Idée reçue N°54 : « La cuve de l’EPR n’est pas la plus sûre du monde car l’ASN a émis un doute… »

Extrait de la newsletter de Ecologie Radicale Information.

(ANNEXE 1 : Et voir en fin de post : lettre d’André Pellen au Premier Ministre et à P.F. Chevet, président de l’ASN.

Lien cloud direct ici :

https://share.orange.fr/#RaENAdnzyS108ed8fff1 )

(ANNEXE 2 : Communiqué de l’ONG « Sauvons Le Climat » :

19 réacteurs électronucléaires à l’arrêt

Peser les différents risques de façon équilibrée

https://sauvonsleclimat.org/19-reacteurs-electronucleaires-a-l%25E2%2580%2599arret/35-fparticles/1936-19-reacteurs-electronucleaires-a-l%25E2%2580%2599arret.html

(ANNEXE 3 : #UARGA Un point sur les « Equipements sous pression (Cuve et générateurs de vapeur) » 8 novembre 2016 : https://t.co/NPmoyh545C )

(ANNEXE 4 : Synthèse de la SFEN le 01/11/2016 : http://www.sfen.org/fr/rgn/surete-nucleaire-un-audit-qualite-de-grande-ampleur-des-equipements-sous-pression)

(ANNEXE 5 : BILLET DE BLOG

EDF aussi doit savoir résister aux « pressions » de l’ASN, pour l’intérêt général, à iso sécurité.

https://t.co/remjMVOwyb )

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Titre de la newsletter :

« La cuve et les Générateurs de vapeur de Flamanville »

(commentaire et éclaircissements  par Maurice Mazière, ancien Directeur du CEA-Cadarache, Président du Groupe de Réflexion sur l’Energie au 21ème siècle -GR21. 

  

Maurice Mazière donne quelques indications sur les arrêts récents de quelques réacteurs du parc, dont la presse s’est faite l’écho.  A ce jour, il apparaît que la cuve présente des caractéristiques mécaniques suffisantes compte tenu de l’irradiation qu’elle subit.                    

Les problèmes concernent surtout le couvercle de la cuve. les contrôles par US (Ultra Sons) sont déjà faits sur 6 réacteurs, pour lesquels l’ASN a donné son accord de redémarrage. 

Le point de départ de cette affaire, ce sont les problèmes rencontrés sur la cuve, le couvercle et le fond de cuve du réacteur de Flamanville 3.   A ce sujet, un  exposé détaillé de Dominique VIGNON en juin 2015,  rappelait le décret ESPN de 2005, devant s’appliquer à partir de  2015, et comportant un certain nombre de critères métallurgiques précis, comme la teneur en carbone du matériau utilisé (< 0,2%) et la valeur de l’énergie de rupture par choc sur éprouvette à 0°C supérieure à 60 Joules (test de résilience). Avec ces valeurs, en cas de « choc froid » résultant d’une injection de sûreté par exemple, l’acier de la cuve reste dans le domaine ductile malgré le déplacement de la température de transition (dû à l’irradiation) vers des températures plus hautes. 

Certaines valeurs relevées sur les éprouvettes de l’acier utilisé pour la cuve de Flamanville ne respectant pas ces critères, l’ASN a demandé, en son temps, des justifications à EDF et AREVA. À ce stade on peut être optimiste pour la virole de la cuve qui présente des caractéristiques mécaniques suffisantes compte tenu de l’irradiation qu’elle subit. 

Les problèmes concernent surtout le couvercle de la cuve qui est un équipement plus complexe avec toutes ses traversées. Sur cet équipement un nouveau programme de qualification est lancé par EDF et AREVA, avec deux couvercles sacrificiels qui sont découpés en un grand nombre d’échantillons représentatifs des différentes zones, sur lesquels des tests de résilience sont effectués sous le contrôle de l’ASN. Cela représente un travail énorme, sur plus d’un millier d’éprouvettes, qui va durer jusqu’à fin 2017. Le Groupe Permanent ESPN se réunit régulièrement pour examiner ces résultats au fur et à mesure de leur édition, et  les premiers résultats obtenus sont plutôt encourageants. 

À la suite de ces problèmes, il y a eu un audit chez AREVA qui a montré quelques écarts dans la fabrication des équipements primaires. Cela concerne, notamment, une teneur en carbone supérieure à 0,2% dans les aciers utilisés pour un certain nombre d’équipements du parc en exploitation actuel. Or la teneur en carbone favorise la fragilisation de l’alliage. 

Les pièces impliquées sont en particulier les parties basses des GV (où sont piquées les branches chaudes et froides). EDF s’est engagé à faire des vérifications sur ces pièces (contrôles par ultrasons) pour s’assurer qu’il n’y a ni fissuration, ni amorce de fissuration. Mais sur ces pièces il n’y a pas d’irradiation comme sur la cuve et le problème du déplacement de la température de transition ne se pose pas. EDF a commencé ces vérifications dont les résultats sont soumis à l’ASN. 

Sur une première liste de 13 réacteurs, les contrôles par US (Ultra Sons) sont déjà faits sur 6 réacteurs, pour lesquels l’ASN a donné son accord de redémarrage. Récemment une liste de 5 réacteurs supplémentaires à contrôler dans les trois mois a été établie, EDF envisage d’effectuer ces contrôles avant la période hivernale. Tout cela donne évidemment lieu à diverses interprétations dans la presse qui ne se prive pas de titres alarmistes. Le site de l’ASN donne toutes les informations utiles sur cette question. 


ANNEXE :

Lien cloud vers le PDF ici :

https://share.orange.fr/#RaENAdnzyS108ed8fff1

Monsieur André PELLEN

Président du Collectif pour le Contrôle des Risques Radioactifs – Toulon

755, chemin des folies, quartier Cabaudran

83330 LE BEAUSSET

Courriel : apellen@sfr.fr

Mobile : 06 24 07 63 05

Monsieur Pierre-Franck CHEVET

Président de l’Autorité de Sûreté Nucléaire

15 rue Louis Lejeune

CS 70013

92541 MONTROUGE Cedex

Copie à Monsieur Manuel VALLS

Premier Ministre

Hôtel Matignon 75700 PARIS

Le Beausset, le 6 novembre 2016

Objet : des intérêts socio économiques vitaux délibérément mis en péril

Monsieur,

Ces derniers mois, l’autorité de sûreté nucléaire française donne au monde le stupéfiant spectacle d’une activité supra gouvernementale dont aucune autorité ne semble plus en mesure de censurer les initiatives, dès lors qu’elles sont suffisamment médiatisées et sanctuarisées par l’OPECST, tandis que toute expertise visant à en contester les justifications n’est désormais plus recevable par la tutelle politique.

Ainsi en est-il de la déstabilisation d’une industrie nationale vitale, dont tout porte à croire qu’elle est délibérément mise en œuvre suivant deux méthodes : la prescription intégriste d’un idéal normatif issu d’une doctrine règlementaire qui, pour être la plus exigeante, ne prétend pas moins s’affranchir d’un retour d’expérience planétaire de quelque 15000 années.réacteurs; la normalisation rétrospective de la doctrine en vigueur et de la jurisprudence associée, consistant à perquisitionner tous azimuts l’archive industrielle, afin d’en exhumer des déviations d’assurance qualité vieilles de 40 ans, obliger la ou les entreprises concernées à en répondre, fût-ce pénalement, et asseoir définitivement la souveraineté absolue du contrôle ASN sur la disponibilité du parc électronucléaire d’EDF.

L’an dernier, les manœuvres déployées par l’ASN, suivant la première méthode, avaient suscité le tollé d’un collectif de vétérans du nucléaire émus de voir le chantier de l’EPR Flamanville en faire gravement et arbitrairement les frais. Plusieurs membres de ce collectif s’étaient sentis moralement tenus de mettre en demeure le président de la gendarmerie nucléaire de justifier techniquement, règlementairement et même politiquement la brutale interruption du montage de la cuve du réacteur, décrétée sur les conseils de l’IRSN.

Ainsi, en mai 2015, un même courrier déroulant un questionnaire technique précis, vous fut-il adressé, monsieur le président, par plusieurs de ces vétérans, dont certains eurent autrefois d’éminentes responsabilités. Bien leur prit de saisir le Premier Ministre, divers organismes spécialisés et la presse de ce courrier, car la spontanéité et l’empressement de service public ne furent pas les qualités premières de votre réponse. Si vous condescendîtes néanmoins à nous l’envoyer, le fait de vous y approprier implicitement la totalité des prérogatives relevant de l’article L.592-1, ci-après, du code de l’environnement, ne témoigne pas moins d’une rare suffisance et de l’impunité dont vous jouissez à continuer de confondre au quotidien communication et information : « L’autorité de sûreté nucléaire est une autorité administrative indépendante qui participe au contrôle de la sûreté nucléaire et de la radioprotection ainsi qu’à l’information du public dans ces domaines. »

Quoi qu’il en soit, les justifications techniques que vous avez apportées à ce questionnement sont une injure à un concept ALARA faisant pourtant autorité dans les domaines de la radioprotection et de l’environnement nucléaire. L’intransigeance dont vos réponses sont empreintes exprime, en effet, que le président de l’ASN ne saurait assujettir une quelconque prescription ESPN aux limites de ce qu’il est raisonnablement possible de faire en métallurgie et en constructions mécaniques, dans le secteur industriel très spécifique de la fabrication et de l’aménagement des gros composants nucléaires. Je ne veux pour illustration d’un tel abus de prérogatives que ce qui suit et qui, une nouvelle fois, suggère quelques questions auxquelles mes amis et moi vous demandons expressément de bien vouloir répondre, conformément à la vocation statutaire de votre fonction, rappelée par l’article L.592-1. 

