Idée reçue n°10 : « Fukushima est la preuve que le nucléaire n’est pas assez sur »

Faux.

Si Fukushima a démontré que certaines collusions de l’industrie privée avec un état trop permissif peut entrainer l’aggravation d’un accident, la sureté du nucléaire en général n’est pas remise en cause globalement. Pourtant les procédures d’urgence semblent avoir été très perfectibles et on devrait savoir faire mieux.

Les fuites radio-actives au Japon (hors maritimes) furent, grâce aux enceintes de confinement et malgré les dégagements volontaires de gaz, relativement faibles sur les zones évacuées (ou pas), et celles ci seraient accessibles pour un retour sur place si le tsunami n’avait pas anéanti les infrastructures.
(Mise à jour d’aout 2013 : voici ici les quantifications réelles des fuites dans l’océan)

N’en déplaise aux anti-nucléaires (ils en ont bien le droit) et autres adeptes du complot,
la radioactivité reçue n’a pas été et ne sera pas très dangereuse pour les populations. (rapide évacuation, large dispersion).
Si le gouvernement japonais n’agit pas davantage, ce n’est pas par égoïsme (on entend parfois cette accusation honteuse) mais par connaissance scientifique des réels dangers.
Le drame de Fukushima est paradoxalement une preuve supplémentaire que les inconvénients de l’énergie nucléaire sont bien inférieurs à ceux des énergies fossiles,
les EnR ne pouvant prendre le relais, même en économisant énormément la consommation.
En effet, la mortalité, à production d’énergie constante, y est et sera bien plus de 1000 fois moindre que les conséquences de la course au pétrole, gaz et charbon (guerres, trafics d’armes, pollutions, sous-développement lié à la non stabilité des coûts, accélération du réchauffement climatique, …).
Le confinement de la radioactivité dans le béton, la maitrise des déchets et du démantèlement sont autant de preuves que les critiques paraissent disproportionnées par rapport aux attraits réels. De nombreux écologistes s’en sont convaincus au fil du temps.

Plus de détail :

– Une synthèse détaillée et bien faite : « L’accident de Fukushima et ses conséquences » (SFEN)

– Quelques articles éclairants sur la sélection d’articles sur le blog « Gouvernance de l’énergie » (énergie-gouv)

dont s’il ne fallait en lire qu’un, ce sera celui-ci, écrit seulement 2 jours après l’accident qui explique que la gravité sera maitrisée et qui reste étonnamment véridique plus 18 mois après…  Cela prouve qu’il n’y a pas trop de hasard dans la sureté nucléaire.

– Un schéma très didactique ici et très éclairant, donc un rappel utile sur les doses de radio-activité dont on parle : Fukushima est très au dessous des doses dangereuses pour l’immense majorité des citoyens.

– Le rapport détaillé en français après l’enquête approfondie : « Source officielle japonaise : le rapport auto-critique » (traduit en français)

– Article sur : Blog de l’association des écologistes pour le nucléaire (10 000 membres et signataires)

– Article : « Fukushima, la meilleure pub pour le nucléaire » George Monbiot – The Guardian
http://www.presseurop.eu/fr/content/article/564701-fukushima-la-meilleure-pub-pour-le-nucleaire

– Articles détaillés d’information : Différentes sources rassemblées par l’ONG Sauvons Le Climat

– Interview contradictoire, honnête et respectueux sur Fukushima (c’est si rare !) pendant 45 mn : Interview  de Univers Science : Bertrand Barré et Yves Marignac

– Enfin, il est important de revivre l’évènement grâce à un film japonais plutôt neutre même si incomplet : « J’étais à Fukushima : partie 1 » et J’étais à Fukushima : partie 2« .

– On note aussi que les média ont gravement trahi leur déontologie : ils ont privilégié l’émotion liée aux temps immédiat, et ses images et commentaires angoissés aux témoignages sur les 20 000 morts du tsunami : cf. l’article lucide du Telegraph évoqué ici et ici.

Plus généralement, sur l’avenir de la filière nucléaire et renouvelable : une interview pleine de modération et de lucidité d’un scientifique qui peut être considéré comme honnête : Interview Univers Science : Directeur du CNRS.

