Idée reçue n°47 : « Le nucléaire fait preuve de moins de transparence que les autres énergies »

FAUX.

 

L’énergie nucléaire civile est depuis de nombreuses années une industrie particulièrement transparente. Cela signifie qu’elle communique précisément sur les informations qui éclairent le public pour lui permettre de forger honnetement son esprit critique.

 

Bien sur trop d’information tue l’informations (inquiétude non fondée, saturation, amalgame instrumentalisés) et il convient de communiquer à bon escient. Donc un bon équilibre éthique à rechercher en permanence.

En France, depuis la création d’une autorité indépendante (ASN) assortie d’instutions techniques adaptées (IRSN), la maturité de la filière est tout à fait satisfaisante.

Bien plus que d’autres filières, où aucune autorité de même niveau n’offre un telle transparence. (Cf. les collusions entre élus locaux, ONG et EnR,  ou les campagnes des climatosceptiques financées par les industries des énergies fossiles privées.)

Pourtant, certains continuent pour des motifs idéologiques, à semmer un doute systématique sur cette technologie.

 

Pour exemple cette interview par France Culture ici (ou Médiapart ici)

de Sezin Topçu, (chargée de recherche CNRS, auteur de « La France nucléaire. L’art de gouverner une technologie contestée » (Seuil, 2013))

hautement contestable déontologiquement car présentant des subjectivités comme des vérités.

(Les commentaires sont impossibles sur le site, empêchant toute contestation démocratique.)

 

Curieuse conception du journalisme pour la meilleure radio culturelle française et de surcroit de service public.

Les termes sont contestables et appellent donc à un droit de réponse.

Beaucoup de notions sont partiales, voir ambiguës, et à chaque fois, sortant d’une neutralité exigible, la journaliste Ruth Stégassy se charge de connoter idéologiquement chaque propos.

 

Commentaire du Verbatim:

1) Pourquoi supposer une vision orgueilleuse et mégalomaniaque dans la « Grandeur industrielle« .

On peut aussi la qualifier tout simplement d’ « Indépendance nationale ». Qu’on apprécie d’ailleurs grandement aujourd’hui, en temps de crise.

Justement, in fine, le choix de la solution américaine prouve que l’orgueil national ne prime pas. L’efficacité oui.

On ne compte plus les bénéfices que le civil a tiré de la recherche militaire. Comme dans toutes les industries.

C’est bien le moins que la défense nationale, avec ses drames passés, ait contribué à sauver dans le monde au minimum 7 millions de vies à ce jour grace au nucléaire civil.

Ces progrès auraient eu lieu assez vite, même sans l’industrie militaire.

2) « 58 réacteurs actuels [NDLR : soit 19 centrales], 170 de prévus initialement« . 

Dommage qu’on ait interrompu cette transition énergétique avant l’heure. Tout ca par manque de courage, parce que le pétrole coutait moins cher… Manque de courage et de lucidité.

On ne se contenterait pas alors aujourd’hui de 17% d’énergie propre et stable,

mais on en aurait 50%.  Et de quoi enfin financer les autres 50% :  des EnR pour le chauffage/transport/industrie au lieu de se contenter de 13%, au demeurant partiellement inutiles (car intermittentes électriques).

« On a surestimé la consommation à venir »

On pense ici à l’envers. C’est le contraire !

On savait que les Français voudraient de l’électroménager, exporter des produits compétitifs, se déplacer rapidement sans polluer ni se tuer, développer la médecine, etc…

Vous en plaignez-vous ? Allons donc voir en Grèce si les coupures et le non développement nous attire… Bien sur les excès doivent-être corrigés. Travaillons-y.

3) « Société de consommation : nécessaire pour justifier cette industrie. »

Mais cette société, vous la réclamez chaque jour par vos achats. Quelle hypocrisie. Quelle ingratitude.

Et ce n’est pas l’électricité la fautive, au contraire. Elle atténue les effets des autres énergies nuisibles.

4) « Elever le consommateur français au rang du consommateur américain »

Frigo, congélo, four, télé, aspirateur, climatiseur dans le métro ou au boulot. Quelle horreur, qui défend encore un tel modèle aujourd’hui !