S’agissant de la performance à 60 joules et 0°C du test de Charpy, sur un échantillon de forgeage, pourquoi n’avez-vous pas largement rendu public que cette performance fut observée pour la toute première fois aux forges d’Areva-Le-Creusot, lors de la mise au point d’un processus métallurgique inédit, tendant à améliorer les caractéristiques mécaniques du matériau ?

Pourquoi n’avez-vous pas largement rendu public que, sans même prendre la peine de laisser le temps à Areva de s’assurer de la reproductibilité systématique et en toute circonstance de cette performance, l’ASN s’est empressée d’en faire une norme implacable ?

Aussi, sur quelle expertise métallurgique, distincte ou contradictoire de celle d’Areva, l’ASN s’appuie-t-elle pour décréter non conforme, sans la moindre tolérance, la série de tests ayant affiché un résultat moyen de 52 joules et pour conclure à une responsabilité rédhibitoire de la teneur en carbone relevée ponctuellement à 0,30 %, dans quelques zones très réduites et peu sollicitées en exploitation, pour une prescription à 0,22 % dont on se demande quels arguments théoriques de dimensionnement et de retour d’expérience la justifie?

Comment se fait-il, par ailleurs, que l’ASN ne tienne aucun compte de la réalité des ségrégations naturellement présentes au sein de tous les lingots de cette taille, dont je ne veux pour preuve de l’existence que celles observées sur les lingots fournis par JCFC (Japan Casting Forgin Corporation) ? En conséquence, pourquoi une pénalisation aussi sévère du seul Creusot-Forge ?

Au demeurant, si ce dernier n’avait pas lancé par anticipation la fabrication des pièces destinées au projet EPR américain avorté, comment l’ASN se serait-elle procurée ses éprouvettes de résilience, prises “au niveau du quart-épaisseur supérieur, mi-épaisseur et à trois quart-épaisseur”, sur le couvercle et sur le fond de cuve, sans être obligée de faire fabriquer de coûteuses pièces sacrificielles et en ignorant les zones de recette, en bordure de bol, qui ont toutes donné de bons résultats ?

Pour clore ce chapitre de la disqualification métallurgique alléguée des couvercle et fond de cuve, outre la mauvaise foi dont vous faites preuve à prendre convenablement en compte l’antériorité de leur fabrication à la promulgation des normes ESPN et aux résultats conformes des recettes contractuelles, se pose maintenant la question du bilan des essais destructifs complémentaires, fortement suggérés à Areva et à EDF, voilà près de deux ans maintenant.

À l’heure qu’il est, vous ne pouvez pas ne pas déjà détenir une collection de résultats, suffisante à faire significativement émerger la tendance globale vers laquelle s’achemine cette campagne. En conséquence, combien d’éprouvettes avez-vous jugé nécessaire de sacrifier pour mener à bien cette dernière et combien d’entre elles ont révélé des résultats hors critères ou jugés par vous rédhibitoires ?

Ne trouvez-vous pas suspect qu’il faille encore 6 mois à vos spécialistes, pour se prononcer sur des résultats à disposition, alors qu’il est très probable que vous sachiez déjà de quoi il retourne, si l’on en croit les récentes déclarations on ne peut plus optimistes d’Areva et d’EDF, devant l’OPECST ?

Venons en maintenant à la deuxième méthode de déstabilisation de notre industrie électro nucléaire, avec laquelle vous venez de défrayer bruyamment la chronique. Mes amis et moi pensons que, non seulement vous avez commis là l’excursion de trop, sur le territoire socio économique du pays, mais que, de surcroît, vous vous êtes fait le complice d’une intolérable manipulation de l’opinion. Comment, en effet, pouvez-vous laisser se propager la confusion ci-après, entre le motif de l’ukase signifiée à EDF, sur les conclusions de l’insolite opération d’archéologie documentaire menée dans les archives d’Areva, et celui de la sanction imposée au montage de la cuve de Flamanville, sur la base de contrôles métallurgiques effectifs : 

«…Le fond de certains générateurs présente, en effet, des concentrations (« ségrégations ») excessives de carbone susceptibles d’en fragiliser l’acier. Soumis à des pressions et des températures élevées, cet échangeur thermique qui produit la vapeur envoyée dans le turbo-alternateur générant l’électricité doit être à toute épreuve – même s’il est moins sollicité que la cuve où se produit la fission des atomes. Ce défaut de ségrégation avait d’abord été mis en évidence sur la cuve de l’EPR de Flamanville (Manche), forgée par Areva dans son usine de Creusot Forge (Saône-et-Loire). Cette découverte avait conduit l’ASN à exiger d’autres contrôles, sur les réacteurs en service cette fois. » – Le Monde Économie du 18/10/2016. » ?

Ainsi, après 35 ans d’exploitation soutenues, soupçonneriez-vous les générateurs de vapeur de 5 tranches nucléaires d’être potentiellement le siège d’un accident gravissime… imminent, au seul motif que des dossiers de fabrication et de qualification ont été découverts raturés, surchargés, falsifiés ou incomplets et après que 13 autres tranches de tous paliers soient retournées sur le réseau ou soient sur le point de l’être, vos contrôles imposés s’y étant révélés négatifs…

Ainsi, faudrait-il se faire une raison à ce que le caractère rétroactif de la norme ESPN soit définitivement entériné, alors qu’il fut fortement question de l’amender ultérieurement, pour tenir compte précisément des réalités industrielles et pour limiter des risques induits de surcoûts et de retards de planning pouvant se révéler considérables… 

Ainsi, faudrait-il même se faire une raison à ce que les tribunaux soient désormais mis à contribution pour identifier formellement les hérésies anciennes et aller jusqu’à en sanctionner les responsables ! 

Mais que ne s’est-il encore trouvé quelqu’un, parmi votre tutelle politique, pour s’insurger contre un déterminisme aussi surréaliste, voire aussi suicidaire, auquel votre aveuglement ne sait plus mettre de limites ! Avez-vous une petite idée des immenses préjudices de toute nature qu’un black-out de quelques heures seulement pourrait causer à la société moderne du tout électrique ?…

Black-out dont on a estimé qu’il pourrait coûter le prix de plusieurs EPR à une Union Européenne privée de courant pendant à peine deux jours…

Black-out dont Ségolène Royal, qui n’est plus à une contradiction ni à une ignorance près, n’a pas craint d’intimer à EDF d’en prémunir le pays ! Peut-être pourriez-vous souffler à votre sémillante ministre que, depuis plusieurs années déjà, non seulement EDF n’est plus qu’un producteur d’électricité comme les autres, mais qu’elle pourrait être bientôt plus fragile qu’eux (Les arrêts de réacteurs vont coûter 1 milliard d’euros à EDF en 2016 – http://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/0211463147548-nucleaire-les-arrets-de-reacteurs-vont-couter-1-milliard-deuros-a-edf-en-2016-2040573.php), voire être à terme leur victime ; lui souffler également que la responsabilité de la continuité du service, prêtée à l’opérateur historique, incombe désormais exclusivement à RTE…

Bref, dans une indifférence générale bercée par les idéalismes les plus stériles, l’abdication de pans entiers de l’autorité régalienne de l’État se révèle aujourd’hui patente. Aussi, à la veille d’un rendez-vous institutionnel crucial pour la Nation, y avait-il urgence à ce qu’une vive protestation rompe la veulerie ambiante, pour dénoncer la ruineuse dérive des affaires socio économiques du pays, portée en germe par tous les errements qui accablent sa politique électro énergétique. Une fois encore, la protestation émane de ces nucléocrates réactionnaires dont vous pouvez chaque jour mesurer le pouvoir de nuisance sur la conquête éolienne et photovoltaïque de notre environnement.

Aussi, comme l’an dernier, la présente lettre ouverte vous est-elle adressée au nom de ce collectif informel de vétérans et de sympathisants du nucléaire, dont certains se déclareront solidaires des propos, directement à vous et au Premier Ministre, afin de donner à la démarche la force d’une pétition. Il va de soi que, comme l’an dernier également, les parlementaires et la presse en auront une copie… mais aussi les candidats à l’élection présidentielle.

Je vous prie d’agréer, monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.

André Pellen, président du CCRR de Toulon, s’exprimant à titre purement personnel.

 

par nikopol92

Idée reçue n°53 : « Le solaire PV chinois est soutenable économiquement »

​Source: newsletter « Ecologie Radicale Information »:

 

Solaire en Chine: réduction  des tarifs d’achat

(information de Lionel Taccoen – octobre 2016)

« L’Administration chinoise de l’énergie (NEA) envisage une réduction brutale et inattendue par son amplitude des tarifs d’achat garantis concernant les nouvelles installations photovoltaïques (baisse de 26 à 52%). La même administration a instauré en juin un plafond de capacités installées en 2016.

Les pouvoirs publics chinois considèrent que les aides aux ENR coûtent trop chers. 38% des investissements mondiaux dans les ENR ont été faits en Chine en 2015, 30% du photovoltaïque.

Sans la Chine , les investissements mondiaux en ENR auraient baissé en 2015.
Le solaire produit 0,7% de l’électricité chinoise.

Il se passe en Chine des évènements importants dans le solaire: le gouvernement met la pédale douce dans les projets, car le fond qui fournit les subventions aux ENR est en déficit de 58 milliards de yuans, soit 7,7 milliards d’euros. En plus une partie de la production solaire est perdue car les réseaux rechignent à la prendre. Bref, il va y avoir une grosse tempête sur le secteur . Mais la production de panneaux reste énorme. Alors les industriels chinois sont priées d’aller les solder ailleurs. D’ou une chute vertigineuse des prix sur le marché mondial depuis quelques mois. Les partisans du solaire vont triompher, mais les producteurs non chinois vont souffrir et certains industriels chinois aussi. Il va y avoir un gros nettoyage comparable à celle d’il y a quelques années qui avait provoqué la disparition de l’industrie allemande correspondante, dont la société emblématique Q Cells.