Pour en savoir plus sur l’énergie nucléaire et ses déchets : voir les videos très bien faites de « C’est pas sorcier » (France 3)

Et voir les commentaires ajoutés à ce post.

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3 commentaires sur “Idée reçue n°10 : « Fukushima est la preuve que le nucléaire n’est pas assez sur »

  1. 10/03/2013 :
    Alors que les faits parlent mieux que la peur des hommes, on voit que la panique et la démagogie font bien plus de mal et de morts que le mal lui meme quand il est relativement circonscrit.

    Voir le Diaporama ici : http://www.mediapart.fr/portfolios/fukushima-17-le-dernier-homme

    Sur l’apparition de cancers dans un pays où la santé est convenable et l’iode rarement en carence, on peut légitimement penser que l’intervention de l’Homme fait plus de dégâts dans la population qui si l’émotion et l’irrationalité ne l’aveuglait pas.
    Voir l’article : http://www.sudouest.fr/2013/03/11/fukushima-tremble-pour-ses-enfants-990817-4585.php

    Et je cite Ecologie Radicale Information :

    « Éclairons les informations diffusées par les medias qui sont parfois ambigus:

    – c’est le grand séisme et le tsunami qui sont les véritables responsables des 30.000 victimes japonaises. Les infrastructures sont en reconstruction : routes impraticables, les habitations détruites, sans eau et sans électricité.

    – après l’accident de la centrale Fukushima la radioactivité aux alentours continue à décroître de manière exponentielle. L’iode 131 qui représentait 90% des radionucléides émis a totalement disparu et n’y est plus mesurable depuis l’été 2011.

    – le taux des radiations à FUKUSHIMA CITY est redevenu normal (rappelons que la ville de FUKUSHIMA est au-delà du périmètre évacué de 20 km).

    – Dans la zone évacuée des 20 km autour de la centrale (jusqu’à la frontière du site lui-même, à quelques mètres des réacteurs accidentés) la radioactivité ambiante est désormais du même ordre de grandeur (quelques microSieverts par heure) que ce que l’AEPN a pu mesurer en certains lieux habités de la planète du fait de la radioactivité naturelle :

    * 50 microSieverts par heure sur la plage de GUARAPARI (Brésil)
    * 150 microSieverts par heure à RAMSAR (dans une maison habitée)
    * 3 microSieverts par heure à La Bourboule (dans la rue)

    Cette zone sera accessible aux personnes évacuées en avril 2013 et les premiers retours sont prévus en juin. La dose externe susceptible d’être reçue est inférieure à 20 mSv/an. Les personnes sont donc autorisées, dans un premier temps, à rester temporairement sur place (séjour d’1 journée maximum) et à reprendre certaines activités industrielles et agricoles.

    Au Japon, aucun travailleur ne dépasse la dose biologique annuelle maximale autorisée de 50 millisieverts [hors corps spécifique de techniciens habilités à travailler en zone chaude pour des travaux extrêmes].
    Par exemple le tableau ci-dessous fourni par la Tepco pour janvier 2013, relatif aux nombres de travailleurs engagés dans des travaux en dehors des bâtiments réacteurs, sur les transferts d’eaux, aux dégagements des débris,. mais qui ne font pas partie de la catégorie employée dans les zones les plus actives :

    January 2013

    TEPCO Contractor Total

    (mSv)

    10-20 8 8

    5-10 3 113 116

    1-5 88 1.222 1.310

    1 or less 698 3.570 4.268

    Total 789 4.913 5.702

    Max. (mSv) 7.39 12.65 12.65

    Ave. (mSv) 0.41 0.93 0.86

    On constate que les employés de la Tepco sont maintenant préservés. Il y a un nombre important de travailleurs mobilisés sur le site. Un certain nombre, par roulement sans doute, ne vient pas sur le site pendant un mois. Ainsi en janvier 2013, 191 techniciens de la catégorie à la plus forte exposition ne sont pas venus à Fukushima Daiichi.

    Ces techniciens habilités aux travaux en zone à fortes radiations, c’est dire des endroits où le niveau de radiation est supérieur à 0.1 millisieverts/heure, se voient appliquer une limite de 100 millisieverts pour l’année. C’est-à-dire ceux qui interviennent dans les bâtiments réacteurs et turbine, sur les stockages à forte radioactivité….

