Idée reçues n° 39 : « Les éoliennes industrielles sont écologiques »

Faux.

Les éoliennes produisent plus de nuisances qu’on ne pense au niveau local et régional. Donc n’ayons pas d’idée reçue sur l’opportunité de leur développement à grande échelle. Elles peuvent être précieuses dans certains cas (les zones isolées et ventées), contreproductives dans d’autres.

De nombreux arguments à lire ici :

http://www.contrepoints.org/2012/09/22/97763-leolien-industriel-nest-pas-ecologique

Sur les coûts prohibitifs du offshore, un exemple précis nous vient du royaume Uni :

« L’Ofgem, le régulateur britannique de l’énergie, a annoncé, en milieu de semaine, le choix du développeur du projet de câble pour le raccordement du parc éolien de Thames Array, dans l’estuaire de la Tamise, l’un des plus grands parcs éoliens offshore en cours outre-Manche.

Le candidat retenu est Blue Transmission, un consortium formé de l’australien Macquarie Capital et du japonais Mitsubishi Corporation, avec Barclays Integrated Infrastructure Fund et Frontier Power.

Le parc éolien de Thames Array est porté par Dong Energy, E.ON et Masdar.

La première phase, évalué à quelque 1,7 milliard de livres devrait compter 175 machines, pour une capacité installée de 630 MW. Le coût de ce raccordement est évalué par Ofgem à 428 M£. »

En admettant un facteur de charge de 0,35, on aurait donc une production annuelle de 1,8 TWh pour 2,13 mrd de livres soit 2,6 mrd €., 1,46 mrd d’euros par TWh.

En principe on aura payé 6 mrd d’euros pour produire 12 TWh avec EPR, soit 0,5mrd €/TWh, 3 fois moins cher que par offshore… sans compter la durée de vie des Éoliennes qui risque d’être de moitié…

 

 

Pour aller plus loin : le rapport coproduit par Henri Boyé :

http://www.cgedd.developpement-durable.gouv.fr/eolien-et-photovoltaique-enjeux-a1346.html

 

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Idée recue n°38 : « Les centrales EPR exploseraient si un avion terroriste s’écrasait dessus »

Comme une video le montre ici,

un avion n’affecterait que très peu les deux murs de béton de 1,3m des EPR.

L’arrêt automatique des centrales, et l’intervention des forces de sécurité sécuriserait rapidement le refroidissement du combustible afin d’éviter des fuites nuisibles aux populations.

 

De plus il est extrêmement difficile de s’écraser avec précision sur un objet au sol (contrairement aux tours du WTC le 11/09/2001)

 

Donc accélérerons le remplacement de nos centrales par des EPR !

Idée reçue n°37 : « Dire que le « nuage » de Tchernobyl se serait arrêté aux frontières » est une manipulation

Tout est expliqué ici, mais les grandes déclarations médiatiques ont convaincu rapidement les foules, pour lesquelles le doute n’est pas la première vertu !

Qui voudra prendre le temps s’informer à charge et à décharge ?

Et que la justice ait donné raison au Professeur Pellerin en condamnant M. Mamère pour diffamation, « c’est forcément la preuve que les lobbies nucléaristes s’infiltrent jusque dans les bureaux des juges ! »

Tous les détails sur l’affaire en 40 pages :

http://www.sauvonsleclimat.org/images/articles/pdf_files/pv_sign/Schmitt-le_nuage_de_Tchernobyl.pdf

La video en accéléré du fameux panache : on voit  effectivement que la France a été relativement épargnée par rapport à d’autres pays comme ceux de la Scandinavie, puis la Pologne, la Tchecoslovaquie, l’Autriche, et bien d’autres. Reste à bien mesurer les réelles quantités nocives recues par ces pays et la concentration dans certaines régions.

http://www.dailymotion.com/video/xeiocg_nuage-de-tchernobyl-1-29-avril-1986_news?search_algo=2

Résumé : Sa conclusion générale est :

« qu’en France la dose moyenne a été limitée et que la dose cumulée qui sera reçue par le public pendant les 50 prochaines années, sur la période 1986-2046 pour la zone la plus touchée, sera inférieure à 1,5 milli Sievert soit 1 % environ de l’exposition naturelle reçue pendant la même période. »

Et voici l’origine du cafouillage médiatique, promptement déformé par ceux qui y avaient intérêt …:

« C’est un communiqué maladroit et incohérent, en un mot imbécile, qui affirme dans le même paragraphe une chose fausse, et son contraire…vrai ! En effet, bien que Pierre Pellerin ait, dés le 1

er mai, informé l’opinion du « passage du nuage sur l’ensemble du territoire », le communiqué du 6 mai du Ministère de l’Agriculture était ainsi rédigé : « Le territoire français, en raison de son éloignement, a été totalement épargné par les retombées de radio nuclides consécutives à l’accident de la centrale de Tchernobyl », ce qui est faux, mais cette affirmation était immédiatement suivie de l’information contraire: « A aucun moment les hausses de radioactivité observées n’ont posé le moindre problème d’hygiène publique ». L’incohérence et la stupidité sont évidentes : s’il y eut « hausses de la radioactivité » c’est qu’il y eut passage du nuage ! Ce que tout le monde savait depuis le 1er mai et que personne n’avait d’ailleurs tenté de nier. Communiqué incohérent et stupide autant qu’inutile !