Par exemple, l’action SunPower , vitrine solaire de Total valait 8,75$ hier et Total l’avait achetée 23$. Quand on calcule la capitalisation de SunPower, on se rend compte que Total, rien qu’avec SunPower a perdu dans les ENR autant qu’Areva . Mais Total peut payer. Pour le moment , la presse française n’est pas au courant. »

Commentaire le 20/10/2016 :

NDLR: Ne nous méprenons pas. Nous, écologistes écomodernistes, sommes extrêmement favorables au solaire autant qu’au nucléaire ou aux EnR chaleur dans les contextes où ils sont vertueux. Mais les activistes décrédibilisent cette énergie en déformant le réel. Ce qui se retourne contre la décarbonation bien pensée et menace donc l’humanité. Il convient d’instruire honnêtement, à charge et à décharge ces questions avec une grande prudence.

Quelques graphiques instructifs : exponentielle la baisse des coûts ?

Quant aux prix US, il n’est pas éthique de citer des prix liés à une autre latitude et ensoleillement, et d’autres structures de coûts (dumping social et écologique) :

par nikopol92

Idée reçue n°52: « Le Thorium serait la face gâchée du nucléaire »

Non …le Thorium n’est pas à ce jour « lié à la face gâchée du nucléaire ». Explications.

Voici en synthèse l’avis éclairé d’un spécialiste du nucléaire, Hervé Nifenecker, Président d’honneur de l’association environnementale Sauvons Le Climat (www.savonsleclimat.org):

« Cette émission est intéressante. Je partage tout à fait le point de vue de James Hansen et d’au moins un des participants affirmant que la priorité est de lutter contre le réchauffement climatique et qu’il serait absurde et criminel de se passer d’un moyen efficace pour le faire, la production d’électricité par le nucléaire, l’exemple de l’Allemagne montrant que l’éolien et le solaire ne sont pas à la hauteur du défi. Par ailleurs, là encore, comme le rappelle James Hansen, le nucléaire, depuis sa mise en œuvre, y compris en tenant compte de Tchernobyl et Fukushima, est à l’origine de beaucoup moins de décès que les fossiles, et même que la plupart des renouvelables si on compte aussi les décès dans le processus de construction et d’extraction de matières premières (analyse en cycle de vie). Le magazine Forbes donne les nombres de décès pour produire 1000 TWh (2 fois la consommation française) : charbon 170000 morts, gaz 4000, biomasse 24000, solaire 440 , nucléaire 90. La peur inspirée par le nucléaire est sans commune mesure avec son danger réel.

Dans l’émission il faudrait distinguer nettement deux problématiques : les réacteurs à sels fondus, d’une part, le cycle thorium d’autre part.

Les avantages de sûreté des réacteurs à sels fondus me paraissent indiscutables. Il faudra toutefois gérer le devenir des produits de fission, même si la production d’actinides mineurs est clairement réduite. La nécessité d’un stockage de longue durée ne disparaîtra pas, et, si on retient un stockage géologique, il faut noter que les actinides mineurs sont très peu solubles dans l’eau et très peu mobiles dans des milieux comme l’argile. Les radionucléides qui remonteraient éventuellement en surface sont des corps solubles comme l’Iode et le Césium et non des actinides. Par ailleurs comme il est nécessaire de retraiter les sels pour en extraire les poisons neutroniques les opérateurs pourraient quand même être accidentellement exposés à des doses de radiations élevées.

Si on désire un nucléaire durable il est nécessaire que les réacteurs produisent plus de noyaux fissiles qu’ils n’en consomment. Cette condition est actuellement remplie par des réacteurs à neutrons rapides refroidis au Sodium (comme l’étaient les réacteurs Phénix et Super Phénix). Les réacteurs à sels fondus devront donc être au moins régénérateurs, qu’ils fonctionnent avec le cycle Uranium-Plutonium ou avec le cycle Thorium-Uranium. Dans le premier cas l’utilisation de réacteurs à neutrons rapides est obligatoire. Dans le second cas il est possible de faire appel à des neutrons lents et c’est bien ce qu’a fait l’expérience d’Oak Ridge. Mais l’équipe de Daniel Heuer a montré que, là aussi, l’utilisation de neutrons rapides était beaucoup plus intéressante. A terme, on voit donc que la vraie concurrence s’exercera entre réacteurs à neutrons rapides classiques et réacteurs à neutrons rapides à sels fondus.

En ce qui concerne le Thorium, l’émission passe sous silence le fait qu’un noyau fissile doit absolument être ajouté au Thorium, que ce soit de l’uranium 235 ou du plutonium 239. L’autre possibilité est de disposer d’uranium 233 qui est lui-même produit par irradiation du Thorium. Il n’y a pas de réserve d’uranium 233 et il faudra produire les premières charges. Actuellement cette production ne peut se faire qu’en irradiant du Thorium dans des réacteurs classiques. Lorsque les premiers réacteurs à sels fondus-thorium fonctionneront grâce à de l’uranium 235 ou du plutonium 239, il faudra extraire les produits de fission qui capturent des neutrons et empoisonnent donc le réacteur. Pour assurer une croissance du parc de réacteurs au Thorium il faudra aussi extraire l’uranium 233 des réacteurs existants pour en construire de nouveaux.

En résumé, les choses ne seront pas aussi simples que l’on pourrait le penser en voyant le documentaire. Il reste que les réacteurs à sels fondus pourraient avoir de grands avantages et qu’il est nécessaire de disposer de quelques maquettes (réacteurs d’une puissance de quelques dizaines de MW). Les Chinois sont sur cette voie. Il est temps que les Européens s’y mettent s’ils ne veulent pas manquer un tournant qui pourrait s’avérer fondamental. La question du financement se pose. Daniel Heuer avance un besoin de financement de 100 millions d’euros (10 millions par an pendant 10 ans). Or le soutien au développement de l’éolien et du solaire coûte environ 5 milliards d’euros chaque année aux Français ( la CSPE prélevée sur la facture d’électricité des consommateurs d’électricité). Il suffirait de réaffecter 2 pour mille de la CSPE au développement des recherches sur le nucléaire sûr et durable.

La confirmation expérimentale des qualités annoncées des réacteurs à sels fondus permettrait sans aucun doute de se lancer dans la construction d’un démonstrateur commercial. »

Commentaire accessible ici :

http://disq.us/p/1c9t2bs

Extrait du forum d’Arte relatif à la diffusion de ce documentaire :

http://www.arte.tv/guide/fr/050775-000-A/thorium-la-face-gachee-du-nucleaire

 

 

 

par nikopol92

Idée reçue n°51: « Le prix des ENR continue à baisser fortement »

Source:
Ecologie Radicale Information.

Evaluation des coûts des EnR : 61 Milliards d’ici à 2030
(extraits d’articles de Jean-Pierre Pervès en commentaire au Projet d’arrêté relatif à la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) 2018/2023 – Jean-Pierre Pervès ancien Président du Groupe de Réflexion sur l’Energie au 21ème (SFEN -GR21).

Les investissements mis en jeu sont considérables :
– En ce qui concerne l’éolien terrestre le prix d’achat n’a pas changé depuis 2007 et le Grenelle de l’environnement. Il s’établit aujourd’hui à environ 94 €/MWh en tenant compte des formules de révision des prix. On peut en déduire un niveau d’investissement (chiffres industriels confidentiels) inchangé, environ 1,4 milliards par GW installé, soit 16.1 milliards pour 11.5 GW ajoutés
– En ce qui concerne l’éolien offshore l’investissement est de 4,5 milliards par GW, soit 13,5 milliards pour 3 GW ajoutés.
– Le rythme de réalisation d’éoliennes offshore est par contre beaucoup plus lent qu’envisagé antérieurement : il est limité à 167 MW en 2018 et 3.000 MW en 2023, très en dessous des engagements antérieurs qui étaient de 6.000 MW en 2020. Il faut y voir d’une part un recul résultant des coûts affichés de cette énergie, environ 220 €/MWh pour les deux premiers appels d’offre, soit de 5 à 7 fois le prix du marché, et des inquiétudes sur la pérennité des deux fabricants retenus, AREVA (lâché par son partenaire espagnol GAMESA) et ALSTOM (suite au rachat de l’essentiel de l’entreprise par GE). Les sites choisis, souvent au large de cotes très touristiques et ayant des activités halieutiques importantes, suscitent de plus des oppositions vives.

– Il est plus difficile d’estimer l’investissement qui sera nécessaire pour le solaire étant donné la variété des conditions d’utilisation. En moyenne le prix de vente du solaire bâti en 2016 serait 125 €/MWh[8]. Le coût d’investissement moyen peut donc être estimé à 2 milliards par GW en moyenne, soit 24 milliards d’ici 2023.
– Il faut de plus intégrer une part significative des investissements prévu par RTE et ERDF, soit environ 1 milliard par an ou 8 milliards d’ici 2023, voire des investissements supplémentaires en turbines à gaz
L’investissement total pour produire 43 TWh par an de plus en 2023 qu’en 2015 sera d’environ 61 milliards pour produire 72 TWh par an.
Il est intéressant de noter qu’avec un investissement inférieur, 55 milliards, le parc nucléaire actuel serait prolongé de 20 ans au moins et produirait 440 TWh par an, soit un investissement par TWh 6.7 fois inférieur.