    Tepco vient de donner ce tableau relatif au nombre de travailleurs engagés dans le mois:

    November 2012 December 2012 January 2013 March 2011-January 2013

    mSV

    75-100 0 0 0 105

    50-75 0 0 0 180

    20-50 0 0 0 172

    10-20 0 0 0 48

    5-10 7 10 3 44

    1-5 126 134 83 36

    1 or less 450 443 508 9

    Total 583 587 594 594

    Max. (mSv) 9.50 7.40 7.39 94.95

    Ave. (mSv) 0.90 0.93 0.61 45.58

    On voit qu’il y a un nombre conséquent de techniciens, environ 600, engagés chaque mois dans des actions en zone chaude.

    Il est aussi à noter que les techniciens, tous Tepco, qui avaient intégrés des doses supérieures à 100 millisieverts, dans les premiers instants puis les mois qui ont suivi, avec la limite de dose biologique en conditions extrêmes portée à 250 millisieverts, ont disparu de la liste.

    Dans le bilan officiel, il n’y a pas eu, pendant plus d’un an, de manifestations de symptômes aigus d’irradiation, seuls 6 techniciens de la Tepco sont au dessus des 250 millisieverts, dont 2 au alentour de 600 millisieverts. 3 sont entre 200 et 250 millisieverts. 161 techniciens sont entre 100 et 200 millisieverts. Tous appartiennent à la Tepco.

    Cela fait 172 techniciens de la Tepco qui sont à priori au « vert ».

    Il est clair que la surveillance sérieuse de cet aspect sanitaire ne peut se faire en dehors de suivis personnalisés.

    La conclusion simple et claire qui en résulte est que des mesures d’évacuation des populations opportunes, ainsi que des mesures sur la consommation des aliments et des liquides, peuvent permettre de limiter les conséquences sanitaires d’accidents nucléaires très graves.

    Toujours sur la question des conséquences sanitaires des accidents nucléaires de Fukushima Daiichi pour les populations, l’OMS vient de sortir un rapport établi sur la base des mesures relatives aux sources de radioactivité et aux contaminations des aliments fournies par les japonais et l’US-DOE principalement pour les six mois qui ont suivi les accidents nucléaires de Fukushima Daiichi.

    La conclusion principale de l’OMS, cohérente avec d’autres analyses, notamment celle de l’US-DOE,- sûreté fédérale américaine-, est que cet organisme ne prévoit pas d’augmentation observable dans les taux de cancers parmi les résidents de la Préfecture de Fukushima.

    L’évaluation générale la plus sévère dans la population de cette zone exposée concerne théoriquement une petite fille d’un an au moment des accidents nucléaires dont le risque de développer un cancer de la thyroïde à la suite de l’irradiation directe et de la contamination interne en Iode radioactif, est de moins de 1% sur sa vie entière.

    En dehors de cela, deux lieux particuliers sont pointés par l’OMS. Il s’agit de la ville de Namie et du village de Litate. Le même risque de cancer de la thyroïde pour un bébé fille est évalué à 1.30 % vie entière pour la ville de Namie et de 1.10 % pour le village de Litate.

    Il s’agit d’amener les japonais à ne pas lâcher la vigilance et, surtout, à maintenir les suivis de santé individuels.

    Il faut aussi savoir que les évaluations probabilistes sur les cancers à partir des doses biologiques dans le domaine des faibles doses, sont faites avec l’hypothèse de la Loi Linéaire sans Seuil, LLSS, qui est conservative.

    Si l’impact sanitaire des accidents nucléaires de Fukushima Daiichi, qui s’annonce minime et serait sans doute indétectable s’il n’y avait pas de suivi sanitaire individualisé, peut paraitre à priori peu conforme à l’ampleur bien réelle des accidents nucléaires et des forts rejets de radioactivité qui en ont résulté, cela est maintenant bien étayé par des études indépendantes les unes des autres.

