Idée reçue n°43 : « Le mix énergétique de Négawatt est préférable à celui de Négatep »

Lorsqu’on cherche le meilleur mix énergétique pour la France, on commence par regarder si on peut supprimer le nucléaire et maximiser les ENR tout en éradiquant les énergies fossiles.

C’est ce qu’a tenté Négawatt (et l’Adème).

Sauf que pour arriver à tenir ces objectifs idéalistes, on est obligé de céder à des compromissions :

1) céder aux incantations (« arrêtons nettement de consommer de l’énergie »… Une injonction excessive dont la portée est en fait mineure, si non dictatoriale. Des privations substantielles ne seront pas acceptées. Impossible économiquement sans heurts dramatiques. Et la sobriété est plutôt un élément de langage quand rentre dans le concret. Bien sûr on économisera au maximum 15% d’énergie d’ici 2050 mais pas davantage à population constante. Car les gains sont au mieux de 1% /an car durement acquis chaque année, compensés par la croissance de la population et des usages.

2) céder aux hypothèses peu scientifiques (doper les rendements, surévaluer le bois, etc…)

3) céder à l’importation de gaz pour faire face à l’intermittence (sacrifier notre indépendance et le climat, prêter le flanc à la future flambée des prix quand le pic surviendra vers 2050, cautionner 200 morts par an par explosion, etc…)

En fait, imaginer que la consommation « pourrait » être diminuée drastiquement (par 2 par 3 ? 400 TWh au lieu de 900 TWh) ou que le biométhane, le bois, l’hydraulien, « pourraient » remplacer les énergies fossiles est une totale illusion. Les rendements sont structurellement limités et la part de ces productions fossiles ne diminue pas vite. Pas si facile en effet car l’économie régit heureusement nos sociétés, ce qui permet les progrès qu’on connait. Bien sûr les excès du tout marché, tout argent doit être combattu. Mais nier la valeur des choses conduit aux catastrophes qu’on connait aujourd’hui en Europe : dette, illusions, populisme.
Et dès qu’on en vient à chiffrer, on se met à douter plus que fortement de la crédibilité de ces assertions…

Pas grave car personne ne veut s’embarrasser de tels détails. Si des « experts » l’ont écrit, c’est que cela doit être vrai…

Quand on prend ses désirs pour des réalités, cela fait illusion et beaucoup s’engouffrent dans le soutien aveugle d’une telle feuille de route. (L’accord PS-EELV fut plutôt de bonne volonté… sauf sur l’énergie). Qu’importe le principe de réalité pourvu qu’on ait l’ivresse de l’utopie. « Les scientifiques trouveront bien des solutions ! ». Eux le nient justement.

Ca tombe bien, cette situation permet à certains au Parti Socialiste de brandir un projet séduisant, espérant ainsi conquérir une majorité dans les courants. De quoi décrédibiliser les « réalistes » en brandissant un culpabilisant : « vous êtes contre la transition énergétique, contre les ENR ! » Grave méprise. Les EnR ne sont pas toutes électriques.

Pour ce faire, une alliance fut tissée avec EELV pour assoir une force politique suffisante. D’où le cofinancement de la rédaction de Négawatt : se donner une caution de crédibilité sans quoi tout n’était que du vent.
Le PG est tombé dans le piège de cette surenchère électorale, pas trop le PCF.

Sauf que tout les énergéticiens et sociologues avertis s’accordent à dire que cela n’est pas scientifique… même ceux qui l’ont conçu. « C’est un horizon, un souhait. » Disent-ils eux-même…

La promesse d' »1 million d’emploi » suppose deux orientations possible : l’obsession renouvelable, impliquant d’énormes sacrifices financiers et d’empreinte matière, ou bien l’ordre du mérite : un peu d’EnR et beaucoup de nucléaire.
En effet, si on peut produire autant d’électricité pour au moins deux fois moins cher, c’est comme si on payait des gens à creuser puis reboucher des trous. Notre compétitivité n’y résisterait pas et ce serait deux fois plus d’emplois qui disparaitraient.