2. Impact sur les émissions de gaz à effet de serre (GES)

Il est évident qu’une croissance forte de ces énergies, et du solaire en particulier, va mobiliser des moyens de suivi de charge très souples, l’hydraulique de barrage bien sûr, mais également des turbines à gaz, l’été en particulier. L’hiver, les épisodes froids sont rarement venteux et la contribution du solaire est 5 fois moins élevée qu’en été : l’appel aux fossiles restera donc important. On prévoit qu’à partir d’un niveau voisin de celui de 2020 le gain CO2 sera quasi nul, et deviendra négatif ensuite.

On peut en déduire que le remplacement du nucléaire par des énergies intermittentes serait coûteux en France et qu’il faudrait porter une attention économique et budgétaire à une réduction trop rapide de la part du nucléaire dans le mix énergétique à moyen terme.

par nikopol92

Idée reçue n°50: « Les énergies renouvelables électriques diminuent forcément le CO2 »

L’Allemagne annonce que bien qu’à un point de son objectif d’ènergie renouvellables, elle n’attendra pas ses objectifs CO2 : de 7% ! (50 sur 750 Mt)

La Grande Bretagne le réalise ci dessous, la France y plonge gaiement avec la LTE Royal…

« Comment les subventions aux énergies renouvelables ont détruit le marché de l’électricité au Royaume-Uni »

Résumé de
« Planification centrale et caractéristiques des marchés »

De Rupert Darwall

Traduit de l’anglais par Michel Gay

Le 18 mars 2015

Un nouveau rapport « Planification centrale et caractéristiques des marchés » montre comment les subventions aux énergies renouvelables ont détruit le marché de l’électricité au Royaume-Uni.
Publié par le Centre d’études politiques le mercredi 18 mars, Rupert Darwall montre que la politique énergétique récente représente la plus grande expansion de la puissance de l’Etat depuis les nationalisations des années 1940 et 1950 – et elle est sur la bonne voie pour être la catastrophe de politique intérieure la plus chère de l’histoire britannique.

Darwall montre que:

Le secteur de l’électricité a été transformé en un vaste partenariat public-privé délabré qui promet le pire des deux mondes : contrôle par l’état des investissements financés par le coût élevé des capitaux du secteur privé, avec des entreprises énergétiques mises en place pour engranger les factures élevés d’électricité.
Les gains de productivité post-privatisation sont maintenant inversées en raison de la baisse de productivité du travail. En 2013, les trois quarts des gains de productivité enregistrés entre 1994 et 2004 avaient été perdus.

La concurrence entre les fournisseurs d’électricité est une plaisanterie couteuse (Ofgem en estime le coût à £ 730 millions en 2008) si elle ne conduit pas à la concurrence entre les producteurs et les marchés d’investissements dans les technologies de production les plus efficaces.

Les politiques gouvernementales visent à cacher l’intégralité des coûts des énergies renouvelables intermittentes, qui par suite sont systématiquement sous-estimés.
En plus de leurs coûts plus élevés de production, les énergies renouvelables nécessitent des des capacités massives de production supplémentaire pour fournir une couverture pour une production intermittente lorsque le vent ne souffle pas, et lorsque le soleil ne brille pas.

Les capacités de production solaire et éolienne sont fortement subventionnées et inondent le marché avec des quantités aléatoires d’électricité au coût marginal proche de zéro qui détruisent l’économie des centrales électriques conventionnelles. Il est donc impossible d’intégrer de grandes quantités d’énergies renouvelables intermittentes dans un système du secteur privé qui attend toujours de fonctionner de cette manière.

En conséquence, l’État est intervenu avec une mosaïque d’interventions de soutien des prix. Parce que les revenus dépendent de la poursuite des interventions gouvernementales, les investisseurs privés finissent par devoir estimer et gérer le risque politique, entrainant une torsion supplémentaire vers le haut pour les factures d’électricité.

Sans les énergies renouvelables, le marché britannique exigerait 22 GW de nouvelles capacités pour remplacer le charbon et le nucléaire. Avec les énergies renouvelables, 50GW sont nécessaires, c’est à dire plus de 28GW dont il faut traiter le problème de l’intermittence. Ensuite, il y a les coûts supplémentaires du réseau pour relier les éoliennes terrestres (£ 8 milliards de livres) et c’est encore plus coûteux pour l’offshore (£ 15 milliards de livres) – un quasi triplement du coût du réseau.

Aucun gouvernement britannique n’a encore produit une analyse démontrant que les énergies renouvelables sont le moyen le plus efficace de réduire les émissions de dioxyde de carbone. Aucun gouvernement n’a publié une analyse du retour sur investissement pour justifier l’utilisation du coût élevé des capitaux du secteur privé contre ceux du secteur public, en utilisant un comparateur afin de faire un bilan.

En incluant la capacité pour couvrir l’intermittence et l’infrastructure de réseau supplémentaire, le coût en capital annualisé des énergies renouvelables est d’environ 9 milliards de livres. Cette somme doit être comparée avec les frais de carburant économisés pour la production d’électricité à partir de centrales électriques conventionnelles. Pour le gaz, ce serait autour de £ 3 milliards par un an au prix de gros actuels, ce qui implique un coût net annuel des énergies renouvelables de l’ordre de £ 6 milliards par an.

Les énergies renouvelables intermittentes détruisent les marchés

L’analyse ci-dessus conduit à une conclusion simple. Vous pouvez avoir les énergies renouvelables. Ou vous pouvez avoir le marché. Vous ne pouvez pas avoir les deux.

Il y a donc deux options pour aligner propriété et contrôle :

– si les énergies renouvelables sont un « must » – bien qu’aucun gouvernement n’ait présentée une politique motivée pour elles – alors la nationalisation est la réponse;
Ou alors,
l’Etat cède le contrôle, enterre l’objectif des énergies renouvelables et renvoie le secteur sur le marché.

La nationalisation supprime le risque politique réduisant ainsi le coût du capital. Avec les économies réalisées grâce à l’abolition de la concurrence sur les prix de détail, cela réduirait la facture moyenne d’environ £ 72 par an aujourd’hui, et £ 92 à partir de 2020.

En revanche, enterrer la cible des énergies renouvelables et assumer le retour du secteur sur le marché permettrait aux ménages d’économiser autour de £ 214 par an, en supposant que le gaz remplace l’énergie renouvelable.
Cette option reviendrait à se désengager de manière pérenne de la directive sur les énergies renouvelables de l’UE et de toute politique qui tenterait d’imposer des objectifs individuels aux Etats membres.

Sir Ian Byatt: « Les ministres ont détruit le marché émergent de l’électricité tout en parlant de la façon dont il pourrait améliorer les processus concurrentiels ».

Comme le fait remarquer Sir Ian Byatt dans l’avant-propos du document :
« Les ministres ont détruit le marché émergent de l’électricité tout en parlant de la façon dont il pourrait améliorer les processus concurrentiels. Eux et leurs conseillers n’ont pas compris qu’une concurrence efficace relève d’une structure adéquate de fournisseurs et de travailler de manière innovante et non de manière prédictive. Les bonnes intentions sous la forme d’un désir de sauver la planète ont conduit à notre appauvrissement. Nous avons besoin d’une meilleure analyse, une plus grande transparence et une discussion plus efficace des questions sociales et environnementales, pas de magasins de jouets dans Whitehall.
Rupert Darwall nous fournit les outils pour de telles discussions dans le domaine de l’énergie et, dans ses leçons de politique, nous renvoie vers de meilleures approches ».

Notes:

Planification centrale des caractéristiques des marchés : « Comment les subventions des renouvelables ont détruit le marché de l’électricité au Royaume-Uni » par Rupert Darwall, publié par le Centre d’études politiques le mercredi 18 Mars 2015.

Rupert Darwall est un ancien conseiller spécial du Trésor et est l’auteur de l’acclamé « The Age of Global Warming: A History » (Quartet Books, 2013).
Pour le Centre d’études politiques, il a écrit « Paralysie ou pouvoir ? » (2003) sur le renouvellement du Parti conservateur et une meilleure façon d’aider les bas salaires (2005)et sur la réforme de crédits d’impôt.

L’année dernière, il a écrit « Comment faire pour exécuter un pays : la politique de l’énergie et le retour de l’État (Réforme) » et a beaucoup écrit pour des journaux et magazines des deux côtés de l’Atlantique.
1

Référence :

Article de l’ONG Sauvons le climat

par nikopol92

Idée reçue n°48 : « Le prix de l’EPR de GB est supérieur à celui de l’éolien terrestre »

Le citoyen a le droit de comprendre…

En effet, les détracteurs de l’EPR usent avec délice des illusions d’optique
que les prix bruts font apparaitre dans la presse.
Et bien sûr, les médias ne jouent pas leur rôle en diffusant des informations non contextualisées ni relativisées.

On entend souvent :

« Après tout, 112 € (EPR GB) c’est plus cher que 80 € (éolien terrestre) ? »

Mais le diable se cache dans les détails…

En fait c’est « 75 € (EPR France, ), c’est moins cher que des EnR à 250 € en moyenne ! (Compter +20% en GB), réparti diversement entre :

• 160 € (éolien terrestre : 80 € + externalités de 80 € pour le même niveau de service qui inclut :
o Le backup gaz, taxe carbone comprise, quand, à 78% du temps le vent est insuffisant, et qu’au delà des 10 GW utile l’ajustement de la base n’est plus possible (surtout si en Europe plusieurs pays comptent sur le backup des autres !)
o Les lignes à haute tension supplémentaires vu la décentralisation du courant (vivement refusées par les populations), qui ne concernent moins les EPR construits dans des sites existants,
o Les ajustements techniques vu la piètre qualité du courant (continuité de la tension, etc…, que la collectivité est obligée d’assumer dans les coûts cachés) on n’en parle jamais))
o Tout ceci dans une puissance limitée vu les zones réellement venteuses déjà assez saturées,

• 260 € (éolien offshore 160 € + 80 € de backup) (car produit peu ou pas du tout durant 67% du temps vu le vent variable). Durée de vie 20 ans…

• 360 € (photovoltaïque 260 € (moyenne Nord/Sud) + 80 € de backup) (ne fonctionne pas en moyenne durant 85% du temps vu le soleil variable (davantage au sud de la Loire)

• 460 € ? (hydroliennes) (maintenance très onéreuse vu le milieu hostile marin (matériaux de construction, énergie grise, corrosion, obstructions, plongeurs, méteo,…)

Pour les subventions CSPE (+ surcout facture EDF), obligations d’achat : Cela vous laisse réaliser combien on vous ponctionne votre pouvoir d’achat au-delà du prix de la réelle rentabilité…

(Prix de base 54 €/MWh, a subventionner au delà, pour passer de 13% à 20% d’EnR élec en France…)

Alors pourquoi « 75 € » pour l’EPR en France et pas les « 112 € de GB » ? où passent ces 37 € de surcoût ?