    • A propos du photoreportage précité :

      Billet d’humeur à propos d’un diaporama sur Fukushima

      (« Le dernier homme », Naoto Matsumura, photographié par Antonio Pagnotta)

      Sources :
      07/2012 : Powerpoint circulant sur internet
      Abonnés : http://www.mediapart.fr/journal/international/160712/fukushima-le-dernier-homme
      Ou http://www.authorstream.com/Presentation/lyago2003-1592102-fukushima-le-dernier-homme1/
      Ou http://www.ecolo.org/documents/documents_in_french/FUKUSHIMA_Le_dernier_homme-2012.pps

      03/2013 : http://www.lepoint.fr/monde/naoto-matsumura-l-irreductible-de-fukushima-11-03-2013-1638761_24.php
      http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/03/10/un-accident-nucleaire-c-est-la-fin-de-la-democratie_1845390_3232.html?xtmc=antonio_pagnotta&xtcr=1

      Ce documentaire circulant sur la Toile montre une fois de plus que les antinucléaires sont parfois des défenseurs involontaires de l’atome !

      Car ce bonhomme n’a aucune capacité physique particulière, ni aucune adaptation à la radioactivité, tout simplement parce que cette radioactivité n’était pas très dangereuse, et l’est encore moins aujourd’hui.

      On nous annonce une dose reçue au pire de 10 à 50 millisieverts (mSv), alors que la dose artificielle est limitée à 1 mSv par an. C’est oublier que la radioactivité naturelle en France est de plusieurs mSv et qu’il existe des endroits sur terre où le radon s’échappant du sol (en provenance des granits souterrains) produit plus de 100 mSv (sur la plage de Guayapari au Brésil) et jusqu’à 250 mSv dans certaines maisons de Ramsar en Iran, sans aucun dommage apparent pour les populations locales. Les scientifiques s’accordent à dire qu’en toute précaution il conviendrait de fixer la dose annuelle maximale suffisamment au dessous de 100 mSv sans aucun risque pour les populations, bébés et femmes enceintes compris. Dans ces conditions, le risque est minime à Fukushima avec des doses de 2 à 10 fois inférieures à la norme souhaitable. Ce petit document devrait donc être davantage un témoignage qui montre les traumatismes des déracinements massifs liés au Tsunami qu’un cri d’alarme sur les effets réels de radio-activité.

      Mais pourquoi cette limite établie à 1 mSv pour la radioactivité artificielle s’ajoutant à la radioactivité naturelle ? Tout simplement par une application (selon les faibles connaissances de l’époque)
      du principe de précaution avant l’heure.
      Au sortir de la guerre, lorsqu’il s’est agi de fixer une norme maximale, certains ont poussé à une norme très faible De même, les radiologues inquiets face à un risque qu’on connaissait alors peu furent bien défendus par leurs syndicats qui y ont vu une occasion pour une augmentation de tarifs. A cette époque, les seuls qui étaient organisés pour la protection des travailleurs de la santé étaient les plus prudents : les Suédois.
      Ils obtinrent cette norme désormais devenue obsolète car basée à l’époque sur … rien : interdit de dépasser 1 mSv/an de radioactivité artificielle, même si l’environnement en distille cent fois plus.

      Remarquons aussi que cette stratégie de non révision des normes est identique chez tous ceux qui veulent empêcher quelque infrastructure ou développement. Ne pouvant l’empêcher immédiatement, ils demandent de dégrader les conditions de leur construction ou de leur utilisation : la vitesse des voitures, les normes de pollution, les exigences environnementales pour construire un aéroport, etc… jusqu’à ce que l’objet de leur courroux devienne si cher ou si rébarbatif qu’il ne voit pas le jour ou ne soit plus utilisé. Cette stratégie marche parce qu’il y a un fond de vérité dans la démarche de sévérisation. Et donc tout le monde emboite le pas. Le problème est qu’on s’emballe en général et qu’on en fait trop. Comment résister à de si bonnes intentions de protection de l’humanité ? Oui, il fallait limiter la quantité admissible de radioactivité, mais pas au chiffre finalement décidé.