Cependant, ce stupide et lamentable cafouillage du Ministère de l’Agriculture allait donner une occasion rêvée à tous ceux qui cherchaient depuis longtemps à disqualifier le Pr. Pellerin et le SCPRI en charge, pour la France, de la radioprotection de la surveillance radiologique du territoire, des prélèvements et des mesures de contrôle environnemental et surtout, avec les spécialistes de l’IPSN, de l’évaluation des conséquences sanitaires des rayonnements ionisants, et donc des conséquences de l’accident de Tchernobyl. »

Idée reçue n°36 : « C’est l’émotion engendrée par Fukushima qui a convaincu Mme Merkel de sortir du nucléaire »

Faux.

Avez vous souvent vu les allemands guidés par leurs émotions ?

Que neni.

L’inquiétude internationale suscitée par Fukushima a été une occasion précieuse pour le parti de Mme Merkel de tirer avantage de la situation.

Alors que son pays ne voyait aucune perspective florissante dans son industrie nucléaire vu leur tradition pacifiste et aux succès de ses concurrents dans cette discipline (dont certains français , le gouvernement Merkel a choisi de prendre le risque d’aggraver le péril climatique et de rompre l’union en Europe en sortant unilatéralement du nucléaire. En effet, les politiques en matière d’infrastructure imposent impérativement des évolutions planifiées en commun. L’amitié d’après guerre avait été scellée sur des bases énergétiques (le charbon et l’acier), on peut donc craindre ici pour la paix tant ce casus belli de l’énergie est une trahison dans la solidarité franco-allemande.

Mais ce risque, pour ce qui est de l’économique, est mesuré. En effet, elle continue à s’appuyer sur les ressources étrangères en cas de black out (grace notamment aux centrales nucléaires européennes) et dispose du temps nécessaire pour construire de nouvelles centrales thermiques traditionnelles si la technologie évolue comme prévu … C’est à dire que les ENR ne peuvent prendre le relais à temps.

La CDU a  donc clairement ouvert la voie à un plus large approvisionnement fossile, ce que Poutine ne manquera pas d’apprécier en ouvrant son marché aux produits allemands dans le cadre de l’OMC. Et malgré les nouvelles normes de ces centrales qui réduisent grandement les nuisances atmosphériques, c’est néanmoins toujours plus de morts dans les guerres pour les énergies fossiles, et de malades à cause de la pollution atmosphérique (10 000 morts prématurés /an rien qu’en France et combien de malades ?)

En effet, grâce aux nouvelles infrastructures d’approvisionnement en provenance de Russie (et les récentes promesses du gaz de schiste !) , elle s’assure que son autonomie ne sera pas menacée. De plus, les réserves de charbon dont elle dispose et le parc de centrales existant lui permet aisément d’éviter d’importer de l’électricité, laissant imaginer qu’on peut se passer à bon compte du nucléaire à ce stade.

Mais cette décision est aussi et surtout électoraliste. Face aux défaites enregistrées, son parti coupe l’herbe sous le pied sur ce critère aux alliances entre les Verts et les sociaux-démocrates, évitant ainsi de futures défaites.

Enfin, l’image du pays, perçu désormais fallacieusement comme en pointe sur les « énergies propres » (éolien, solaire, etc…) s’en trouve valorisée dans le monde. Par la même occasion, son industrie ENR devient subventionnée et donc compétitive du fait des contraintes industrielles qu’elle s’est elle-même infligée.

Effectivement, les conditions d’une telle décision étaient réunies : pas de concurrence chez le SPD, relativement bonne isolation des bâtiments, électricité déjà onéreuse, lobbies européens prêts à exiger la construction de nouvelles lignes à hautes tension,  et pouvoir d’achat élevé (tant pour le particulier que pour l’industrie florissante) pour pouvoir absorber un tel renchérissement. De plus les objectifs fixés par l’Europe sur l’indépendance énergétique et économique sont très peu contraignants.

Il n’y a donc pas à chercher de vertu chez le politique : juste un savant calcul de ses intérêts à venir.

(Idem pour M. Chirac qui annonça refuser la guerre du golfe pour des raisons éthiques, alors que ses contrats officieux sur le pétrole avec M. Saddam Hussein allaient être rompus si une coalition parvenait à renverser le gouvernement irakien).

JL Mélenchon confirme ceci quand il analyse la politique des prédécesseurs allemand, le SPD :

“Le gel du programme nucléaire décidé sous couleur d’écologie a, en réalité, été surtout imposé à Schröder par les firmes privées. Elles sont en effet incapables de financer le renouvellement du parc nucléaire à long terme.”

Sans être fanatique du nucléaire, attention à ne pas croire immédiatement que le même raisonnement pourrait engendrer de bons résultats pour la France ou d’autres pays européens…

Pour en savoir plus sur ce pari, lire l’article ci dessous :

http://www.sauvonsleclimat.org/images/articles/pdf_files/etudes/Regards310712.pdf

Autre source : la conférence de Jean-Claude Pellerin du CEA Saclay de juin 2013 (vidéoconférences du Cyclope) :

http://www-centre-saclay.cea.fr/fr/Transition-energetique-Le-defi-allemand

 

Idée reçue n°35 : “La piscine de Fukushima menace à tout moment d’affecter le Japon”

Faux !

Le journalisme de qualité permet de lutter contre le sensasionalisme.

Encore faut-il vouloir savoir, et avoir le temps de chercher à comprendre…

Si tout accident génère un risque, il est le plus souvent exagéré de croire que l’homme ne pourra pas résoudre un problème technique induit, s’il y met le prix.

L’argumentation ici :
http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2012/09/fukushima-la-d%C3%A9sinformation-continue.html