La Cour des Comptes, rare organisme dont l’objectivité n’est pas contestée, explique bien  le nucléaire ici. (dont les futures « incertitudes » abondamment citées (démantèlement, ré-enfouissement sécurisé des matières fissiles) sont évaluées en réalité à 10% du prix soit 7€ /MWh …).

Mais qui prend le temps de lire les sources fiables ?
Les biais cognitifs nous incitent à aller vers « ce qui nous plait » et à émettre une opinion sans réflexion réellement rigoureuse…

Pareillement, les auditions de l’assemblée nationale l’expliquent comme par exemple celle des professionnels les plus au fait de ces données ici :

Résumé : Le tarif GB est en fait déformé par des spécificités régionales et financières qui expliquent ces +37 € par rapport à la France :

* Tous les coûts énergétique de GB sont 20 à 30% plus élevés (Île, accès plus difficile, structure du marché)

* Le coût supplémentaire lié à l’aménagement de la zone : il faut à Hinkley Point revoir sensiblement la configuration du site pour amener et sécuriser la source d’eau froide.

* Les coûts supplémentaire de réseau (l’ajout d’un réacteur en France n’oblige pas à créer de nouvelles lignes « from scratch »)

* Les frais financiers : un projet privé ne permet pas d’accéder au financement public, meilleur marché.

* Les bénéfices privés (10%) : en France les bénéfices pour la nation sont indirects, on peut donc modérer les marges souhaitées, sans léser l’actionnaire France.

* Un tête de série nationale coute bien sûr bien plus cher qu’une 10ième centrale produite en série. (+15%)

* C’est la moyenne du parc qui fait le prix, pas une seule unité. Il y a toujours des centrales amorties qui moyennent le cout des nouvelles centrales.

Extraits :
« À propos de Hinkley Point, les 92 livres sterling par MWh doivent être rapportés au prix d’exercice (strike price) de l’éolien, qui s’élève à 90 livres en Grande-Bretagne et à 85 euros en France ; l’ordre de grandeur est le même pour les cycles combinés à gaz. Dans ce domaine, le prix est quasiment le même en livres et en euros, parce que l’énergie est plus chère de 30 % en Grande-Bretagne.

M. Hervé Machenaud. Nous calculons le coût de production par MWh de notre parc en France – dont l’EPR fera partie dès qu’il sera exploité –, mais pas de chacune des centrales qui le composent. En effet, ce coût dépend largement des choix de positionnement, d’arrêt, etc., liés aux arbitrages entre les différents réseaux de production et les différentes centrales, pour des raisons de sûreté ou de maintenance. »

Et l’éolien ? on compare (volontairement) des torchons et des serviettes !

D’un côté on met en avant l’EnR électrique intermittente la moins chère : l’éolien terrestre (80 €/MWh) mais en prenant bien soin :
• de masquer qu’au-delà de 10 GW de puissance utile en France, la base ne pourra plus s’adapter sauf à gaspiller des sommes très importantes (stockage, effacement,…)
• d’omettre que la moyenne des EnR coute plutôt 250 € en moyenne hors subvention et obligation d’achat
• de cacher que les matières premières ponctionnées sur la planète sont 3 à 6 fois plus gourmandes pour l’éolien (béton, sable, métaux,…) que le nucléaire ou l’hydro-électrique,
• que les nuisances de l’éolien pour les populations (très décentralisé) sont infiniment plus pénibles que pour le nucléaire (très concentré et presque sans nuisance autour)
• de nier qu’un improbable accident, aussi improbable qu’il soit, est bien moins délétère que le statut quo actuel des fossiles (pétrole, gaz, charbon) : la radioactivité fait des morts à haute dose, mais sur une population rapidement évacuée sous 50 km, iode, calfeutrement, la rapide dilution (carré de la distance) n’entraine pas de mortalité sensible car les 50 à 100 mSv ne sont pas atteint (avec des précautions alimentaires sur les ressources locales).
• d’oublier qu’il n’existe pas de meilleure alternative aux scénarios DECARB (notamment cliquer ici : Négatep ou voir l’ensemble du site www.SauvonsLeClimat.org ainsi que par exemple le site du RESSEC avec son scénario RESSEC2050 www.ressec.wordpress.com/about )

En effet, 2 000 milliards de gaspillés, c’est autant de morts et malades par chômage, insécurité, manque de soin, d’éducation, etc…
L’énergie la moins chère n’est pas celle qu’on ne consomme pas, mais celle qui est socialement la plus vertueuse (augmentons l’électricité pour diminuer les fossiles)

Résultat, la cible vertueuse en énergie utile est : 35% d’EnR (majoritairement chaleur) et 35% de nucléaire (100 GW) pour ne laisser que 20% de fossiles en attendant mieux.
Voilà le projet de société, qui conjugué avec les -15% d’économies supplémentaires au trend actuel (et d’efficience), peut nous sortir de l’impasse à venir.

Plus de détail sur les comparatifs de coûts ? Voir le prix du « watt utile ».
http://www.energie-crise.fr/spip.php?article90

_________________

 

ANNEXES ET COMMENTAIRES 2016 :

 

Thibault Lalonde relativise les prix ici

 

Rendement financier :

« Yannick d’Escatha,conseiller du PDG: Un retard de livraison de 4 ans (surcoût=3,5 Mds€) limiterait rentabilité à 7,8% (contre 9,2%)

 

http://www.lesechos.fr/10/03/2016/lesechos.fr/021758106494_edf—la-cour-des-comptes-apporte-son-lot-de-doutes-sur-hinkley-point.htm#xtor=RSS-41

 

 

 

Le marché UK de l’énergie est 20% plus cher que le continent (car marché insulaire)

 

Les prix de HP incluent la remise à niveau de la filière UK (relocalisation), comment conclure sur une rentabilité sur un exemplaire d’EPR ?

 

 

Le coût de base : et sur 80 ans, c’est encore mieux que sur 60 ans, qui sera déjà de :

 

60 years: EPR will produce 740 TWh = 14€/MWh (1,4 cent/kWh), so 2,5 x less capex than PV.

 

Bien sûr il faut ajouter les autres coûts (dont financiers).

 

 

  • Les prix :
    1. Comparatif éolien + gaz

http://www.world-nuclear-news.org/NN-Rivazs-open-letter-on-Hinkley-3008161.html

 

“offshore wind have recently averaged £137 per MWh, with a further £10 per MWh required to cover its intermittency

 

which compares poorly to Hinkley Point’s £92.50 per MWh »

 

L’éolien est donc 60% plus cher, et avec du gaz en backup.

 

Ou au moins £ 119,89 pour EA1, ou £ 114,39  pour 2020 BHEG Wallsall  (cf lien Thibault Lalonde)

 

 

Et £10 pour gérer l’intermittence parait bien optimiste, surtout en insulaire UK…

 

 

    • Prix du marché :

http://fsr.eui.eu/nuclear-power-france-overseas

 

« If the market price for electricity. included social cost of carbon + capital cost of capacity, it would be established at £72/MWh »

 

  • Ou voit que £90 pour le second site UK n’est que de 20% plus cher que le prix du marché de £72.

 

 

 

    • Le montant du projet : les médias dramatisent les chiffres.

Une simple règle de 3 avec 1 EPR de 1 650 MWe nous amène a un coût voisin de 8 Mds d’€. Alors qd on parle de 19 Mds d’€ pour la totalité.

 

Cessons de faire peur en incluant les Opex dans les 23 Mds€ de HP.

 

 

    • Seule inquiétude à avérer : Christian Taxil, administrateur EDF de la CGC pose la question ici :

« Développement  important des ENR (garantie d’accès réseau): HPC devra être modulable, mais les électrons non produits ne seront pas payés »

https://t.co/a7Lri2XoJj

Effectivement ?

 

 

 

 

 

Idée reçue n°47 : « Le nucléaire fait preuve de moins de transparence que les autres énergies »

FAUX.

 

L’énergie nucléaire civile est depuis de nombreuses années une industrie particulièrement transparente. Cela signifie qu’elle communique précisément sur les informations qui éclairent le public pour lui permettre de forger honnetement son esprit critique.

 

Bien sur trop d’information tue l’informations (inquiétude non fondée, saturation, amalgame instrumentalisés) et il convient de communiquer à bon escient. Donc un bon équilibre éthique à rechercher en permanence.

En France, depuis la création d’une autorité indépendante (ASN) assortie d’instutions techniques adaptées (IRSN), la maturité de la filière est tout à fait satisfaisante.

Bien plus que d’autres filières, où aucune autorité de même niveau n’offre un telle transparence. (Cf. les collusions entre élus locaux, ONG et EnR,  ou les campagnes des climatosceptiques financées par les industries des énergies fossiles privées.)

