Idée reçue n°33 : « Les pics en hiver de la consommation électrique (couverts par les énergies fossiles) sont liés au chauffage électrique »

 

Notre point de vue (quoiqu’un peu tronqué) figure dans cet article du Monde : si la France a eu du mal a produire assez de courant pour passer les pointes et a dû importer alors une partie de son courant électrique, c’est parce que depuis une quinzaine d’années, sous la pression des antinucléaires (c’est la faute du lobby vert, pas des ingénieurs du nucléaire) la France n’a mis en chantier qu’un seul réacteur nucléaire EPR à Flamanville alors que la consommation dans le même temps augmentait régulièrement de 1 à 2% pendant 15 ans ce qui fait environ 20% de capacité manquante qui nous suffirait largement à passer les pointes et même en continuant à alimenter nos voisins si nous avions seulement une dizaine de réacteurs de plus, ce qui nous permettrait de passer facilement les pointes tout en étant assurés des rester le poumon énergétique de l’Europe, ce que nous sommes de moins en moins (la France perd peu à peu sa puissance au sens propre comme au figuré). Ce serait mieux que d’acheter du courant électrique provenant du charbon sale en Allemagne ou en Pologne…. Ainsi les réacteurs nucléaires + l’hydraulique français, par manque de prévoyance et à cause du lobby vert, ne suffisent plus désormais pour produire l’électricité en période de pointe. Le lobby antinucléaire ne manque pas d’audace pour oser en faire porter la faute au nucléaire comme ils tentent de le faire, par des raisonnements un peu aventureux, alors que ce sont eux qui ont systématiquement bloqué et retardé la construction de nouvelles centrales. Il nous faut évidemment plus de STEP hydrauliques, éventuellement quelques turbines à gaz au risque d’émettre du CO2 et d’enrichir Poutine et Amadinejad (pour passer les pointes à court terme) et surtout davantage de réacteurs nucléaires pour fournir à moyen et long terme l’électricité de base et la semi-base dont l’Europe (pas seulement la France) a besoin, pour remplir les STEP la nuit, pour alimenter les futures voitures électriques, pour construire une Europe de l’énergie solide et performante, pour sortir du gaz et du pétrole et nous libérer de la dépendance aux énergies fossiles !

Même au plus fort des pointes de consommation de février 2012, le nucléaire fournissait encore plus de la moitié de notre électricité, comme le précise cet article, on voit bien que le nucléaire est effectivement la principale partie de la solution (mais bien sûr pas la seule) au moment des pointes de consommation.
N’oublions pas notre autre cheval de bataille : le développement des énergies renouvelables, complémentaires du nucléaire, qui seul ne pourra bien sûr résoudre les besoins énergétiques : priorité à la production de chaleur et à l’autoconsommation, ainsi qu’aux zone particulièrement bien dotées en ressources ENR (iles, soleil, etc…)
Autres références :

Nucléaire, un choix réfléchi et responsable

Intermittence et foisonnement de l’électricité éolienne en Europe de l’Ouest

La Servante et les Danseuses : L’électricité pendant la vague de froid de Février 2012

Analyse critique de la proposition de réduire la part du nucléaire à 50% du mix électrique en 2025

Les Echos : Pointe de consommation électrique : qui est responsable ? (par Jean Bergougnoux)

Treize et deux contes de fées sur le tournant énergétique allemand

 

 

Idée reçue n°29 : « La norme RT2012 dans le batiment a raison de décourager le chauffage électrique en comptabilisant l’énergie primaire »

FAUX.
On entend partout sans être sûr que cela soit justifié : « Le chauffage électrique est une ineptie ».

Oui si l’habitation est une passoire, cela coute trop cher. Mais dès qu’on isole un peu, c’est écologique !

En effet, la production d’électricité sera de plus en plus compétitive par rapport aux énergies fossiles (sauf avec le gaz de schiste…).

Donc seul un anti-nucléarisme primaire conduit à considérer que perdre près de la moitié de l’energie primaire dans la technique électronucléaire est un problème.

Si l’énergie finale est abondante, bon marché et écologique, pourquoi s’en priver sous pretexte qu’on « gaspillerait » de l’énergie primaire ? Le moteur d’une automobile a un rendement énergétique déplorable (contrairement au moteur électrique) : est-ce une raison pour l’abandonner immédiatement ? Non, bien sûr.

D’où le scandale récent où les lobbies des ENR appuyés par les Verts au gouvernement ont réussi, devant l’ignorance du PS en matière énergétique, à faire passer en force et en catimini une législation imposant un traitement inique de l’énergie nucléaire au profit du gaz. Et ceci sans tenir réllement compte des gaz à effet de serre.

Certains se sont émus de cette injustice faite à l’énergie électrique (voir ici). Un recours aurait du être validé vu l’inconstitutionnalité manifeste de cette directive en fonction de la loi sur le Grenelle de l’environnement. Mais l’inertie a été la plus forte, et on attend qu’un gouvernement courageux amende cette législation (NDLR 01/2017:la RT2018 n’en prend pas le chemin)

Plus généralement, la question d’encourager ou pas le chauffage électrique fait débat (voir l’article discutable du Monde ici).

Alors, allez consulter ci dessus « l’idée reçue n°33″ sur « Les pics en hiver de la consommations électrique (couverts par les énergies fossiles) sont liés au chauffage électrique » !