5) « Le chauffage électrique : solution parfaite [pour justifier le nucléaire] »

Ce sous-entendu est faux. c’est le contraire qui est vrai.

Le chauffage électrique est une formidable opportunité qui a été saisie.

Il soulage l’investissement de départ (pas de tuyaux couteux), évitent les importations et la pollution atmosphérique. De quoi aussi préserver le pouvoir d’achat.

Et ils s’améliorent de jour en jour (bientôt fini totalement les convecteurs !)

Tant mieux si le nucléaire pouvait offrir un tel confort sans pollution excessive !

Faisons baisser son prix plutôt que d’augmenter la CSPE à cause des EnR électriques.

6) « Pourquoi a-t-on restructuré le CEA : la technologie était obsolète ? »

Curieuse question à charge de la journaliste qui ne semble pas connaitre l’industrie.

Alors que l’explication est claire : la reconversion vient du fait qu’on a changé de filière technique.

7) « Nucléocratie« . 

Mot valise, stigmatisant, méprisant et jaloux, qui évite de penser par soi-même objectivement.

Où est l’assertivité ici ? Et si c’était des ingénieurs brillants motivés par l’intérêt collectif et le souhait de nourrir leur famille ?

Qui ont réussi un défi mondialement reconnu.

8) « Relation incestueuse entre ingénierie et contrôle ».

Les années 60/70 avaient leur degré d’évolution, la société a progressivement atteint des standards démocratiques et de régulation meilleurs.

Pourquoi parler d’inceste ? A l’époque c’était la norme dans les industries naissantes.

Parler de « Conflit d’intérêt » est une vision rétroactive de l’histoire. Il faut construire d’abord, puis optimiser l’organisation ensuite.

9) « Taille << démesurée >> du Clan Messmer« .

Ne faut-il pas une taille importante pour implanter une grande industrie ?

Pas de factuel dans ce jugement de valeur.

10) « Programme non réfléchi. » 

Idem. Pure subjectivité. Curieuse déontologie, à charge uniquement..

11) « PSU : opposé au nucléaire ».

Il faut bien se démarquer du PS quand on veut exister. Michel Rocard est vite devenu un ardent défenseur de cette technologie au vu de ses avantages. Pourquoi le cacher ?

12) « Disqualification de la contestation ».

Fallait-il sur-qualifier la contestation vu que l’histoire lui a donné tort face à ses « peurs irrationnelles » ?

Après tout la contestation a pu s’exprimer. Elle a challengé encore davantage la culture de la sureté. Ce sont les bienfaits de la démocratie.

En fait, on constate que le nucléaire civil cristallise de nombreuses contestations latentes : antiautoritariste, antitechnocratique, anticapitaliste…

Un réel travail sociologique mériterait pour le coup de l’expliciter.

13) « L’urgence [serait] motivée par le désir de prendre de vitesse la contestation. »

On peut aussi argumenter qu’elle est plutôt liée aux besoins urgents face à la crise pétrolière et aux coûts : les fortes exigences capitalistiques justifie de ne pas perdre de temps.

On constate que la « sphère judiciaire a validé les thèses d’EDF vu l’intérêt général. » Dont acte.

« Main mise sur le judiciaire« . Encore un commentaire subjectif de la journaliste, plutôt spéculatif car peu argumenté.

14) « Homo économicus contre l’homo-ecologicus » ?

et si c’était plutôt « avec » ?

Sans le nucléaire, c’est l’homo-fossilus qui aurait vaincu l’homo-écologicus.  Ils sont donc alliés plutôt qu’ennemis.

Quelle vision caricaturale et déconnectée du monde réel.

Et si c’était à refaire ?

Le nucléaire a promu, directement et indirectement, le développement social : est-ce une corruption ou au contraire une manne positive, c’est à dire précisément le mobile de ce projet de société : produire une technologie rentable, plus propre que les alternatives fossiles couplées aux EnR, et qui contribue à libérer davantage l’Homme ?