Pourtant, certains continuent pour des motifs idéologiques, à semmer un doute systématique sur cette technologie.

 

Pour exemple cette interview par France Culture ici (ou Médiapart ici)

de Sezin Topçu, (chargée de recherche CNRS, auteur de « La France nucléaire. L’art de gouverner une technologie contestée » (Seuil, 2013))

hautement contestable déontologiquement car présentant des subjectivités comme des vérités.

(Les commentaires sont impossibles sur le site, empêchant toute contestation démocratique.)

 

Curieuse conception du journalisme pour la meilleure radio culturelle française et de surcroit de service public.

Les termes sont contestables et appellent donc à un droit de réponse.

Beaucoup de notions sont partiales, voir ambiguës, et à chaque fois, sortant d’une neutralité exigible, la journaliste Ruth Stégassy se charge de connoter idéologiquement chaque propos.

 

Commentaire du Verbatim:

1) Pourquoi supposer une vision orgueilleuse et mégalomaniaque dans la « Grandeur industrielle« .

On peut aussi la qualifier tout simplement d’ « Indépendance nationale ». Qu’on apprécie d’ailleurs grandement aujourd’hui, en temps de crise.

Justement, in fine, le choix de la solution américaine prouve que l’orgueil national ne prime pas. L’efficacité oui.

On ne compte plus les bénéfices que le civil a tiré de la recherche militaire. Comme dans toutes les industries.

C’est bien le moins que la défense nationale, avec ses drames passés, ait contribué à sauver dans le monde au minimum 7 millions de vies à ce jour grace au nucléaire civil.

Ces progrès auraient eu lieu assez vite, même sans l’industrie militaire.

2) « 58 réacteurs actuels [NDLR : soit 19 centrales], 170 de prévus initialement« . 

Dommage qu’on ait interrompu cette transition énergétique avant l’heure. Tout ca par manque de courage, parce que le pétrole coutait moins cher… Manque de courage et de lucidité.

On ne se contenterait pas alors aujourd’hui de 17% d’énergie propre et stable,

mais on en aurait 50%.  Et de quoi enfin financer les autres 50% :  des EnR pour le chauffage/transport/industrie au lieu de se contenter de 13%, au demeurant partiellement inutiles (car intermittentes électriques).

« On a surestimé la consommation à venir »

On pense ici à l’envers. C’est le contraire !

On savait que les Français voudraient de l’électroménager, exporter des produits compétitifs, se déplacer rapidement sans polluer ni se tuer, développer la médecine, etc…

Vous en plaignez-vous ? Allons donc voir en Grèce si les coupures et le non développement nous attire… Bien sur les excès doivent-être corrigés. Travaillons-y.

3) « Société de consommation : nécessaire pour justifier cette industrie. »

Mais cette société, vous la réclamez chaque jour par vos achats. Quelle hypocrisie. Quelle ingratitude.

Et ce n’est pas l’électricité la fautive, au contraire. Elle atténue les effets des autres énergies nuisibles.

4) « Elever le consommateur français au rang du consommateur américain »

Frigo, congélo, four, télé, aspirateur, climatiseur dans le métro ou au boulot. Quelle horreur, qui défend encore un tel modèle aujourd’hui !

5) « Le chauffage électrique : solution parfaite [pour justifier le nucléaire] »

Ce sous-entendu est faux. c’est le contraire qui est vrai.

Le chauffage électrique est une formidable opportunité qui a été saisie.

Il soulage l’investissement de départ (pas de tuyaux couteux), évitent les importations et la pollution atmosphérique. De quoi aussi préserver le pouvoir d’achat.

Et ils s’améliorent de jour en jour (bientôt fini totalement les convecteurs !)

Tant mieux si le nucléaire pouvait offrir un tel confort sans pollution excessive !

Faisons baisser son prix plutôt que d’augmenter la CSPE à cause des EnR électriques.

6) « Pourquoi a-t-on restructuré le CEA : la technologie était obsolète ? »

Curieuse question à charge de la journaliste qui ne semble pas connaitre l’industrie.

Alors que l’explication est claire : la reconversion vient du fait qu’on a changé de filière technique.

7) « Nucléocratie« . 

Mot valise, stigmatisant, méprisant et jaloux, qui évite de penser par soi-même objectivement.

Où est l’assertivité ici ? Et si c’était des ingénieurs brillants motivés par l’intérêt collectif et le souhait de nourrir leur famille ?

Qui ont réussi un défi mondialement reconnu.

8) « Relation incestueuse entre ingénierie et contrôle ».

Les années 60/70 avaient leur degré d’évolution, la société a progressivement atteint des standards démocratiques et de régulation meilleurs.

Pourquoi parler d’inceste ? A l’époque c’était la norme dans les industries naissantes.

Parler de « Conflit d’intérêt » est une vision rétroactive de l’histoire. Il faut construire d’abord, puis optimiser l’organisation ensuite.

9) « Taille << démesurée >> du Clan Messmer« .

Ne faut-il pas une taille importante pour implanter une grande industrie ?

Pas de factuel dans ce jugement de valeur.

10) « Programme non réfléchi. » 

Idem. Pure subjectivité. Curieuse déontologie, à charge uniquement..

11) « PSU : opposé au nucléaire ».

Il faut bien se démarquer du PS quand on veut exister. Michel Rocard est vite devenu un ardent défenseur de cette technologie au vu de ses avantages. Pourquoi le cacher ?

12) « Disqualification de la contestation ».

Fallait-il sur-qualifier la contestation vu que l’histoire lui a donné tort face à ses « peurs irrationnelles » ?

Après tout la contestation a pu s’exprimer. Elle a challengé encore davantage la culture de la sureté. Ce sont les bienfaits de la démocratie.

En fait, on constate que le nucléaire civil cristallise de nombreuses contestations latentes : antiautoritariste, antitechnocratique, anticapitaliste…

Un réel travail sociologique mériterait pour le coup de l’expliciter.

13) « L’urgence [serait] motivée par le désir de prendre de vitesse la contestation. »

On peut aussi argumenter qu’elle est plutôt liée aux besoins urgents face à la crise pétrolière et aux coûts : les fortes exigences capitalistiques justifie de ne pas perdre de temps.

On constate que la « sphère judiciaire a validé les thèses d’EDF vu l’intérêt général. » Dont acte.

« Main mise sur le judiciaire« . Encore un commentaire subjectif de la journaliste, plutôt spéculatif car peu argumenté.

14) « Homo économicus contre l’homo-ecologicus » ?

et si c’était plutôt « avec » ?

Sans le nucléaire, c’est l’homo-fossilus qui aurait vaincu l’homo-écologicus.  Ils sont donc alliés plutôt qu’ennemis.

Quelle vision caricaturale et déconnectée du monde réel.

Et si c’était à refaire ?

Le nucléaire a promu, directement et indirectement, le développement social : est-ce une corruption ou au contraire une manne positive, c’est à dire précisément le mobile de ce projet de société : produire une technologie rentable, plus propre que les alternatives fossiles couplées aux EnR, et qui contribue à libérer davantage l’Homme ?

La sécurité me direz-vous ? et si les risques de mortalité étaient en fait tout à fait acceptables compte tenu de la facilité à éviter la large dispertion de radioactivité dangereuse (au dela de 50 mSv). Confinement efficace, moyens d’intervention rapide, dilution rapide en cas d’évenement non prévu. Nos dirigeants ne nous auraient donc pas trahi ? Quelle déception pour les populistes…

15) « 1 mort pendant la manifestation contre Super-Phenix » :

On oublie de signaler la déclaration préalable des plus radicaux antinucléaires : « il faudra du sang ».

Où sont les plus violents ? les plus belliqueux ?

16) Opposant PS : « Paul Quilès« .

Il a pu déployer sa vision contestataire, gage de démocratie interne au PS.

Il n’a pas été soutenu vu sa vision archaïque et tactique sur l’énergie.

17) « L’opposition de forte qualité technique a été découpée au ciseau et écartée de la contestation ».

Au contraire. Elle méritait un traitement digne. Associer les anti-nucléaires qui ont des arguments est tout à l’honneur du pouvoir.

Dialogue, concertation contradictoire, syndicalistes associés. Autant de gage de démocratie.

18) « Devenu gênants vis à vis du corps des mines ». 

L’idéologie de certains et l’instrumentalisation de leur cause les rendent gênant effectivement…  Qu’ils soient un minimum éthiques et ils seront respectés.

19) Sur la parole donnée aux opposants : « supprimer les gêneurs : débats qui n’en sont pas tout à fait.  Pas de réévaluation du programme nucléaire. »

Ils se sont exprimés à l’époque, ils n’ont pas eu gain de cause vu leur arguments. Pourquoi aurait-on du « réévaluer le programme nucléaire » ?

20) « Le secret avait une place de choix ».  

Si chez les opposants, la fin justifie les moyens, il est normal qu’une prudence s’instaure.

21) « Commission Locale d’information : désactivées : pas les moyens nécessaire. Dépendante. »  

Les CLI sont montées progressivement en puissance. Elles sont pluralistes.

Remarque : Quand on voit « l’indépendance » de la CRIIRAD, on comprend la prudence à donner accès à 100% de l’information aux plus manipulateurs des contestataires. (« L’altruisme égoïste » n’est pas toujours répandu…)

Il faut que les acteurs se méritent réciproquement. Quand on a pas assez d’argument, je constate qu’on en invente. C’est inacceptable.

22) « Eduquer ou endoctriner ? ». 

Procès d’intention. Les opposants supposent forcément que toute éducation au nucléaire, pourtant nécessaire, est un endoctrinement.

Il faut pourtant éduquer et parler vrai.

23) « OGM moins irréversibles que le nucléaire ».

Pas sûr : l’essaimage OGM est pire que le démantèlement nucléaire tout à fait maitrisé comme prévu.

