Idée reçue n°31 : « La géothermie pourra aider à remplacer le nucléaire en France »

Alors qu’on entend souvent Jean-Luc Mélenchon prétendre remplacer le nucléaire par « les énergies de futur » comme la géothermie (et aussi les énergies marines…),

que penser du potentiel réel de cette énergie des diverses profondeurs terrestre ?

Si son développement est une opportunité et doit être développée partout où elle est pertinente (voir ici les perspectives (DOM, iles appropriées, etc…) )

elle ne peut en aucun cas représenter à moyen terme une énergie de masse.

L’argument.

Extrait :

« Une production géothermique d’une puissance de 96 GW est envisagée. Or le flux géothermique moyen est compris entre 0,05 et 0,13 W/m2 en France. En retenant l’estimation haute et compte tenu que le rendement de la production géothermique est généralement pris égal à 10% on voit qu’il faudrait équiper plus de 7 millions de km2 pour atteindre les objectifs fixés dans le rapport. Cela paraît évidemment impossible. Il est vrai qu’il existe de gisements de roches sèches qui permettent d’obtenir de la vapeur à quelques centaines de degrés (par exemple à Soultz la forêt). Mais, dans ces cas, c’est en réalité une réserve de chaleur qu’on exploite. Cette exploitation est possible pendant 20 à 50 ans selon les cas. Dans ces conditions on ne peut pas ranger la géothermie parmi les énergies renouvelables, sans compter les conséquences environnementales qu’auraient l’utilisation de la technique de fracture des roches à grande profondeur. »

Source : cliquer ici

 

Autre article connexe :

Le conte de la géothermie

 

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Idée reçue n°30 : « Les biocarburants encouragent forcément les fossiles et le nucléaire ne peut faire baisser le C02 pour les transports à essence »

<en travaux>

FAUX !

Les biocarburants de dernière génération promettent d’épargner le pétrole en utilisant l’hydrogène, injectée dans la dynamisation du processus de production.

Cette hydrogène sera produite à partir de surplus de production nucléaire ou ENR.

 

Séduisant quand on voit les opportunités et la difficulté de convertir rapidement les infrastructures liées aux moteurs thermiques (automobile et camions, industrie, chauffage) rapidement à l’électrique !

 

Idée reçue n°29 : « La norme RT2012 dans le batiment a raison de décourager le chauffage électrique en comptabilisant l’énergie primaire »

FAUX.
On entend partout sans être sûr que cela soit justifié : « Le chauffage électrique est une ineptie ».

Oui si l’habitation est une passoire, cela coute trop cher. Mais dès qu’on isole un peu, c’est écologique !

En effet, la production d’électricité sera de plus en plus compétitive par rapport aux énergies fossiles (sauf avec le gaz de schiste…).

Donc seul un anti-nucléarisme primaire conduit à considérer que perdre près de la moitié de l’energie primaire dans la technique électronucléaire est un problème.

Si l’énergie finale est abondante, bon marché et écologique, pourquoi s’en priver sous pretexte qu’on « gaspillerait » de l’énergie primaire ? Le moteur d’une automobile a un rendement énergétique déplorable (contrairement au moteur électrique) : est-ce une raison pour l’abandonner immédiatement ? Non, bien sûr.

D’où le scandale récent où les lobbies des ENR appuyés par les Verts au gouvernement ont réussi, devant l’ignorance du PS en matière énergétique, à faire passer en force et en catimini une législation imposant un traitement inique de l’énergie nucléaire au profit du gaz. Et ceci sans tenir réllement compte des gaz à effet de serre.

Certains se sont émus de cette injustice faite à l’énergie électrique (voir ici). Un recours aurait du être validé vu l’inconstitutionnalité manifeste de cette directive en fonction de la loi sur le Grenelle de l’environnement. Mais l’inertie a été la plus forte, et on attend qu’un gouvernement courageux amende cette législation (NDLR 01/2017:la RT2018 n’en prend pas le chemin)

Plus généralement, la question d’encourager ou pas le chauffage électrique fait débat (voir l’article discutable du Monde ici).