La sécurité me direz-vous ? et si les risques de mortalité étaient en fait tout à fait acceptables compte tenu de la facilité à éviter la large dispertion de radioactivité dangereuse (au dela de 50 mSv). Confinement efficace, moyens d’intervention rapide, dilution rapide en cas d’évenement non prévu. Nos dirigeants ne nous auraient donc pas trahi ? Quelle déception pour les populistes…

15) « 1 mort pendant la manifestation contre Super-Phenix » :

On oublie de signaler la déclaration préalable des plus radicaux antinucléaires : « il faudra du sang ».

Où sont les plus violents ? les plus belliqueux ?

16) Opposant PS : « Paul Quilès« .

Il a pu déployer sa vision contestataire, gage de démocratie interne au PS.

Il n’a pas été soutenu vu sa vision archaïque et tactique sur l’énergie.

17) « L’opposition de forte qualité technique a été découpée au ciseau et écartée de la contestation ».

Au contraire. Elle méritait un traitement digne. Associer les anti-nucléaires qui ont des arguments est tout à l’honneur du pouvoir.

Dialogue, concertation contradictoire, syndicalistes associés. Autant de gage de démocratie.

18) « Devenu gênants vis à vis du corps des mines ». 

L’idéologie de certains et l’instrumentalisation de leur cause les rendent gênant effectivement…  Qu’ils soient un minimum éthiques et ils seront respectés.

19) Sur la parole donnée aux opposants : « supprimer les gêneurs : débats qui n’en sont pas tout à fait.  Pas de réévaluation du programme nucléaire. »

Ils se sont exprimés à l’époque, ils n’ont pas eu gain de cause vu leur arguments. Pourquoi aurait-on du « réévaluer le programme nucléaire » ?

20) « Le secret avait une place de choix ».  

Si chez les opposants, la fin justifie les moyens, il est normal qu’une prudence s’instaure.

21) « Commission Locale d’information : désactivées : pas les moyens nécessaire. Dépendante. »  

Les CLI sont montées progressivement en puissance. Elles sont pluralistes.

Remarque : Quand on voit « l’indépendance » de la CRIIRAD, on comprend la prudence à donner accès à 100% de l’information aux plus manipulateurs des contestataires. (« L’altruisme égoïste » n’est pas toujours répandu…)

Il faut que les acteurs se méritent réciproquement. Quand on a pas assez d’argument, je constate qu’on en invente. C’est inacceptable.

22) « Eduquer ou endoctriner ? ». 

Procès d’intention. Les opposants supposent forcément que toute éducation au nucléaire, pourtant nécessaire, est un endoctrinement.

Il faut pourtant éduquer et parler vrai.

23) « OGM moins irréversibles que le nucléaire ».

Pas sûr : l’essaimage OGM est pire que le démantèlement nucléaire tout à fait maitrisé comme prévu.

24) « Ecolier invités à des visites de centrales : truisme incroyable. »  

Quelle est cette « vérité si banale » qu’elle ne doive être communiquée ?

S’il s’agit du fonctionnement des centrales, l’incurie et la manipulation sont telles qu’il est urgent de partager largement ce savoir…

25) « Désacralisation du nucléaire. Objectif banaliser les centrales ».

Parce qu’il faudrait les sacraliser ? parce que c’est nouveau ? de tout temps l’innovation a fait peur, jusqu’à ce qu’on l’apprivoise. (téléphone, train,…)

Quelle est cette nouvelle religion qui voudrait qu’on sacralise une chaudière à vapeur un peu sophistiquée ?

Faudrait-il affoler le public et nourrir davantage les effets nocébo déjà encouragés par les écolos et la presse cupide ?

26) « Résignation des antinucléaires » :

Oui, faire le deuil d’un monde idéal n’est pas facile. En fait la nature ne l’est pas, ne l’a jamais été.

La technique, dans un cadre qui respecte l’équilibre naturel, permet de s’affranchir un peu de la barbarie naturelle.

27) « Recours absolu au secret en période post Tchernobyl ».