Plus de détail proposé par Hervé P. :

– Pourquoi promouvoir le chauffage électrique est-il devenu tabou ?

-> Pour avoir moins besoin d’électricité.

– Pourquoi souhaiter avoir moins besoin d’électricité ?

-> Pour pouvoir se passer de nucléaire.

L’argument principal contre le chauffage électrique est que le rendement n’est que de un tiers ; c’est donc du gaspillage.

Ce raisonnement suppose implicitement que nous manquons d’énergie (ce qui est inexact : la quantité d’énergie accessible est surabondante, la seule question est son coût) et considère de la même façon le MWh disponible à la maison et le MWh produit par une réaction nucléaire, qui est tout de même moins commode d’usage pour le citoyen de base.

Cet abus de la notion de rendement par des personnes qui n’y connaissent rien en physique doit être dénoncé – le rendement de la production éolienne ou photovoltaïque est compté pour 1, celui des PAC est compté égal à leur COP ; n’importe quoi ! Tout est bon pour disqualifier l’électricité c’est-à-dire en réalité le nucléaire. Et cela se traduit par les obligations de la RT 2012 et par ce qui se prépare sur le logement existant.

Ce qui est limité, c’est la capacité de l’atmosphère à recevoir du CO2 sans trop chauffer. Le reste est affaire d’affectation de moyens (force de travail et financement) entre les différentes formes d’énergie, entre l’énergie (production, consommation et énergie) et les activités hors énergie.

 

 Articles en relation :

L’expansion : « Le chauffage électrique : moins gourmand que le gaz » (Hervé N.)

Manicore : « Le chauffage électrique est-il une horreur écologique ? » (Jean-Marc J.)

Blog citoyen Gouvernance de l’énergie : Les incohérences du bilan énergétique français(I) : l’absurdité de l’énergie finale

 

Idée reçue n°28 : « On a encouragé le chauffage électrique pour favoriser l’énergie nucléaire »

<en travaux>

 

La question d’encourager ou pas le chauffage électrique fait débat (voir l’article discutable du Monde ici).

Allez consulter ci dessus « l’idée reçue n°33 » sur « Les pics en hiver de la consommations électrique (couverts par les énergies fossiles) sont liés au chauffage électrique » !

Idée reçue n°15 : « Le chauffage électrique est une ineptie »

Faux.

 

Seuls les anti-nucléaires dogmatiques le croient.

L’argument qui fait état d’une énergie primaire gaspillée est un sophisme. L’énergie abondante produite par un centrale ne peut être comparée à celle laborieusement produite par un charbon ou un gaz éminemment plus polluant pour la planète et se raréfiant.

Si le logement est bien isolé, on peut installer des chauffages à accumulation qui peuvent en plus aider à effacer les fortes consommations en période de pointe, et ceci avec très peu de CO2 contrairement aux autres sources excepté l’hydroélectrique (ou au bois si son cycle de vie est maitrisé).

Et même si le logement n’est pas encore isolé, ce mode de chauffage n’est pas condamnable en soi s’il évite l’importation massive d’hydrocarbures.

Exemple du pic de consommation en février 2012 :

« Le nucléaire permet-il à la France de répondre à la forte demande d’électricité liée au grand froid ?
EDF a mis en service 55 de ses 58 réacteurs, (…) les capacités hydroélectriques sont pleinement mobilisées et seules 5
centrales thermiques sont à l’arrêt », s’est félicité le ministre de l’énergie, Eric Besson, alors que la France a battu un
nouveau record de consommation électrique, mercredi 8 février à 19 heures, avec un pic de 101 700
mégawatts (MW). La mobilisation du parc nucléaire est « essentielle », précise le ministre, puisqu' »à lui seul, le nucléaire
représentait 63 % de l’électricité consommée à 19 heures ».
« Le nucléaire a un énorme avantage : c’est une énergie disponible en abondance, de manière stable et fiable, au moment
où l’on en a le plus besoin, contrairement à l’éolien ou au solaire, qui sont intermittents et difficilement stockables

« Lors du pic de consommation de mardi, le nucléaire français a répondu à 58,5 % de la demande, selon les
chiffres du Réseau de transport d’électricité (RTE), complété par l’hydraulique (11,5 %), les énergies fossiles (5 % pour
le fioul, 4,7 % pour le charbon et 3,2 % pour le gaz), l’éolien (3,6 %) et diverses cogénérations et autres productions
thermiques diffuses (5,6 %). Pour pallier les 8 % manquant (8 000 mégawatts), la France a dû importer de
l’électricité, notamment d’Allemagne, à un moment où le prix du mégawattheure flambait, frôlant les 2 000 euros contre
une cinquantaine d’euros d’ordinaire. « Cela prouve qu’il faut construire de nouvelles centrales nucléaires pour répondre en
intégralité à la demande ».

 

Voir autre article sur le même sujet sur ce blog.

 

Idée reçue n°3 : « Le pic de consommation en hiver est du au chauffage électrique »

<En travaux>

 

Les pics sont plus complexes que cela même si effectivement, la hausse de la consommation doit prévoir des moyens de production correctement dimensionnés, qui peuvent servir à autre chose en période de non pic (electrolyse et stockage d’hydrogène, aidant à produire des biocarburants de nouvelle génération sans fossile par exemple.)