Les articles de déconstruction ne manquent pas, bonne lecture…

http://sauvonsleclimat.org/communiqueshtml/la-biomasse-analyse-critique-du-scenario-negawatt/35-fparticles/1180-la-biomasse-analyse-critique-du-scenario-negawatt.html

http://sauvonsleclimat.org/communiqueshtml/analyse-du-scenario-negawatt-version-2011/35-fparticles/956-analyse-du-scenario-negawatt-version-2011.html

http://sauvonsleclimat.org/etudeshtml/analyse-du-scenario-negawatt-2011/35-fparticles/943-analyse-du-scenario-negawatt-2011.html

http://sauvonsleclimat.org/communiqueshtml/negawatt-un-scenario-peu-realiste-et-un-pari-risque/35-fparticles/1059-negawatt-un-scenario-peu-realiste-et-un-pari-risque.html

http://sauvonsleclimat.org/etudeshtml/comparaison-des-scenarios-negatep-et-negawatt/35-fparticles/554-comparaison-des-scenarios-negatep-et-negawatt.html

http://sauvonsleclimat.org/etudeshtml/analyse-du-scenario-negawatt-2006/35-fparticles/556-analyse-du-scenario-negawatt-2006.html

http://www.energie-crise.fr/spip.php?article64
http://www.energie-crise.fr/spip.php?article57

http://www.energie-crise.fr/spip.php?article109

http://www.energie-crise.fr/spip.php?article106

http://www.energie-crise.fr/spip.php?article108

On va donc vite se rabattre sur un autre scénario de la tendance « DECARB » du DNTE : celui réaliste et chiffré, lui : Négatep.

Accessible sur le site de www.sauvonsleclimat.org ou directement ici.

Et la, pas de réfutation sérieuse en vue…

par nikopol92

Idée reçue n°42 : « On a raison de fermer la centrale de Fessenheim puisqu’elle est vieille »

Faux !

Même si cette décision nous ferait perdre 20 milliards d’euros sur 10 ans, ce n’est que la sécurité qui doit nous guider.
Or, tel un Airbus, toutes les pièces sont remplacées régulièrement par des pièces plus sures et modernes, la centrale est donc plus sure qu’avant !

La capitalisation industrielle suite aux difficultés observées permet de tels progrès.

Seuls la cuve et le béton ne peuvent être changés mais sont prévus pour durer et bénéficient d’une excellente expertise. Le moindre doute implique un arrêt préventif immédiat (comme cela s’est produit en Belgique). L’ASN est intraitable et veille à notre sécurité avec rigueur (pas comme au Japon…)

Plus d’arguments disponibles :

http://www.sauvonsleclimat.org/communiqueshtml/arret-de-fessenheim-dans-des-conditions-responsables/35-fparticles/1267-arret-de-fessenheim-dans-des-conditions-responsables.html

 

Et lire la tribune du RESSEC sur l’opportunité de réaliser les travaux de sécurisation :

http://ressec.wordpress.com/2013/03/19/fermeture-de-la-centrale-de-fesseheim-le-ps-ne-doit-pas-segarer-a-suivre-les-verts/

Idée reçue n° 41 : « Le nucléaire a couté plus qu’il ne va rapporter »

Faux !

Outre le rapport de la cour des comptes qui précise clairement que les ordres de grandeur évacuent tout doute malgré les aléas possibles,

le nucléaire aurait rapporté près de 10 fois l’investissement consenti (121 milliards d’investissement pour 1000 milliards de bénéfices tous avantages inclus)

Plus de détail sur :

http://aepn.blogspot.fr/2012/10/et-si-cetait-refaire-combien-rapporte.html

Idée reçue n°40 : « Les énergies renouvelables vont créer de nombreux emplois en France. »

Partiellement faux.

D’une part les emplois de cette industrie sont souvent créés à l’étranger (Chine pour le solaire, Europe pour l’éolien) mais surtout : le renchérissement de l’électricité entrainé par l’intermittence assortie de son backup (au gaz russe) ou son stockage (ou sinon la déstabilisation induite sur la base) va avoir des conséquences bien plus graves en emplois nets que si on investit sur le nouveau nucléaire.

Et c’est notre compétitivité, déjà si mal en point, qui va s’en trouver affectée, conduisant à la suppression de nombreux emplois. Et entrainant une précarité énergétique accrue et une ponction sur l’empreinte matière métaux en moyenne 6 fois plus forte. Sans compter l’emprise des éoliennes sur les territoires habitables (l’offshore étant hors de prix pour longtemps).