Complotisme. Aucun secret, juste une dilution des doses telle qu’il est inutile de terroriser les populations qui ignorent les subtilités sur les doses et leurs échelles complexes.

28) « Vision singulière : refusant les mesures de contamination ».

Les mesures sont pourtant claires et négligeables, comme en Corse où l’étude des doses prouve très clairement qu’aucune inflexion des pathologies n’est survenue après Tchernobyl.

http://ressec.wordpress.com/2013/08/07/la-vaste-supercherie-de-lexces-de-cancer-en-corse-qui-serait-du-a-tchernobyl/

29) « Nuage s’arrêter aux frontières ».

Il reste donc encore des journalistes pour croire à ce hoax savamment entretenu par la rumeur urbaine et la complicité idéologique ?

Pourtant cela a été clairement démenti ici :

http://www.ecolo.org voir ici

et par exemple ici : http://www.alainmadelin.fr/blog/billets/le-vrai-mensonge-du-nuage-de-tchernobyl/

30) « Santé vétérinaire, ne rien communiquer : obéi comme un seul homme. »   « Omerta totale, les média ont eu un rôle hallucinant pour endormir tout le monde. »

Et s’ils avaient fait leur travail en ne répandant pas des allégations mensongères ?

Quel aplomb d’affirmer de tels propos…

31) « Pas de mesure simple en France comme dans les autres pays ».

Quelle différences de mesures ?

Les autres pays ne sont pas tous pareillement touchés vu la proximité et l’orientation des vents qui a limité l’exposition en France à 3 jours au lieu de 11 pour l’exposition de l’Europe.

32) « Normalisation du secret dans le corps social »

Ou discernement et vérité qui prend effet dans le corps social.

Pourquoi toujours cette théorie du complot sans arguments ? Biais cognitif ?

33) « Transfert de responsabilité : faire porter le poids des accidents sur les populations. »

Nous sommes tous solidaires de notre civilisation; épidémies, pétrole, médecine, nucléaire, etc…

Pourquoi des doses très faibles ne pourraient pas être gérées en commun ?

Doit-on infliger un traumatisme bien pire en évacuant tout le monde ? Ayons une attitude responsable.

34) Ukraine « Préférable de ne pas insister sur le relogement car cela coute énormément ».

Bien sûr et surtout si cela ne sert à rien vu que les doses sont faibles, (moins de 20 mSv)

et tout à fait négligeable face aux autres maux (alcool, tabac, route, chômage) qui eux sont sensibles aux développement économique et donc culturel.

35) « 25% de son budget national. »  

Chaque pays doit assumer les conséquences des fausses économies qu’il décide.

36) « Impossible puisqu’il ne reste pas d’endroits propres. » 

Ces endroits sont désormais aussi propres que les zones radioactives naturelles du Limousin, de Bretagne, et davantage que celle d’Iran ou du Brésil ou des enfants habitent depuis des décennies sans aucun problème.

37) « Réhabilitation participative à la gestion de leur quotidien. » 

C’est du bon sens, pourquoi vouloir qu’il en soit autrement ?

Comme à Katrina, AZF ou Bopal, pourtant 1 000 fois pire localement. Les rares accidents nucléaires sont un moindre mal vu les avantages énormes et assez méconnus

38) « Compteur Geiger, maitrise individuelle. Terrain miné au quotidien. » 

Pourquoi tenir des propos anxiogènes sans tenir compte de la science ? C’est criminel.

39) « Cette approche fut valorisée, considérée comme seule valable, comme à Fukushima ». 

Effectivement, et pour cause. Encore aucun argument.

40) « Retour à la normale, un leurre. » 

Heureusement que la vie redevient normale d’un point de vue radioactif, sur quelle base en douter ? Sur les autres critères, c’est différent.

41) « Pas de retour à la normal possible. » 

Pourquoi ? Hiroshima est une ville prospère et sure. 

42) « Ce qui est en cause : le destin non choisi est la seule solution possible. »

La collectivité choisit et assume collectivement.

Ne pas prendre de risque (calculé) est le pire des risques.

43) « catastrophe qui fond sur nous ».

L’émotionnel est une arme, nous devons en user avec …un principe de précaution.