      Le malheur est qu’on ne revient jamais sur une norme. On connait le cas des nitrates, dont la norme de 50 mg/litre est née d’une erreur d’interprétation des causes de la méthémoglobinémie (maladie bleue du nourrisson) par des médecins états-uniens dans les années 40. Aujourd’hui on sait que les nitrates sont si bons pour la santé qu’on conseille de manger des légumes qui en contiennent souvent beaucoup plus que les 50 mg/l (800 mg/l dans les radis). Mais, malgré ces nouvelles certitudes, il est impossible de supprimer la norme auprès de l’OMS : cela affaiblirait l’autorité de toute l’organisation onusienne, qui ne paraitrait ainsi plus infaillible, et surtout cela permettrait à des compagnies de distribution d’eau de réclamer le remboursement des sommes versées pour l’achat d’eau en bouteille à des écologistes les ayant assignées en justice pour dépassement de norme (procès gagné par Eaux et rivières de Bretagne contre Veolia).

      Le cas de la radioactivité est similaire : si le Japon avait demandé de réviser la norme de 1mSv/an, il aurait été accusé de tricher et de tripatouiller les chiffres pour refuser d’affronter la réalité (et aurait dû faire face à une vague de procès, avec le risque qu’un juge influençable ou complaisant ne trouve une causalité improbable entre un cancer quelconque et la radioactivité locale, pourtant semblable à celle de nombreux endroits du monde). Or, c’est exactement le contraire qui s’est passé et le diaporama le prouve de manière éclatante : suivre une norme absurde a obligé les autorités japonaises à abandonner toute une région, rendant la vie de milliers de japonais infernale en les éloignant de chez eux (où il y eut quelques pillages, malgré le caractère généralement respectueux de l’ordre dans ce peuple malmené) et en provoquant la mort de nombreux animaux faute de soins (et non pas du fait de la radioactivité). Du grand gaspillage à cause d’un manque de courage, à la fois des autorités internationales et japonaises. Tous ont peur de l’opinion publique asticotée en permanence par les antinucléaires.

      Dans le monde paranoïaque tel que le voient beaucoup de nos concitoyens, la norme est une barrière dressée contre les multinationales, qui sont nuisibles par nature. Aussi convient-il de sans cesse de rendre plus sévères des normes jamais suffisantes. Toute personne bataillant dans ce sens dans les instances internationales est vue comme bienfaitrice de l’humanité, alors que tout essai d’adoucissement ne peut qu’être le fait d’un politicien particulièrement corrompu… au service du grand capital !

      Après quelques mois, dès la crainte passée d’une nouvelle augmentation de la contamination, seule la reconstruction des infrastructures endommagées par le tremblement de terre et le Tsunami nécessitent d’attendre encore pour autoriser le retour progressif des populations selon les mesures appropriées (cartographie des zones de ruissellement, contrôle des denrées alimentaires, lessivages et labourages profonds, etc…)

      Bien sûr les doses cumulées (naturelles et artificielles) doivent être les plus faibles possibles.
      Cette énergie faisant partie de celles indispensables pour rendre soutenable le monde qu’on peut s’offrir collectivement aujourd’hui, on s’est assuré que les risques d’effets collatéraux réels sont acceptables au regard des bénéfices qu’induit la substitution des énergies fossiles, sachant que les ENR intermittentes ne pourront encore, pour les décennies à venir, produire l’électricité dont on a besoin dans les pays riches sans inconvénients majeurs sur les populations (déploiement extensif et nuisances, inerties industrielles, chereté et précarité économique et sociale)

      Comme l’indique l’article adressé en mars 2011 à L’Expansion.fr, Fukushima va enfin démontrer que le nucléaire n’est pas si dangereux qu’on l’imagine.

      Autre source : http://sciencesetavenir.nouvelobs.com/crise-nucleaire-au-japon/20110323.OBS0133/le-japon-face-a-la-contamination-radioactive-des-aliments.html

      Y. et JP.

  2. 6/03/2013 : « J’ai visité la centrale nucléaire de Fukushima »

    Combiens de morts la production électronucléaire japonaise a-t-elle permis d’éviter ? des dizaines de milliers probablement.

    Chimiques ou radiologiques, les risques existent dans une société moderne, mais doivent être minimisés. Cependant ceux ci sont refoulés par la population qui demande confort et sécurité absolue. Un peu à l’image des abattages de boeufs qui sont cachés alors que chacun mange de la viande. Attitude infantile, propre aux nouvelles générations bien gâtées ? Surement.

    http://sciencesetavenir.nouvelobs.com/crise-nucleaire-au-japon/20130306.OBS0966/j-ai-visite-la-centrale-nucleaire-de-fukushima.html

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