Au contraire, il faut favoriser les EnR qui sont rentables écologiquement et rapidement compétitives (solaire thermique, pompes à chaleur, biomasse, agrocarburants de deuxième génération enrichis en hydrogène nucléaire,…) et développer l’électronucléaire (y compris la cogénération pour les réseaux de chaleur) pour parvenir à restaurer notre performance industrielle. La substitution rapide des fossile comme le recommande le GIEC pour le facteur 4 en CO2 ne peut se faire efficacement qu’en terminant le programme initial : au moins 90 GW installé en 2050. En effort important à décider collectivement.

Ainsi on maximise les emplois dans les deux filières et l’effet levier sur les prix favorise notre industrie et donc l’emploi en France.

Même le parti communiste le dit dans son rapport publié sur http://energie.pcf.fr/

Plus d’argument dans l’article de la Tribune :

http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20120925trib000721229/pourquoi-la-transition-energetique-va-detruire-des-centaines-de-milliers-d-emplois.html

Idée reçues n° 39 : « Les éoliennes industrielles sont écologiques »

Faux.

Les éoliennes produisent plus de nuisances qu’on ne pense au niveau local et régional. Donc n’ayons pas d’idée reçue sur l’opportunité de leur développement à grande échelle. Elles peuvent être précieuses dans certains cas (les zones isolées et ventées), contreproductives dans d’autres.

De nombreux arguments à lire ici :

http://www.contrepoints.org/2012/09/22/97763-leolien-industriel-nest-pas-ecologique

Sur les coûts prohibitifs du offshore, un exemple précis nous vient du royaume Uni :

« L’Ofgem, le régulateur britannique de l’énergie, a annoncé, en milieu de semaine, le choix du développeur du projet de câble pour le raccordement du parc éolien de Thames Array, dans l’estuaire de la Tamise, l’un des plus grands parcs éoliens offshore en cours outre-Manche.

Le candidat retenu est Blue Transmission, un consortium formé de l’australien Macquarie Capital et du japonais Mitsubishi Corporation, avec Barclays Integrated Infrastructure Fund et Frontier Power.

Le parc éolien de Thames Array est porté par Dong Energy, E.ON et Masdar.

La première phase, évalué à quelque 1,7 milliard de livres devrait compter 175 machines, pour une capacité installée de 630 MW. Le coût de ce raccordement est évalué par Ofgem à 428 M£. »

En admettant un facteur de charge de 0,35, on aurait donc une production annuelle de 1,8 TWh pour 2,13 mrd de livres soit 2,6 mrd €., 1,46 mrd d’euros par TWh.

En principe on aura payé 6 mrd d’euros pour produire 12 TWh avec EPR, soit 0,5mrd €/TWh, 3 fois moins cher que par offshore… sans compter la durée de vie des Éoliennes qui risque d’être de moitié…

 

 

Pour aller plus loin : le rapport coproduit par Henri Boyé :

http://www.cgedd.developpement-durable.gouv.fr/eolien-et-photovoltaique-enjeux-a1346.html

 

Idée recue n°38 : « Les centrales EPR exploseraient si un avion terroriste s’écrasait dessus »

Comme une video le montre ici,

un avion n’affecterait que très peu les deux murs de béton de 1,3m des EPR.

L’arrêt automatique des centrales, et l’intervention des forces de sécurité sécuriserait rapidement le refroidissement du combustible afin d’éviter des fuites nuisibles aux populations.

 

De plus il est extrêmement difficile de s’écraser avec précision sur un objet au sol (contrairement aux tours du WTC le 11/09/2001)

 

Donc accélérerons le remplacement de nos centrales par des EPR !

Idée reçue n°37 : « Dire que le « nuage » de Tchernobyl se serait arrêté aux frontières » est une manipulation

Tout est expliqué ici, mais les grandes déclarations médiatiques ont convaincu rapidement les foules, pour lesquelles le doute n’est pas la première vertu !

Qui voudra prendre le temps s’informer à charge et à décharge ?