44) « Ne pas considérer l’accident comme une hypothèse mais comme une certitude. »

C’est très peu probable en Europe mais même si cela arrivait, l’enceinte de confinement permettrait d’avoir 0 morts et bien peu de blessés vu les rejets limités grâce aux filtres à sable. Mille fois mieux que le charbon Allemand dans tous les cas. Combien de morts au fait ?

45) « Novlangue qui sous-tend ce discours. » 

Tout discours est une Novlangue, reste à savoir laquelle est la moins malhonnête ou ignorante.

46) « Le nucléaire serait devenu ouvert. » 

C’est après tout ce qu’on désire. Cela en frustre certains ?

47) « Ces choix technologiques qui pourraient être défaits et refaits. » 

Si c’était à refaire, bien sûr qu’on le referait.

48) « Des débats public : ces débats sont désertés par ceux qui pourraient y aller. » 

Quelle hypocrisie. Ce sont justement les plus ultra qui empêchent qu’ils se tiennent. Pourquoi le cacher par omission ?

49) « La société civile demande un débat national, qui n’a pas eu lieu. » 

Le débat a eu lieu grâce à Hollande. Les Français sont pour à plus de 65%.

Ok, débattons-en tous les 20 ans, à chaque génération.

50) « Championne d’organisation de débat après le fait accompli. (EPR, …) ». 

Gouverner c’est prévoir. Y a-t-il eu débat préalable quand on imposa des puissances pléthoriques en éoliennes et PV inutiles à prix d’or ?

Sur CIGEO on débat avant, et les écolos font tout pour tout bloquer, pour que le problème subsiste ne plus longtemps possible…

51) « Ces questions ne trouvent plus leur public. »

Parce que les choses sont claires : le nucléaire est un mal nécessaire, à développer au coté des autres solutions vertueuses. Car moindre que tous les autres connus et réalistes.

52) « Les débats ont été sabotés : la CNDP n’a pu organiser ces débats. » 

Faux, ils sont consultables sur internet (Cigéo).

53) « Débacratie : ceux qui débattent sont ceux qui décident. » 

Faux les opposants ont pu dérouler leur argumentation contestable.

Contacter l’émission :

http://www.franceculture.fr/contact

01 56 40 36 72

Terre à terre

Ruth Stégassy

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Idée reçue n°42 : « On a raison de fermer la centrale de Fessenheim puisqu’elle est vieille »

Faux !

Même si cette décision nous ferait perdre 20 milliards d’euros sur 10 ans, ce n’est que la sécurité qui doit nous guider.
Or, tel un Airbus, toutes les pièces sont remplacées régulièrement par des pièces plus sures et modernes, la centrale est donc plus sure qu’avant !

La capitalisation industrielle suite aux difficultés observées permet de tels progrès.

Seuls la cuve et le béton ne peuvent être changés mais sont prévus pour durer et bénéficient d’une excellente expertise. Le moindre doute implique un arrêt préventif immédiat (comme cela s’est produit en Belgique). L’ASN est intraitable et veille à notre sécurité avec rigueur (pas comme au Japon…)

Plus d’arguments disponibles :

http://www.sauvonsleclimat.org/communiqueshtml/arret-de-fessenheim-dans-des-conditions-responsables/35-fparticles/1267-arret-de-fessenheim-dans-des-conditions-responsables.html

 

Et lire la tribune du RESSEC sur l’opportunité de réaliser les travaux de sécurisation :

http://ressec.wordpress.com/2013/03/19/fermeture-de-la-centrale-de-fesseheim-le-ps-ne-doit-pas-segarer-a-suivre-les-verts/

Idée reçue n° 41 : « Le nucléaire a couté plus qu’il ne va rapporter »

Faux !

Outre le rapport de la cour des comptes qui précise clairement que les ordres de grandeur évacuent tout doute malgré les aléas possibles,

le nucléaire aurait rapporté près de 10 fois l’investissement consenti (121 milliards d’investissement pour 1000 milliards de bénéfices tous avantages inclus)

Plus de détail sur :

http://aepn.blogspot.fr/2012/10/et-si-cetait-refaire-combien-rapporte.html

Idée recue n°38 : « Les centrales EPR exploseraient si un avion terroriste s’écrasait dessus »

Comme une video le montre ici,

un avion n’affecterait que très peu les deux murs de béton de 1,3m des EPR.

