Idée reçue n°42 : « On a raison de fermer la centrale de Fessenheim puisqu’elle est vieille »

Faux !

Même si cette décision nous ferait perdre 20 milliards d’euros sur 10 ans, ce n’est que la sécurité qui doit nous guider.
Or, tel un Airbus, toutes les pièces sont remplacées régulièrement par des pièces plus sures et modernes, la centrale est donc plus sure qu’avant !

La capitalisation industrielle suite aux difficultés observées permet de tels progrès.

Seuls la cuve et le béton ne peuvent être changés mais sont prévus pour durer et bénéficient d’une excellente expertise. Le moindre doute implique un arrêt préventif immédiat (comme cela s’est produit en Belgique). L’ASN est intraitable et veille à notre sécurité avec rigueur (pas comme au Japon…)

Plus d’arguments disponibles :

http://www.sauvonsleclimat.org/communiqueshtml/arret-de-fessenheim-dans-des-conditions-responsables/35-fparticles/1267-arret-de-fessenheim-dans-des-conditions-responsables.html

 

Et lire la tribune du RESSEC sur l’opportunité de réaliser les travaux de sécurisation :

http://ressec.wordpress.com/2013/03/19/fermeture-de-la-centrale-de-fesseheim-le-ps-ne-doit-pas-segarer-a-suivre-les-verts/

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Idée recue n°38 : « Les centrales EPR exploseraient si un avion terroriste s’écrasait dessus »

Comme une video le montre ici,

un avion n’affecterait que très peu les deux murs de béton de 1,3m des EPR.

L’arrêt automatique des centrales, et l’intervention des forces de sécurité sécuriserait rapidement le refroidissement du combustible afin d’éviter des fuites nuisibles aux populations.

 

De plus il est extrêmement difficile de s’écraser avec précision sur un objet au sol (contrairement aux tours du WTC le 11/09/2001)

 

Donc accélérerons le remplacement de nos centrales par des EPR !

Idée reçue n°10 : « Fukushima est la preuve que le nucléaire n’est pas assez sur »

Faux.

Si Fukushima a démontré que certaines collusions de l’industrie privée avec un état trop permissif peut entrainer l’aggravation d’un accident, la sureté du nucléaire en général n’est pas remise en cause globalement. Pourtant les procédures d’urgence semblent avoir été très perfectibles et on devrait savoir faire mieux.

Les fuites radio-actives au Japon (hors maritimes) furent, grâce aux enceintes de confinement et malgré les dégagements volontaires de gaz, relativement faibles sur les zones évacuées (ou pas), et celles ci seraient accessibles pour un retour sur place si le tsunami n’avait pas anéanti les infrastructures.
(Mise à jour d’aout 2013 : voici ici les quantifications réelles des fuites dans l’océan)

N’en déplaise aux anti-nucléaires (ils en ont bien le droit) et autres adeptes du complot,
la radioactivité reçue n’a pas été et ne sera pas très dangereuse pour les populations. (rapide évacuation, large dispersion).
Si le gouvernement japonais n’agit pas davantage, ce n’est pas par égoïsme (on entend parfois cette accusation honteuse) mais par connaissance scientifique des réels dangers.
Le drame de Fukushima est paradoxalement une preuve supplémentaire que les inconvénients de l’énergie nucléaire sont bien inférieurs à ceux des énergies fossiles,
les EnR ne pouvant prendre le relais, même en économisant énormément la consommation.
En effet, la mortalité, à production d’énergie constante, y est et sera bien plus de 1000 fois moindre que les conséquences de la course au pétrole, gaz et charbon (guerres, trafics d’armes, pollutions, sous-développement lié à la non stabilité des coûts, accélération du réchauffement climatique, …).
Le confinement de la radioactivité dans le béton, la maitrise des déchets et du démantèlement sont autant de preuves que les critiques paraissent disproportionnées par rapport aux attraits réels. De nombreux écologistes s’en sont convaincus au fil du temps.

Plus de détail :

– Une synthèse détaillée et bien faite : « L’accident de Fukushima et ses conséquences » (SFEN)

– Quelques articles éclairants sur la sélection d’articles sur le blog « Gouvernance de l’énergie » (énergie-gouv)

dont s’il ne fallait en lire qu’un, ce sera celui-ci, écrit seulement 2 jours après l’accident qui explique que la gravité sera maitrisée et qui reste étonnamment véridique plus 18 mois après…  Cela prouve qu’il n’y a pas trop de hasard dans la sureté nucléaire.

– Un schéma très didactique ici et très éclairant, donc un rappel utile sur les doses de radio-activité dont on parle : Fukushima est très au dessous des doses dangereuses pour l’immense majorité des citoyens.

– Le rapport détaillé en français après l’enquête approfondie : « Source officielle japonaise : le rapport auto-critique » (traduit en français)

– Article sur : Blog de l’association des écologistes pour le nucléaire (10 000 membres et signataires)

– Article : « Fukushima, la meilleure pub pour le nucléaire » George Monbiot – The Guardian
http://www.presseurop.eu/fr/content/article/564701-fukushima-la-meilleure-pub-pour-le-nucleaire

– Articles détaillés d’information : Différentes sources rassemblées par l’ONG Sauvons Le Climat

– Interview contradictoire, honnête et respectueux sur Fukushima (c’est si rare !) pendant 45 mn : Interview  de Univers Science : Bertrand Barré et Yves Marignac

– Enfin, il est important de revivre l’évènement grâce à un film japonais plutôt neutre même si incomplet : « J’étais à Fukushima : partie 1 » et J’étais à Fukushima : partie 2« .

– On note aussi que les média ont gravement trahi leur déontologie : ils ont privilégié l’émotion liée aux temps immédiat, et ses images et commentaires angoissés aux témoignages sur les 20 000 morts du tsunami : cf. l’article lucide du Telegraph évoqué ici et ici.

Plus généralement, sur l’avenir de la filière nucléaire et renouvelable : une interview pleine de modération et de lucidité d’un scientifique qui peut être considéré comme honnête : Interview Univers Science : Directeur du CNRS.

Pour en savoir plus sur l’énergie nucléaire et ses déchets : voir les videos très bien faites de « C’est pas sorcier » (France 3)

Et voir les commentaires ajoutés à ce post.