Et que la justice ait donné raison au Professeur Pellerin en condamnant M. Mamère pour diffamation, « c’est forcément la preuve que les lobbies nucléaristes s’infiltrent jusque dans les bureaux des juges ! »

Tous les détails sur l’affaire en 40 pages :

http://www.sauvonsleclimat.org/images/articles/pdf_files/pv_sign/Schmitt-le_nuage_de_Tchernobyl.pdf

La video en accéléré du fameux panache : on voit  effectivement que la France a été relativement épargnée par rapport à d’autres pays comme ceux de la Scandinavie, puis la Pologne, la Tchecoslovaquie, l’Autriche, et bien d’autres. Reste à bien mesurer les réelles quantités nocives recues par ces pays et la concentration dans certaines régions.

http://www.dailymotion.com/video/xeiocg_nuage-de-tchernobyl-1-29-avril-1986_news?search_algo=2

Résumé : Sa conclusion générale est :

« qu’en France la dose moyenne a été limitée et que la dose cumulée qui sera reçue par le public pendant les 50 prochaines années, sur la période 1986-2046 pour la zone la plus touchée, sera inférieure à 1,5 milli Sievert soit 1 % environ de l’exposition naturelle reçue pendant la même période. »

Et voici l’origine du cafouillage médiatique, promptement déformé par ceux qui y avaient intérêt …:

« C’est un communiqué maladroit et incohérent, en un mot imbécile, qui affirme dans le même paragraphe une chose fausse, et son contraire…vrai ! En effet, bien que Pierre Pellerin ait, dés le 1

er mai, informé l’opinion du « passage du nuage sur l’ensemble du territoire », le communiqué du 6 mai du Ministère de l’Agriculture était ainsi rédigé : « Le territoire français, en raison de son éloignement, a été totalement épargné par les retombées de radio nuclides consécutives à l’accident de la centrale de Tchernobyl », ce qui est faux, mais cette affirmation était immédiatement suivie de l’information contraire: « A aucun moment les hausses de radioactivité observées n’ont posé le moindre problème d’hygiène publique ». L’incohérence et la stupidité sont évidentes : s’il y eut « hausses de la radioactivité » c’est qu’il y eut passage du nuage ! Ce que tout le monde savait depuis le 1er mai et que personne n’avait d’ailleurs tenté de nier. Communiqué incohérent et stupide autant qu’inutile !

Cependant, ce stupide et lamentable cafouillage du Ministère de l’Agriculture allait donner une occasion rêvée à tous ceux qui cherchaient depuis longtemps à disqualifier le Pr. Pellerin et le SCPRI en charge, pour la France, de la radioprotection de la surveillance radiologique du territoire, des prélèvements et des mesures de contrôle environnemental et surtout, avec les spécialistes de l’IPSN, de l’évaluation des conséquences sanitaires des rayonnements ionisants, et donc des conséquences de l’accident de Tchernobyl. »

Idée reçue n°36 : « C’est l’émotion engendrée par Fukushima qui a convaincu Mme Merkel de sortir du nucléaire »

Faux.

Avez vous souvent vu les allemands guidés par leurs émotions ?

Que neni.

L’inquiétude internationale suscitée par Fukushima a été une occasion précieuse pour le parti de Mme Merkel de tirer avantage de la situation.

Alors que son pays ne voyait aucune perspective florissante dans son industrie nucléaire vu leur tradition pacifiste et aux succès de ses concurrents dans cette discipline (dont certains français , le gouvernement Merkel a choisi de prendre le risque d’aggraver le péril climatique et de rompre l’union en Europe en sortant unilatéralement du nucléaire. En effet, les politiques en matière d’infrastructure imposent impérativement des évolutions planifiées en commun. L’amitié d’après guerre avait été scellée sur des bases énergétiques (le charbon et l’acier), on peut donc craindre ici pour la paix tant ce casus belli de l’énergie est une trahison dans la solidarité franco-allemande.

Mais ce risque, pour ce qui est de l’économique, est mesuré. En effet, elle continue à s’appuyer sur les ressources étrangères en cas de black out (grace notamment aux centrales nucléaires européennes) et dispose du temps nécessaire pour construire de nouvelles centrales thermiques traditionnelles si la technologie évolue comme prévu … C’est à dire que les ENR ne peuvent prendre le relais à temps.

La CDU a  donc clairement ouvert la voie à un plus large approvisionnement fossile, ce que Poutine ne manquera pas d’apprécier en ouvrant son marché aux produits allemands dans le cadre de l’OMC. Et malgré les nouvelles normes de ces centrales qui réduisent grandement les nuisances atmosphériques, c’est néanmoins toujours plus de morts dans les guerres pour les énergies fossiles, et de malades à cause de la pollution atmosphérique (10 000 morts prématurés /an rien qu’en France et combien de malades ?)

