais sont prévus pour durer et bénéficient d’une excellente expertise. Le moindre doute implique un arrêt préventif immédiat (comme cela s’est produit en Belgique). L’ASN est intraitable et veille à notre sécurité avec rigueur (pas comme au Japon…)

Plus d’arguments disponibles :

http://www.sauvonsleclimat.org/communiqueshtml/arret-de-fessenheim-dans-des-conditions-responsables/35-fparticles/1267-arret-de-fessenheim-dans-des-conditions-responsables.html

 

Et lire la tribune du RESSEC sur l’opportunité de réaliser les travaux de sécurisation :

http://ressec.wordpress.com/2013/03/19/fermeture-de-la-centrale-de-fesseheim-le-ps-ne-doit-pas-segarer-a-suivre-les-verts/

Idée reçue n° 41 : « Le nucléaire a couté plus qu’il ne va rapporter »

Faux !

Outre le rapport de la cour des comptes qui précise clairement que les ordres de grandeur évacuent tout doute malgré les aléas possibles,

le nucléaire aurait rapporté près de 10 fois l’investissement consenti (121 milliards d’investissement pour 1000 milliards de bénéfices tous avantages inclus)

Plus de détail sur :

http://aepn.blogspot.fr/2012/10/et-si-cetait-refaire-combien-rapporte.html