L’arrêt automatique des centrales, et l’intervention des forces de sécurité sécuriserait rapidement le refroidissement du combustible afin d’éviter des fuites nuisibles aux populations.

 

De plus il est extrêmement difficile de s’écraser avec précision sur un objet au sol (contrairement aux tours du WTC le 11/09/2001)

 

Donc accélérerons le remplacement de nos centrales par des EPR !

Idée reçue n°35 : “La piscine de Fukushima menace à tout moment d’affecter le Japon”

Faux !

Le journalisme de qualité permet de lutter contre le sensasionalisme.

Encore faut-il vouloir savoir, et avoir le temps de chercher à comprendre…

Si tout accident génère un risque, il est le plus souvent exagéré de croire que l’homme ne pourra pas résoudre un problème technique induit, s’il y met le prix.

L’argumentation ici :
http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2012/09/fukushima-la-d%C3%A9sinformation-continue.html

Idée reçue n°33 : « Les pics en hiver de la consommation électrique (couverts par les énergies fossiles) sont liés au chauffage électrique »

 

Notre point de vue (quoiqu’un peu tronqué) figure dans cet article du Monde : si la France a eu du mal a produire assez de courant pour passer les pointes et a dû importer alors une partie de son courant électrique, c’est parce que depuis une quinzaine d’années, sous la pression des antinucléaires (c’est la faute du lobby vert, pas des ingénieurs du nucléaire) la France n’a mis en chantier qu’un seul réacteur nucléaire EPR à Flamanville alors que la consommation dans le même temps augmentait régulièrement de 1 à 2% pendant 15 ans ce qui fait environ 20% de capacité manquante qui nous suffirait largement à passer les pointes et même en continuant à alimenter nos voisins si nous avions seulement une dizaine de réacteurs de plus, ce qui nous permettrait de passer facilement les pointes tout en étant assurés des rester le poumon énergétique de l’Europe, ce que nous sommes de moins en moins (la France perd peu à peu sa puissance au sens propre comme au figuré). Ce serait mieux que d’acheter du courant électrique provenant du charbon sale en Allemagne ou en Pologne…. Ainsi les réacteurs nucléaires + l’hydraulique français, par manque de prévoyance et à cause du lobby vert, ne suffisent plus désormais pour produire l’électricité en période de pointe. Le lobby antinucléaire ne manque pas d’audace pour oser en faire porter la faute au nucléaire comme ils tentent de le faire, par des raisonnements un peu aventureux, alors que ce sont eux qui ont systématiquement bloqué et retardé la construction de nouvelles centrales. Il nous faut évidemment plus de STEP hydrauliques, éventuellement quelques turbines à gaz au risque d’émettre du CO2 et d’enrichir Poutine et Amadinejad (pour passer les pointes à court terme) et surtout davantage de réacteurs nucléaires pour fournir à moyen et long terme l’électricité de base et la semi-base dont l’Europe (pas seulement la France) a besoin, pour remplir les STEP la nuit, pour alimenter les futures voitures électriques, pour construire une Europe de l’énergie solide et performante, pour sortir du gaz et du pétrole et nous libérer de la dépendance aux énergies fossiles !