En effet, grâce aux nouvelles infrastructures d’approvisionnement en provenance de Russie (et les récentes promesses du gaz de schiste !) , elle s’assure que son autonomie ne sera pas menacée. De plus, les réserves de charbon dont elle dispose et le parc de centrales existant lui permet aisément d’éviter d’importer de l’électricité, laissant imaginer qu’on peut se passer à bon compte du nucléaire à ce stade.

Mais cette décision est aussi et surtout électoraliste. Face aux défaites enregistrées, son parti coupe l’herbe sous le pied sur ce critère aux alliances entre les Verts et les sociaux-démocrates, évitant ainsi de futures défaites.

Enfin, l’image du pays, perçu désormais fallacieusement comme en pointe sur les « énergies propres » (éolien, solaire, etc…) s’en trouve valorisée dans le monde. Par la même occasion, son industrie ENR devient subventionnée et donc compétitive du fait des contraintes industrielles qu’elle s’est elle-même infligée.

Effectivement, les conditions d’une telle décision étaient réunies : pas de concurrence chez le SPD, relativement bonne isolation des bâtiments, électricité déjà onéreuse, lobbies européens prêts à exiger la construction de nouvelles lignes à hautes tension,  et pouvoir d’achat élevé (tant pour le particulier que pour l’industrie florissante) pour pouvoir absorber un tel renchérissement. De plus les objectifs fixés par l’Europe sur l’indépendance énergétique et économique sont très peu contraignants.

Il n’y a donc pas à chercher de vertu chez le politique : juste un savant calcul de ses intérêts à venir.

(Idem pour M. Chirac qui annonça refuser la guerre du golfe pour des raisons éthiques, alors que ses contrats officieux sur le pétrole avec M. Saddam Hussein allaient être rompus si une coalition parvenait à renverser le gouvernement irakien).

JL Mélenchon confirme ceci quand il analyse la politique des prédécesseurs allemand, le SPD :

“Le gel du programme nucléaire décidé sous couleur d’écologie a, en réalité, été surtout imposé à Schröder par les firmes privées. Elles sont en effet incapables de financer le renouvellement du parc nucléaire à long terme.”

Sans être fanatique du nucléaire, attention à ne pas croire immédiatement que le même raisonnement pourrait engendrer de bons résultats pour la France ou d’autres pays européens…

Pour en savoir plus sur ce pari, lire l’article ci dessous :

http://www.sauvonsleclimat.org/images/articles/pdf_files/etudes/Regards310712.pdf

Autre source : la conférence de Jean-Claude Pellerin du CEA Saclay de juin 2013 (vidéoconférences du Cyclope) :

http://www-centre-saclay.cea.fr/fr/Transition-energetique-Le-defi-allemand

 

Idée reçue n°35 : “La piscine de Fukushima menace à tout moment d’affecter le Japon”

Faux !

Le journalisme de qualité permet de lutter contre le sensasionalisme.

Encore faut-il vouloir savoir, et avoir le temps de chercher à comprendre…

Si tout accident génère un risque, il est le plus souvent exagéré de croire que l’homme ne pourra pas résoudre un problème technique induit, s’il y met le prix.

L’argumentation ici :
http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2012/09/fukushima-la-d%C3%A9sinformation-continue.html

Idée reçue n°34 : « On a bien fait d’arreter Superphenix »

<en travaux>

Faux !

Après des aléas de démarrage inhérents à toute nouveauté, la centrale a très bien fonctionné.

Son arrêt a pesé très lourd dans les bénéfices non redistribués aux contribuables francais.

Mais D. Voynet a pu montrer son poids politique dans le bras de fer avec le PS de Jospin, c’est ce qui compte…

Arguments ? Tout est dit ici.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Superph%C3%A9nix

Conclusion : Les choix finaux pour les techniques qui seront adoptées internationnalement pour la GenIV comportent encore beaucoup d’inconnues

et les différentes filières testées dans le monde aboutiront à un choix in fine.

Vive la recherche (encadrée), gage de progrès quoi qu’on en dise.