24) « Ecolier invités à des visites de centrales : truisme incroyable. »  

Quelle est cette « vérité si banale » qu’elle ne doive être communiquée ?

S’il s’agit du fonctionnement des centrales, l’incurie et la manipulation sont telles qu’il est urgent de partager largement ce savoir…

25) « Désacralisation du nucléaire. Objectif banaliser les centrales ».

Parce qu’il faudrait les sacraliser ? parce que c’est nouveau ? de tout temps l’innovation a fait peur, jusqu’à ce qu’on l’apprivoise. (téléphone, train,…)

Quelle est cette nouvelle religion qui voudrait qu’on sacralise une chaudière à vapeur un peu sophistiquée ?

Faudrait-il affoler le public et nourrir davantage les effets nocébo déjà encouragés par les écolos et la presse cupide ?

26) « Résignation des antinucléaires » :

Oui, faire le deuil d’un monde idéal n’est pas facile. En fait la nature ne l’est pas, ne l’a jamais été.

La technique, dans un cadre qui respecte l’équilibre naturel, permet de s’affranchir un peu de la barbarie naturelle.

27) « Recours absolu au secret en période post Tchernobyl ».

Complotisme. Aucun secret, juste une dilution des doses telle qu’il est inutile de terroriser les populations qui ignorent les subtilités sur les doses et leurs échelles complexes.

28) « Vision singulière : refusant les mesures de contamination ».

Les mesures sont pourtant claires et négligeables, comme en Corse où l’étude des doses prouve très clairement qu’aucune inflexion des pathologies n’est survenue après Tchernobyl.

http://ressec.wordpress.com/2013/08/07/la-vaste-supercherie-de-lexces-de-cancer-en-corse-qui-serait-du-a-tchernobyl/

29) « Nuage s’arrêter aux frontières ».

Il reste donc encore des journalistes pour croire à ce hoax savamment entretenu par la rumeur urbaine et la complicité idéologique ?

Pourtant cela a été clairement démenti ici :

http://www.ecolo.org voir ici

et par exemple ici : http://www.alainmadelin.fr/blog/billets/le-vrai-mensonge-du-nuage-de-tchernobyl/

30) « Santé vétérinaire, ne rien communiquer : obéi comme un seul homme. »   « Omerta totale, les média ont eu un rôle hallucinant pour endormir tout le monde. »

Et s’ils avaient fait leur travail en ne répandant pas des allégations mensongères ?

Quel aplomb d’affirmer de tels propos…

31) « Pas de mesure simple en France comme dans les autres pays ».

Quelle différences de mesures ?

Les autres pays ne sont pas tous pareillement touchés vu la proximité et l’orientation des vents qui a limité l’exposition en France à 3 jours au lieu de 11 pour l’exposition de l’Europe.

32) « Normalisation du secret dans le corps social »

Ou discernement et vérité qui prend effet dans le corps social.

Pourquoi toujours cette théorie du complot sans arguments ? Biais cognitif ?

33) « Transfert de responsabilité : faire porter le poids des accidents sur les populations. »

Nous sommes tous solidaires de notre civilisation; épidémies, pétrole, médecine, nucléaire, etc…

Pourquoi des doses très faibles ne pourraient pas être gérées en commun ?

Doit-on infliger un traumatisme bien pire en évacuant tout le monde ? Ayons une attitude responsable.

34) Ukraine « Préférable de ne pas insister sur le relogement car cela coute énormément ».

Bien sûr et surtout si cela ne sert à rien vu que les doses sont faibles, (moins de 20 mSv)

et tout à fait négligeable face aux autres maux (alcool, tabac, route, chômage) qui eux sont sensibles aux développement économique et donc culturel.

35) « 25% de son budget national. »  

Chaque pays doit assumer les conséquences des fausses économies qu’il décide.

36) « Impossible puisqu’il ne reste pas d’endroits propres. » 

Ces endroits sont désormais aussi propres que les zones radioactives naturelles du Limousin, de Bretagne, et davantage que celle d’Iran ou du Brésil ou des enfants habitent depuis des décennies sans aucun problème.

37) « Réhabilitation participative à la gestion de leur quotidien. » 

C’est du bon sens, pourquoi vouloir qu’il en soit autrement ?

Comme à Katrina, AZF ou Bopal, pourtant 1 000 fois pire localement. Les rares accidents nucléaires sont un moindre mal vu les avantages énormes et assez méconnus

38) « Compteur Geiger, maitrise individuelle. Terrain miné au quotidien. » 

Pourquoi tenir des propos anxiogènes sans tenir compte de la science ? C’est criminel.

39) « Cette approche fut valorisée, considérée comme seule valable, comme à Fukushima ». 

Effectivement, et pour cause. Encore aucun argument.

40) « Retour à la normale, un leurre. » 

Heureusement que la vie redevient normale d’un point de vue radioactif, sur quelle base en douter ? Sur les autres critères, c’est différent.

41) « Pas de retour à la normal possible. » 

Pourquoi ? Hiroshima est une ville prospère et sure. 

42) « Ce qui est en cause : le destin non choisi est la seule solution possible. »

La collectivité choisit et assume collectivement.

Ne pas prendre de risque (calculé) est le pire des risques.

43) « catastrophe qui fond sur nous ».

L’émotionnel est une arme, nous devons en user avec …un principe de précaution.

44) « Ne pas considérer l’accident comme une hypothèse mais comme une certitude. »

C’est très peu probable en Europe mais même si cela arrivait, l’enceinte de confinement permettrait d’avoir 0 morts et bien peu de blessés vu les rejets limités grâce aux filtres à sable. Mille fois mieux que le charbon Allemand dans tous les cas. Combien de morts au fait ?

45) « Novlangue qui sous-tend ce discours. » 

Tout discours est une Novlangue, reste à savoir laquelle est la moins malhonnête ou ignorante.

46) « Le nucléaire serait devenu ouvert. » 

C’est après tout ce qu’on désire. Cela en frustre certains ?

47) « Ces choix technologiques qui pourraient être défaits et refaits. » 

Si c’était à refaire, bien sûr qu’on le referait.

48) « Des débats public : ces débats sont désertés par ceux qui pourraient y aller. » 

Quelle hypocrisie. Ce sont justement les plus ultra qui empêchent qu’ils se tiennent. Pourquoi le cacher par omission ?

49) « La société civile demande un débat national, qui n’a pas eu lieu. » 

Le débat a eu lieu grâce à Hollande. Les Français sont pour à plus de 65%.

Ok, débattons-en tous les 20 ans, à chaque génération.

50) « Championne d’organisation de débat après le fait accompli. (EPR, …) ». 

Gouverner c’est prévoir. Y a-t-il eu débat préalable quand on imposa des puissances pléthoriques en éoliennes et PV inutiles à prix d’or ?

Sur CIGEO on débat avant, et les écolos font tout pour tout bloquer, pour que le problème subsiste ne plus longtemps possible…

51) « Ces questions ne trouvent plus leur public. »

Parce que les choses sont claires : le nucléaire est un mal nécessaire, à développer au coté des autres solutions vertueuses. Car moindre que tous les autres connus et réalistes.

52) « Les débats ont été sabotés : la CNDP n’a pu organiser ces débats. » 

Faux, ils sont consultables sur internet (Cigéo).

53) « Débacratie : ceux qui débattent sont ceux qui décident. » 

Faux les opposants ont pu dérouler leur argumentation contestable.

Contacter l’émission :

http://www.franceculture.fr/contact

01 56 40 36 72

Terre à terre

Ruth Stégassy

Idée reçue n°46 : « Les faibles doses de radioactivité restent proportionnellement dangeureuses en deça de 20 mSv »

Non elles ne le sont pas.

Si on aurait tord d’affirmer qu’aucun effet n’est constaté sous ce seuil, on ne peut pas non plus affirmer qu’il y a une « certaine » linéarité quand on se situe dans le domaine des faibles doses. En réalité, on constate qu’il n’y a absolument pas de linéarité. En conséquence, arrêtons de se faire peur inutilement, ou d’être influencé insidieusement par des idéologiques non scientifiques. Cela n’enlève bien sûr pas la présence éternelle du doute et de la prudence.

Pour les rares personnes dont la radiosensibilité atypique est prouvée (pas les faux électrosensibles touchés par l’effet nocébo bien connu) et les enfants, le seuil peut probablement diminuer légèrement mais ca reste très largement au dessus de tout ce qu’il pourront recevoir dans leur vie. Pendant ce temps Rappelons nous les nombreux autres facteurs cancérigènes de la vie quotidienne que chacun s’inflige volontairement ! Pas tant les minimes pesticides ou PE sauf exception, mais les excès de sucres et sels et gras, de produits transformés. Quant à l’air pollué par les gaz d’échappement et de chauffage (au demeurant 50 % de moins qu’il a 50 ans à Paris), il pèse bien moins que le manque d’exercice. Les fonctions émonctorielles sont là pour gérer une bonne partie de nos excès. Avant épuisement par saturation.

Pour revenir à notre sujet, le Pr Bourguignon avance ces analyses, bien que contestées :

http://www-sante.ujf-grenoble.fr/SANTE/alpesmed/evenements/rns/pdf/vendredi/4_bourguignon_RNS_8_fevrier_2013.pdf


Mais la citation la plus importante à retenir est la suivante :

Comme l’explique clairement Hubert Flocard,


Même si on peut prétendre que « L’absence d’évidence n’implique pas l’évidence d’absence »,

on ne fait jamais de choix seulement sur des données absolues, mais uniquement sur des données probabilistes.

Ne pas observer un phénomène accroit de façon calculable la probabilité qu’il n’existe pas.