Alors, allez consulter ci dessus « l’idée reçue n°33″ sur « Les pics en hiver de la consommations électrique (couverts par les énergies fossiles) sont liés au chauffage électrique » !

Plus de détail proposé par Hervé P. :

– Pourquoi promouvoir le chauffage électrique est-il devenu tabou ?

-> Pour avoir moins besoin d’électricité.

– Pourquoi souhaiter avoir moins besoin d’électricité ?

-> Pour pouvoir se passer de nucléaire.

L’argument principal contre le chauffage électrique est que le rendement n’est que de un tiers ; c’est donc du gaspillage.

Ce raisonnement suppose implicitement que nous manquons d’énergie (ce qui est inexact : la quantité d’énergie accessible est surabondante, la seule question est son coût) et considère de la même façon le MWh disponible à la maison et le MWh produit par une réaction nucléaire, qui est tout de même moins commode d’usage pour le citoyen de base.

Cet abus de la notion de rendement par des personnes qui n’y connaissent rien en physique doit être dénoncé – le rendement de la production éolienne ou photovoltaïque est compté pour 1, celui des PAC est compté égal à leur COP ; n’importe quoi ! Tout est bon pour disqualifier l’électricité c’est-à-dire en réalité le nucléaire. Et cela se traduit par les obligations de la RT 2012 et par ce qui se prépare sur le logement existant.

Ce qui est limité, c’est la capacité de l’atmosphère à recevoir du CO2 sans trop chauffer. Le reste est affaire d’affectation de moyens (force de travail et financement) entre les différentes formes d’énergie, entre l’énergie (production, consommation et énergie) et les activités hors énergie.

 

 Articles en relation :

L’expansion : « Le chauffage électrique : moins gourmand que le gaz » (Hervé N.)

Manicore : « Le chauffage électrique est-il une horreur écologique ? » (Jean-Marc J.)

Blog citoyen Gouvernance de l’énergie : Les incohérences du bilan énergétique français(I) : l’absurdité de l’énergie finale

 

Idée reçue n°28 : « On a encouragé le chauffage électrique pour favoriser l’énergie nucléaire »

<en travaux>

 

La question d’encourager ou pas le chauffage électrique fait débat (voir l’article discutable du Monde ici).

Allez consulter ci dessus « l’idée reçue n°33 » sur « Les pics en hiver de la consommations électrique (couverts par les énergies fossiles) sont liés au chauffage électrique » !

Idée reçue n°27 : « EDF, société anonyme a intérêt à développer son parc nucléaire »

<en travaux>

 

Faux.

Les centrales nucléaires couvrant les périodes de l’année de basse consommation sont moins rentables.

Contrairement à ce que pourrait craindre certains Verts, EDF a donc intérêt, si l’autorité politique et écologique ne lui demande pas, à maximiser l’utilisation des autres centrales toutes aussi flexibles mais moins couteuses, consommant des énergies fossiles.

Il est donc nécessaire de faire jouer un cahier des charges contraignant, et permettant à terme d’amortir les besoins en chargement des véhicules électriques (surtout la nuit) et des exportations complémentaires rentables vues les économies d’échelles.

Idée reçue n°26 : « Nos centrales nucléaires ne s’exportent pas à l’étranger donc c’est un mauvais investissement pour la France »

<En travaux>

Faux.

Cette période charnière des années 2000 et 2010 correspond à un intermède:

– après la vague de construction en France des années 70 à 90,

– avant l’obsolescence (non programmée !) des centrales anciennes au dela de 40 ans (La première, Fessenheim en 2017)

– après deux accidents ayant effrayé la planète et les décideurs, et nécessitant d’intégrer le Retour sur EXpérience.

