Idée reçue n°40 : « Les énergies renouvelables vont créer de nombreux emplois en France. »

Partiellement faux.

D’une part les emplois de cette industrie sont souvent créés à l’étranger (Chine pour le solaire, Europe pour l’éolien) mais surtout : le renchérissement de l’électricité entrainé par l’intermittence assortie de son backup (au gaz russe) ou son stockage (ou sinon la déstabilisation induite sur la base) va avoir des conséquences bien plus graves en emplois nets que si on investit sur le nouveau nucléaire.

Et c’est notre compétitivité, déjà si mal en point, qui va s’en trouver affectée, conduisant à la suppression de nombreux emplois. Et entrainant une précarité énergétique accrue et une ponction sur l’empreinte matière métaux en moyenne 6 fois plus forte. Sans compter l’emprise des éoliennes sur les territoires habitables (l’offshore étant hors de prix pour longtemps).

Au contraire, il faut favoriser les EnR qui sont rentables écologiquement et rapidement compétitives (solaire thermique, pompes à chaleur, biomasse, agrocarburants de deuxième génération enrichis en hydrogène nucléaire,…) et développer l’électronucléaire (y compris la cogénération pour les réseaux de chaleur) pour parvenir à restaurer notre performance industrielle. La substitution rapide des fossile comme le recommande le GIEC pour le facteur 4 en CO2 ne peut se faire efficacement qu’en terminant le programme initial : au moins 90 GW installé en 2050. En effort important à décider collectivement.

Ainsi on maximise les emplois dans les deux filières et l’effet levier sur les prix favorise notre industrie et donc l’emploi en France.

Même le parti communiste le dit dans son rapport publié sur http://energie.pcf.fr/

Plus d’argument dans l’article de la Tribune :

http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20120925trib000721229/pourquoi-la-transition-energetique-va-detruire-des-centaines-de-milliers-d-emplois.html

Publicités

Idée reçue n°7 : « Les énergies renouvelables, c’est plus d’emplois créés qu’avec l’énergie nucléaire »

Faux.

Cela reste à prouver.

Car les subventions gaspillées dans des technologies non matures et peu productives sont plus efficacement investies dans d’autres secteurs où les leviers d’emplois sont supérieurs.

Une électricité pas chère dégage des marges de manoeuvre considérables chez les particuliers et les entreprises, gage d’efficacité économique.