Même au plus fort des pointes de consommation de février 2012, le nucléaire fournissait encore plus de la moitié de notre électricité, comme le précise cet article, on voit bien que le nucléaire est effectivement la principale partie de la solution (mais bien sûr pas la seule) au moment des pointes de consommation.
N’oublions pas notre autre cheval de bataille : le développement des énergies renouvelables, complémentaires du nucléaire, qui seul ne pourra bien sûr résoudre les besoins énergétiques : priorité à la production de chaleur et à l’autoconsommation, ainsi qu’aux zone particulièrement bien dotées en ressources ENR (iles, soleil, etc…)
Autres références :

Nucléaire, un choix réfléchi et responsable

Intermittence et foisonnement de l’électricité éolienne en Europe de l’Ouest

La Servante et les Danseuses : L’électricité pendant la vague de froid de Février 2012

Analyse critique de la proposition de réduire la part du nucléaire à 50% du mix électrique en 2025

Les Echos : Pointe de consommation électrique : qui est responsable ? (par Jean Bergougnoux)

Treize et deux contes de fées sur le tournant énergétique allemand

 

 

Idée reçue n°31 : « La géothermie pourra aider à remplacer le nucléaire en France »

Alors qu’on entend souvent Jean-Luc Mélenchon prétendre remplacer le nucléaire par « les énergies de futur » comme la géothermie (et aussi les énergies marines…),

que penser du potentiel réel de cette énergie des diverses profondeurs terrestre ?

Si son développement est une opportunité et doit être développée partout où elle est pertinente (voir ici les perspectives (DOM, iles appropriées, etc…) )

elle ne peut en aucun cas représenter à moyen terme une énergie de masse.

L’argument.

Extrait :

« Une production géothermique d’une puissance de 96 GW est envisagée. Or le flux géothermique moyen est compris entre 0,05 et 0,13 W/m2 en France. En retenant l’estimation haute et compte tenu que le rendement de la production géothermique est généralement pris égal à 10% on voit qu’il faudrait équiper plus de 7 millions de km2 pour atteindre les objectifs fixés dans le rapport. Cela paraît évidemment impossible. Il est vrai qu’il existe de gisements de roches sèches qui permettent d’obtenir de la vapeur à quelques centaines de degrés (par exemple à Soultz la forêt). Mais, dans ces cas, c’est en réalité une réserve de chaleur qu’on exploite. Cette exploitation est possible pendant 20 à 50 ans selon les cas. Dans ces conditions on ne peut pas ranger la géothermie parmi les énergies renouvelables, sans compter les conséquences environnementales qu’auraient l’utilisation de la technique de fracture des roches à grande profondeur. »

Source : cliquer ici

 

Autre article connexe :

Le conte de la géothermie

 

Idée reçue n°28 : « On a encouragé le chauffage électrique pour favoriser l’énergie nucléaire »

<en travaux>

 

La question d’encourager ou pas le chauffage électrique fait débat (voir l’article discutable du Monde ici).

Allez consulter ci dessus « l’idée reçue n°33 » sur « Les pics en hiver de la consommations électrique (couverts par les énergies fossiles) sont liés au chauffage électrique » !

Idée reçue n°23 : « Le nucléaire régresse dans le monde, la preuve l’Allemagne et l’Italie sortent du nucléaire »

Faux.

La tendance générale  est plutôt à la reprise après une période d’incertitude.

La fin de la première vague de construction, le réchauffement climatique, la hausse des coûts des énergies fossiles, les tensions géopolitiques, le progrès techniques, les problèmes d’intermittence non résolus par les ENR, la pollution atmosphériques, autant d’arguments en faveur de cette énergie nucléaire. Pas de panacée pour l’heure, mais une solution assez propre que nous souvent. Les autres scénario crédibles sont dotés d’inconvénients bien pires. Et même rares les accidents n’engendrent pas des catastrophes rédhibitoires, comparées aux conséquences dramatiques des autres énergies.

 

La liste des réacteurs en construction (60), en programmés (155) et envisagés (338) est disponible ici.

En Europe : France, Royaume uni, République Tchèque, Slovaquie, Roumanie, Bulgarie, Pologne, Turquie, Arménie et peut-être Finlande et Hongrie, Pays bas, Lituanie,

nombreux sont les pays qui envisagent d’étendre leur parc électronucléaire.

 

Pendant ce temps, La Russie intrigue avec le gaz pour nous dissuader de gagner notre indépendance et garder le contrôle sur notre future liberté.

Certains pays payent cher leur erreur passée : Italie, Espagne, Grèce. Leur balance des paiements, et la pollution atmosphérique (et celle de leur voisins) en pâtissent encore.