– après le gel des contruction aux USA suite à la production massve de gaz de schiste bon marché

– après la crise de 2002 et 2008 provoquant un ralentissement de la croissance

– après un prix somme toute raisonnable des prix du pétrole

– des appels d’offre où le lowcost avait le vent en poupe (Les émirats choisissant la Corée du Sud, Areva ne disposant pas d’une offre de taille réduite et bon marché).

La hausse du prix du pétrole, la croissance continue des besoins en énergie, le remplacement des vieilles centrales, l’arrivée des pays émergeants sur le marché de l’énergie propre et de haute technologie, la raréfaction des réserves forcant les pays de l’OPEP à ménager leur consommation et à diversifier leur investissements

autant d’argument en faveur de la reprise des commandes.

Alors vu nos avantages compétitifs face à Westinghouse, Toshiba, Général Electrique, etc… soutenons notre industrie nationale !

Idée reçue n°25 : « Le nucléaire ne rapporte pas de devises à la France par les exportations d’électricité »

Outre les ventes de centrales (voir ici) la France exporte de l’éléctricité (voir ici) et en tire des revenus substantiels.

Et pour la première fois depuis 2012, le solde est positif avec l’Allemagne depuisque cette dernière a arrêté certaines de ses centrales.

Mais attention, l’export ou l’absence d’importation d’un pays n’est pas une fin en soi : si l’Allemagne parvient à ne pas importer beaucoup malgré ces arrêts, c’est parce qu’elle consomme massivement des énergies fossiles (importées !). Donc arrêtons de considérer ce critère comme déterminant en valeur….

La consommation de CO2 par habitant est un meilleur critère, ou même la balance commerciale en la matière.

Idée reçue n°23 : « Le nucléaire régresse dans le monde, la preuve l’Allemagne et l’Italie sortent du nucléaire »

Faux.

La tendance générale  est plutôt à la reprise après une période d’incertitude.

La fin de la première vague de construction, le réchauffement climatique, la hausse des coûts des énergies fossiles, les tensions géopolitiques, le progrès techniques, les problèmes d’intermittence non résolus par les ENR, la pollution atmosphériques, autant d’arguments en faveur de cette énergie nucléaire. Pas de panacée pour l’heure, mais une solution assez propre que nous souvent. Les autres scénario crédibles sont dotés d’inconvénients bien pires. Et même rares les accidents n’engendrent pas des catastrophes rédhibitoires, comparées aux conséquences dramatiques des autres énergies.

 

La liste des réacteurs en construction (60), en programmés (155) et envisagés (338) est disponible ici.

En Europe : France, Royaume uni, République Tchèque, Slovaquie, Roumanie, Bulgarie, Pologne, Turquie, Arménie et peut-être Finlande et Hongrie, Pays bas, Lituanie,

nombreux sont les pays qui envisagent d’étendre leur parc électronucléaire.

 

Pendant ce temps, La Russie intrigue avec le gaz pour nous dissuader de gagner notre indépendance et garder le contrôle sur notre future liberté.

Certains pays payent cher leur erreur passée : Italie, Espagne, Grèce. Leur balance des paiements, et la pollution atmosphérique (et celle de leur voisins) en pâtissent encore.

 

Idée reçue n°22 : « La concurrence pronée dans le nucléaire par la commission Européenne actuelle favorise l’intérêt collectif »

<en travaux>

L’énergie n’est pas un bien de consommation comme un autre.

Sa quantité est limitée et va en décroissant pour les fossiles. Il faut donc la consommer avec prudence.

La concurrence peut souvent, dans ce cas, conduire à une aggravation de la pénurie, à la spéculation au dépend du consommateur, et au renchérissement

 

L’électron n’est pas une « commodity » comme les autres !

Voir l’avis de l’autorité de la concurrence :

http://www.autoritedelaconcurrence.fr/pdf/avis/12a09.pdf