Tout est dit.
Maxime toujours oubliée dans les médias, qui prétendent que  » la science n’a pas tranché la controverse ! Les lobbies veillent à influencer le principe de précaution ! ».
Non. C’est rare.

Et les biais cognitifs font le reste. Sans qu’on en ait conscience, on s’oriente vers les thèses qui nous satisfont, qu’on a déjà retenu comme a priori.

Sources : http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/peut-on-faire-confiance-a-notre-136778

Avouer avoir tord, c’est humiliant, révélateur qu’on peut être faillible comme sur le reste. Il faut beaucoup de sécurité intérieure pour parvenir douter de ses propres convictions.

Les antinucléaires ont le droit de prôner une société décroissante et de tenter d’en convaincre leur contemporains.

Au lieu de cela, ils se décrédibilisent. La fin justifiant les moyens, ils surfent sur la souffrance indicible de quelques populations (Tchernobyl), afin de décourager et décrédibiliser une technologie qu’ils abhorrent. Ce rejet épidermique, irrationnel, les empêche de raisonner. Ils ne peuvent faire la balance bénéfices / risques, immensément favorable pour la biodiversité et l’Homme. Leur intégration sociale en dépend, le groupe se chargeant de ramener à la raison ceux qui pensent différemment.

 

Gardons-nous donc de l’inverse : les rationalistes doivent rester ouverts à tout moment à une remise en question de leur savoir.

 

En attendant ils doivent fermement s’appuyer sur leur conclusions, dument étayées, ne pas tergiverser, et investir rapidement dans les énergies les plus vertueuses pour l’humanité.

PS : A noter aussi ce résumé de l’excellent Roland Masse sur les faibles doses :

http://sauvonsleclimat.org/conferences-et-courshtml/6eme-universite-dete-slc-aix-en-provence-12-au-14-septembre-2013/35-fparticles/1442-6eme-universite-dete-slc-aix-en-provence-12-au-14-septembre-2013.html

Roland MASSE – Académie des technologies, Académie de Médecine :
Effets sanitaires des faibles doses de rayonnements ionisants

Présentation :

De manière consensuelle on parle de faibles doses pour des expositions corps entier cumulées inférieures à 100 mSv. Dans les populations, c’est la limite au dessus de
laquelle l’épidémiologie permet d’établir une augmentation de cancers directement liée à cette exposition. La population de référence est celle des survivants d’Hiroshima et
Nagasaki pour laquelle une relation entre la dose et l’effet est clairement démontrée.

Compte tenu des incertitudes, cette relation peut être décrite par une loi linéaire passant par l’origine. D’autres ajustements sont possibles mais à partir de concepts biologiques non validés datant des années 50 il a été postulé que la cancérisation des tissus était la conséquence directe d’un accroissement de mutations radioinduites et que cet accroissement devait obéir à une loi linéaire. Ainsi est ainsi née la théorie de la relation linéaire sans seuil (LNT des Anglo-Saxons) qui sert de base à la limitation des expositions en radioprotection.
Bien qu’il n’existe pas de preuve directe d’un excès de cancers au dessous de 100 mSv, imposer la LNT pour la mise en relation de l’observation de taux de cancers dans les populations exposées avec ces variations d’exposition aboutit à une évaluation d’un risque par unité de dose compatible avec celui dérivé des survivants japonais. Ceci même lorsque la population concernée fait nettement moins de cancers que la population générale (cas des travailleurs du nucléaire). Cette pratique a laissé croire que la réalité d’excès de cancers pour des doses de l’ordre de 10 mSv ou moins était démontrée, il n’en est rien.

L’effet cancérogène des radiations ionisantes est très faible et le taux spontané du cancer est trop élevé pour qu’on puisse distinguer cette contribution si elle existe.

L’épidémiologie n’est pas moins impuissante à démontrer l’existence de seuils au dessous desquels aucun cancer ne serait dû à de faibles expositions. On n’observe pas d’excès de cancers en Iran, en Inde, en Chine au Brésil dans les populations soumises à de fortes expositions externes naturelles pouvant cumuler plusieurs centaines de mSv mais la puissance statistique de ces études ne permet pas d’exclure ce risque. On peut cependant remarquer que certaines données, environnementales ou professionnelles, suggèrent que non seulement il n’y a pas de risque attribuable mais qu’une certaine protection contre le cancer est conférée par de faibles expositions.

Assez paradoxalement également les corrélations géographiques sont inverses entre exposition moyenne au radon et survenue de cancers du poumon ; il n’y a pas d’explication satisfaisante à cette observation car
lorsque les mesures individuelles d’exposition aux mêmes lieux sont acquises, la corrélation est cette fois directe. Avec le radon cependant il s’agit toujours de fortes doses
réparties de manière hétérogène, non de faibles doses. Les populations de la vallée de la Techa soumises à une exposition chronique par les produits de fission confirment en outre qu’une dose ajoutée de plus de 100 mSv sur la vie est associée à un excès de cancer. L’accident de Tchernobyl n’a pas apporté de nouveau en matière de connaissances du risque des faibles doses, il a par contre rappelé l’importance des rejets d’iode sur les cancers de la thyroïde de l’enfant pour des doses équivalentes moyennes à la thyroïde de l’ordre de grandeur du Sv. Par ailleurs, plus de 500.000 intervenants sur site ont accumulé des doses moyennes, corps entier, de 100 mSv et constituent une nouvelle référence pour l’étude des effets tardifs. Actuellement il n’est pas observé chez eux d’augmentation globale des cancers mais certains groupes ont un excès de leucémies. Il n’a pas été observé d’accroissement des tumeurs autres que celles de la thyroïde dans les populations riveraines. L’accident de Fukushima a affecté de grandes populations évacuées mais les doses délivrées ont été maintenues faibles. Une enquête épidémiologique rigoureuse planifiée sur plus de 2 millions de résidents permettra de faire le bilan des effets radioinduits, s’ils existent, et surtout des conséquences indirectes dues aux perturbations induites par la gestion de l’accident. Cette dimension qui fait défaut à Tchernobyl a permis des évaluations très fantaisistes d’effets sanitaires attribués aux rayonnements ionisants bien qu’ils n’obéissent à aucune relation dose effet.

Il ne faudrait pas conclure que de petites doses ne font rien. Les études de biologie cellulaire et moléculaire montrent qu’on peut identifier à partir de quelques microsieverts
les atteintes ciblées de molécules sensibles et les conséquences qui peuvent en résulter sur le maintien de l’intégrité tissulaire et sur la cancérisation. Ces phénomènes sont extrêmement complexes, ne répondent pas à une loi linéaire, ils conduisent parfois à des relations dose effet non monotones et les mécanismes de défense au meilleur coût sont privilégiés.

En conclusion, s’il existe encore beaucoup à apprendre des faibles doses pour la connaissance de l’adaptation cellulaire au stress, l’impact sanitaire qui leur est attribuable
demeure très limité et ne peut être remis en cause. Les conclusions des rapports ExternE de l’Union Européenne restent fondées, elles établissent, par rapport à l’ensemble des sources primaires d’énergie que l’énergie nucléaire est particulièrement économe en matière de santé de l’homme, toutes situations prises en compte. Ce n’est pas le cas du charbon et de la biomasse.

Idée reçue n°45 : « Tous les prix des énergies vont augmenter, à l’instar de l’électricité »

FAUX  car pas du tout dans les mêmes proportions !

On le sait peu : L’électricité a baissé en France de 30% entre 1990 et 2007 en euros constants !

Source : http://www.atlantico.fr/decryptage/hausse-tarifs-electricite-combien-eleverait-votre-facture-etiez-allemand-britannique-espagnol-ou-italien-jacques-percebois-et-st-803124.html
(selon les contrats de puissance : 21 à 15 ou 14 à 11)

Ce seront de plus en plus les surtaxes subventionnant les inutiles et contreproductifs renouvelables électriques qui feront augmenter l’électricité.

Meme les EPR, très progressivement introduits dans le prix moyen des 58 réacteurs, ne feront augmenter progressivement et in fine que de 30% les prix. (Le premier EPR à 109 € en OK inclut des surcours financiers et insulaires : 70 € max en France à la cible)
Et ceci inclut bien sur intégralement le stockage des déchets par Cigéo et le démantelement. (Cf. la Cour des Comptes.)

Les énergies fossiles, elles, ne sont pas cher car puisées gratuitement dans le sol et exemptes des couts de leurs externalités. Mais elles augmenteront de 100% à la moindre tension guerrière, ou même vu la demande en hausse des BRICS,
vu la faible élasticité de la production (meme non conventionnelle) et des infrastructures.
Prenons conscience à quel point nos emplois et notre systeme social est dépendant de la bonne résiliance de nos choix énergétique…

 

Mison sur un trio : Enr chaleur (biomasse, Pompes à chaleur), hydraulique, nouveau nucléaire.

par nikopol92

Idée reçue n°44 : « Malgré leurs surcouts, les Allemands dépensent moins que les Francais en électricité vu leur moindre consommation »

FAUX !

Ce poncif répété en boucle est, comme bien d’autres, un pur bluff !

Une famille dépense 21% en plus et cela ne fait que commencer ! bientot 50% puis 100% vu les augmentations concretement programmées en Allemagne.

 

Et c’est un site anti-nucléaire qui l’avoue !

 

Facture d’électricité en France et en Allemagne (consommation moyenne du pays)
 €/kWh          Consommation  Tarif HT      Facture HT  Tarif TTC    Facture TTC
 France          5.995 kWh             0,0911 €     546,14 €       0,1327 €    795,54 €
 Allemagne   3.590 kWh             0,1432 €     514,09 €       0,2676 €    960,68 €
http://energeia.voila.net/electri2/electricite_residentiel_france_allemagne.htm

 

CQFD !

par nikopol92